Dépenses imprévues, travaux à réaliser d’urgence, revenus à compléter… Contrairement à une idée reçue, il est tout à fait possible de puiser dans son assurance-vie. Découvrez comment.

1 – Demander une avance

Une assurance-vie, c’est quoi : il s’agit d’un contrat signé entre un assuré (vous) et une compagnie d'assurance ou une banque. Celle-ci s'engage à gérer et à faire fructifier (au mieux) l'argent investi pendant une durée déterminée, voire jusqu'à la fin de votre vie. Elle présente des avantages en termes de défiscalisation (allègement des taxes, plus-values exonérées...), mais les contrats doivent dater de plus de 8 ans pour en bénéficier. Il est en général préférable de ne pas toucher à cet argent pendant cette durée. 

Cependant, il est possible de demander une avance avant cette date. L’assureur peut vous prêter une somme allant de 60 % à 80 % de votre épargne (tout dépend du contrat souscrit*).

Le montant de votre épargne, dans le même temps, reste inchangé et continue à produire des intérêts. Seule obligation : il vous faudra rembourser ce capital prêté dans les trois ans (renouvelable 1 fois).

Sachez-le : ce prêt n’est pas gratuit et vous sera facturé autour d’1 % de frais sur la somme prélevée.

* s’il s’agit d’une épargne majoritairement investie en unités de compte, l’assureur limitera l’avance à 60 % de sa valeur. Si le contrat est composé en majorité de fonds en euros, l’avance peut aller jusqu’à 80 % de la valeur de rachat.

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2 – Le rachat partiel

Le rachat partiel permet de retirer une partie seulement des sommes sur l’assurance-vie. Le capital de départ continue à profiter des avantages fiscaux comme les exonérations d’impôt sur le revenu et sur les successions. Comment : ce rachat doit respecter un montant minimal (instauré dans le contrat*) et comprendre à la fois une part du capital du départ et une part d’intérêts. Seule la partie "intérêts" est imposable avec des taxes allant de 15 à 35 % (15 % si votre contrat a entre 4 et 8 ans, 35 % s’il en a moins de 4 ans). Si le contrat a plus de 8 ans, vous pouvez retirer chaque année jusqu’à 4600 euros pour une personne et 9200 euros pour un couple sans être taxé.

Sachez-le : tous les contrats d’assurance-vie aujourd’hui offrent la possibilité de rachats partiels. Vous pouvez même les automatiser (tout dépend du contrat) pour vous délivrer un complément de revenus réguliers, qui sera versé directement sur votre compte bancaire aux dates souhaitées.

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Un conseil : compte-tenu de l’évolution de la fiscalité sur les contrats d’assurance-vie, n’hésitez pas à demander une simulation à votre banquier avant tout rachat.

* Par exemple, certains contrats n’autorisent des retraits qu’à partir de 500 euros pour des questions de coût de traitement.

3 – Le rachat total : le dernier recours

Le rachat total permet de récupérer l’intégralité de l’argent placé dans votre assurance vie. Cependant, cette possibilité entraîne la clôture du contrat et peut vous pénaliser, car vous perdez en même temps tous les avantages fiscaux acquis (allègement des taxes, plus-values exonérées…) grâce à l’ancienneté.

En procédant au retrait total, vous aurez à supporter la fiscalité sur les gains dégagés. Pour un contrat de moins de 8 ans, le taux de prélèvement libératoire est fixé à 35 % en cas de rachat avant 4 ans, 15 % pour un contrat entre 4 et 8 ans. Sur un contrat de plus de 8 ans, seuls les intérêts au-dessus de 4 600 euros pour une personne seule, ou 9 200 euros pour un couple, seront imposables avec un taux de 7,5 %.

4 – Et aussi

Il est possible de transformer votre capital en rente viagère. L’objectif est ainsi de recevoir une somme d’argent, calculée selon des grilles spécifiques, tous les trimestres ou tous les ans jusqu’à la fin de vos jours. 

En contrepartie, cette démarche est irréversible. En effet, vous cédez votre épargne (capital et intérêts) à votre assureur et vos héritiers ne pourront pas en bénéficier. Renseignez-vous avant de vous lancer. Cette possibilité nécessite de créer un nouveau contrat entre votre assureur et vous-même.

Un conseil : avant de prélever de l’argent (avance, rachat…) sur votre contrat d’assurance-vie, pensez à vérifier si votre contrat est en unités de compte ou en fonds en euros. Sur un contrat en unités de comptes, une partie du capital est investie sur des actions en bourse, sur des placements immobiliers....

Plus dynamiques quant aux intérêts, ces contrats sont aussi plus risqués car l'assureur ne garantit aucun rendement, et en cas d’avance ou de rachat, si la valeur venait à baisser, vous aurez à rembourser une somme supérieure à celle figurant sur votre contrat. Pour plus de sécurité, préférez les fonds en euros.

En vidéo - Idées de placements: Quels sont les derniers rebondissements fiscaux sur l'assurance-vie ?

mots-clés : Assurance vie

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