Ces contrats procurent un gros bonus fiscal en contrepartie d’une prise de risque beaucoup plus importante qu’avec une assurance-vie classique.  

Lancés en même temps que les contrats euro-croissance, les contrats "vie génération" sont apparus en 2014. En cas de décès, ils offrent aux bénéficiaires un abattement de 20% sur la valeur du capital reçu. Cerise sur le gâteau, cette ristourne s’ajoute aux avantages successoraux traditionnels de l’assurance-vie : exonération de droits à hauteur de 152 000 euros, puis taxation du solde à un taux fixe de 20%.

Sur une base de 400 000 euros, le bénéficiaire verra, par exemple, le capital imposé réduit à 320 000 euros (400 000 euros - 20% = 320 00 euros). Puis il profitera de l’abattement de 152 000 euros, ramenant ainsi la somme taxable à 168 000 euros.

En contrepartie de cette fleur fiscale, 33% de l’épargne (au minimum) du souscripteur doit être placée dans le capital de PME, dans le logement intermédiaire (logements à loyers maîtrisés destinés aux classes moyennes ou salariés d’entreprise) ou encore dans l’économie solidaire.

"Unités de compte"

Ce quota doit être respecté dès le premier versement. Et les nouvelles primes devront respecter la même clé de répartition, l’évaluation se faisant au moment du versement.

Cet investissement de 33% dans l’économie réelle est effectué à travers des fonds dédiés aux PME et aux ETI (entreprises de taille intermédiaire). Le solde du capital (67%) est réparti sur des unités de compte au travers de sicav et de fonds communs de placement.

Les contrats "vie génération" n’intègrent pas de fonds en euros. L’épargne est investie en "unités de compte" à hauteur de 100% au travers de sicav et de fonds communs de placement. En cas de krach boursier, le capital placé est donc vulnérable. Le titulaire du contrat ne bénéficie d’aucune garantie même si les assureurs affirment proposer des supports à risque faible.

Gros bonus fiscal 

Gros bonus fiscal et prise de risque réelle : on l’aura compris ces contrats sont calibrés pour des épargnants fortunés et cherchant à réduire leur assiette imposable.

Selon Swiss life, qui comme Allianz, HSBC, LCL, AG2R ou Amundi et quelques autres, propose cette formule, l’économie atteindrait par exemple 57 000 euros pour un contrat de 1 million d’euros, soit environ 6% de sa valeur.

A contrario, les contrats "vie génération" sont déconseillés pour les assurances dont la valorisation n’atteint pas le seuil fatidique de 152 000 euros, car, jusqu’à cette somme, il n’y a pas d’impôts à payer.

La plupart de ces contrats proposent des profils de gestion (libre, équilibré, dynamique, etc.). Il faut être vigilant quant au montant des frais d’entrée (parfois offerts) et de gestion. Ces derniers doivent rester sous les 1%, même dans le cas d’une gestion profilée.

Il est possible de transformer un contrat existant en vie-génération jusqu’au 1er janvier 2016 en conservant son antériorité, soit les avantages fiscaux déjà acquis.

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Attention : ce type de contrat n’est intéressant qu’à condition d’effectuer des versements avant 70 ans puisque, au-delà de cet âge, les sommes placées sont intégralement soumises aux droits de succession, après une ristourne de 30 500 euros (1/5 de 152 500 euros).

En vidéo sur le même thème : Comment fonctionne un contrat d'assurance vie ?