Alors que de plus en plus de Français souscrivent chaque année des assurances obsèques, celles-ci seraient pourtant loin de tenir leurs promesses, selon 60 millions de consommateurs. Explications.  

Il ne faut pas se faire avoir. Si comme près de 500 000 Français par an, vous souhaitez souscrire une assurance obsèques, prenez garde. La revue 60 millions de consommateurs a publié jeudi une enquête accablante sur les assureurs proposant ce type de contrat. Pour son enquête, l'association a ainsi analysé huit contrats d’assurance obsèques commercialisés.

Un capital décès moins élevé que la somme versée

Et les résultats sont très décourageants. "Pour 4 815 euros versés en moyenne par le souscripteur, le capital décès auquel pourraient prétendre les proches ne sera, 23 ans plus tard, que de 3 838 euros !", rapporte la revue. Avant d’ajouter : "Et encore, il s’agit d’une moyenne. Certaines compagnies sont particulièrement voraces et vont même jusqu’à amputer de 40% les sommes versées aux bénéficiaires".

Ce réel manque à gagner pour les souscripteurs s’expliquerait notamment par différents frais prélevés par les assureurs au cours de l’année ainsi que l’absence de revalorisation du capital versé.

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Et les problèmes ne s’arrêtent pas là. Il faut parfois aussi que les bénéficiaires s’arment de patience avant de pouvoir recevoir le capital. "Le Crédit mutuel, La Banque Postale et Groupama s'autorisent même à vous réclamer un certificat médical sur les causes du décès, alors que l'ordre des médecins considère qu'il s'agit d'une rupture du secret professionnel", explique l'association. 

Découvrez tous les résultats de l’enquête dans le nouveau hors-série "Héritage et succession" de 60 millions de consommateurs.

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