Ils s’appellent Irma, Harvey, Jose, ou encore Katia et ils occasionnent des dégâts dont le montant des dommages atteint parfois des niveaux historiques. Les ouragans, ces tempêtes d’une force extrême se multiplient ces dernières années. Mais sommes-nous tous bien assurés face à de tels phénomènes ? 

Outre son bilan humain, l’ouragan Irma aura, à lui seul, coûté des milliards de dollars de dommages, ainsi que des dégâts matériels considérables, notamment sur les îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy. Bien que ce chiffre ait récemment été revu à la baisse selon certains prévisionnistes, il n’en demeure pas moins que, lorsqu’un tel évènement se produit, être parfaitement couvert par son assureur relève de l’absolue nécessité. L’objectif étant de se faire indemniser comme il se doit dans les meilleurs délais.

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Intégrer une garantie catastrophes naturelles

Seulement voilà, lorsque l’on opte pour une assurance habitation dite de « base » ou « classique », on dispose généralement d’une responsabilité civile. Ce qui signifie très concrètement que seuls les dommages causés à autrui ou à leurs biens seront pris en charge. A titre d’exemple, si vous être locataire de votre logement et qu’un sinistre génère un dégât des eaux, votre assureur prendra en charge les réparations dans la mesure où cela concerne le bien de votre propriétaires, mais ne couvrira pas vos meubles. D’où la nécessité, selon les assureurs et réassureurs à l’instar de la Caisse centrale de réassurance (CCR), de souscrire une assurance multirisques habitation, dans laquelle une garantie catastrophes naturelles sera obligatoirement intégrée.

Déclarer son sinistre le plus tôt possible

Dans tous les cas, et ce, que l’évènement soit reconnu ou non comme une catastrophe naturelle, veillez à effectuer une déclaration de sinistre auprès de votre assureur. Lequel vous accordera cinq jours en moyenne pour effectuer les démarches et vous permettre d’être indemnisé. Charge à vous, ensuite, de bien indiquer quels ont été les dommages occasionnés, le numéro de votre contrat et de lui adresser tous les justificatifs dont vous disposez attestant de leur valeur.

Des indemnités dans les deux à trois mois

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Si l’évènement climatique subi est qualifié de « catastrophe naturelle » par un décret au journal officiel et que vous avez déclaré votre sinistre dans les temps, la garantie du même nom pourra alors être activée. Vous percevrez alors une provision sur indemnités dans les deux mois suivant l'envoi de votre déclaration de sinistre, au plus tard dans les trois mois. A noter enfin qu’une franchise appliquée sur votre indemnisation demeurera bien souvent à votre charge. Définie légalement, elle s'élève généralement à 380 euros en ce qui concerne les habitations, à 1 520 euros pour un mouvement de terrain.

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