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L'administration Trump veut montrer qu'elle prend très au sérieux la menace nucléaire nord-coréenne. Pour preuve, l'envoi vers la péninsule coréenne ce week-end du porte-avions USS Carl Vinson et de son escadre. Une mesure 'de prudence' selon Washington. New analysis: can the North Korean navy threaten USS Carl Vinson Strike Group? https://t.co/f1aDf9XZzd pic.twitter.com/aIrIFQoFvM- H I Sutton (@CovertShores) April 10, 2017 https://t.co/YbOZ7gwvFp- fengshui conseil (@ConseilFeng) April 10, 2017 La menace nord-coréenne était ce lundi au centre des discussions qui se sont tenues à Séoul entre des diplomates de haut rang chargés de la question : un Chinois et un Sud-Coréen. 'Il est compréhensible que les Etats-Unis et la Corée du Sud se préparent à de possibles provocations de la Corée du Nord, parmi lesquelles des risques de tests nucléaires et de tirs de missiles qui sont de plus en plus grands' a déclaré le porte-parole du ministère de la défense sud-coréen Moon Sang Gyun. Nul doute que la question du déploiement du bouclier antimissile américain THAAD a également été abordée. La Chine est vent debout contre ce projet. 'Nous prêtons attention à l'évolution de la situation sur la péninsule, a déclaré Hua Chunying, la porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères. Nous estimons que toutes les parties en présence doivent exercer de la retenue et éviter ce qui pourrait aggraver les tensions.' Les risques d'essais nucléaires sont d'autant plus forts que Pyongyang s'apprête à célébrer le 105è anniversaire de la naissance du fondateur du régime, Kim Il-Sung. Dans un passé récent, le régime a souvent accompagné de telles célébrations de démonstrations de force de sa capacité nucléaire.
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Une quarantaine de chaises sont restées vides lors du premier jour de la conférence sur l'interdiction des armes nucléaires ce lundi au siège de l'ONU. Une centaine de pays ont commencé les négociations en vue de l'adoption d'un texte contraignant. 'L'existence des armes nucléaires constitue une menace existentielle contre l'humanité. La nécessité d'avancer vers le désarmement nucléaire a rarement été aussi urgente' a estimé le haut représentant des Nations unies pour les affaires de désarmement Kim Won-Soon. Problème majeur : les discussions sont boudées la totalité des puissances nucléaires. Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Chine, États-Unis, Russie, France et Royaume-Uni) ont refusé de prendre part aux discussions. 'This is a moment when the past demands something of the present' - Amb. O'Brien delivers Ireland's statement at UN #nuclearban conference. pic.twitter.com/UAL7z71T5K- Disarmament IRELAND (@DisarmamentIRL) 27 mars 2017 'Il n'y a rien que je ne désire plus pour ma famille qu'un monde sans armes nucléaires' a assuré l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley. 'Mais soyons réalistes : y a-t-il quelqu'un qui croît que la Corée du Nord serait d'accord pour interdire les armes nucléaires ?' a poursuivi la diplomate lors d'une conférence de presse. Son homologue britannique Matthew Rycroft a rappelé que son pays était 'complètement engagé pour arriver à long terme à un monde sans armes nucléaires'.Pourtant il explique : 'Le Royaume-Uni ne prend pas part aux négociations sur l'interdiction des armes nucléaires car nous ne croyons pas que ces négociations aboutiront à un progrès réel dans le désarmement nucléaire mondial. Ca ne peut pas, et ça ne va pas marcher'. L'ambassadeur de France adjoint Alexis Lamek a déclaré : 'Dans un contexte de tensions accrues, notamment la prolifération des armes de destruction massive et de leurs vecteurs, nos pays continuent de fonder la sécurité et la stabilité sur la dissuasion nucléaire'. Ai-je besoin de rajouter des mots à la vue de cette chaise vide.... ICAN_France pic.twitter.com/tVjrAdH2sr- Jean-Marie Collin (jmc_nonukes) 27 mars 2017 Aucun pays membre de l'Otan n'a pris part aux négociations, à l'exception des Pays-Bas. Un éventuel traité n'engagerait que les pays signataires. Mais les porteurs du projet, comme l'Autriche, l'Irlande, le Mexique, le Brésil, l'Afrique du Sud ou la Suède espèrent créer un nouvelle norme dans un contexte de tensions internationales. Very large list! 115 states negotiating #nuclearban sounds like democracy and the protest of nikkihaley & friends sounds like a tantrum pic.twitter.com/mUeqb2zWCC- AlexLalex (AlexLalex1) 27 mars 2017
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Les députés britanniques ont largement voté, par 472 voix contre 117, pour le renouvellement de leurs quatre sous-marins Trident. Theresa May, dont c'était le premier discours devant le parlement en tant que chef du gouvernement, a été prise à partie par ce député écossais : 'Etes-vous personnellement préparée, a demande George Kerevan, à autoriser une attaque nucléaire qui pourrait tuer 100 000 hommes, femmes et enfants innocents ?' 'Oui, a répondu Theresa May, et nos ennemis doivent savoir que nous serons prêts à utiliser ce moyen de dissuasion.' Avec la France et les Etats-Unis, le Royaume-Uni est l'une des trois nations de l'OTAN à posséder l'arme nucléaire. L'un des quatre sous-marins britanniques est en permanence en mission quelque part dans le monde. La flotte vieillissante est basée dans l'ouest de l'Écosse. Les nouveaux sous-marins devraient entrer en service dans une quinzaine d'années. Le remplacement des Trident devrait coûter au moins 49 milliards d'euros. Mais les opposants au projet l'estiment à près de 245 milliards d'euros, compte tenu des coûts associés au programme.
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Un vote parlementaire aura lieu sur l'avenir du programme nucléaire britannique : annonce de David Cameron lors du sommet de l'OTAN ce samedi. Une décision doit être prise cette année sur le remplacement des quatre sous-marins nucléaires Trident, pour un coût d'au moins 39 milliards d'euros. David Cameron : 'La dissuasion nucléaire reste essentielle de mon point de vue, pas juste pour la sécurité de la Grande Bretagne, mais comme nos alliés l'ont souligné aujourd'hui, pour la sécurité générale de l'Alliance Atlantique. Au sujet des Trident, c'est un engagement de notre programme pour avoir un dispositif complet de dissuasion et remplacer les quatre sous-marins. Il faut avancer sur cela. Nous devons savoir à quoi nous en tenir pour aller de l'avant avec cet investissement'. L'avenir de la base de Clyde, en Ecosse, port d'attache des sous-marins Trident, est aussi remis en question par le Brexit et par la possibilité d'une indépendance future de l'Ecosse. En plus de la manifestation de février quand des dizaines de milliers de personnes ont demandé l'arrêt du programme nucléaire, la Première ministre de l'Ecosse, Nicola Sturgeon, et le leader de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, ont dénoncé un programme 'immoral'.
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Des dizaines de milliers de Japonais ont suivi en direct le déplacement de Barak Obama vendredi à Hiroshima- une première pour un président américain depuis le largage d'une bombe nuclaire sur Hiroshima en 1945. Mais 71 ans plus tard, les Japonais restent divisés sur cette visite historique. blockquote class='twitter-tweet' data-lang='fr'>Barack Obama à Hiroshima : " Il y a 71 ans, la mort est tombée du ciel " https://t.co/BCLrneZVRE via lemondefr- BMEYERFELD (bmeyerfeld) 27 mai 2016 'Je suis très heureuse qu'il soit venu ici, explique Motoko Onoe, de 76 ans, victime de la bombe atomique. 'Obama a envoyé un message de paix pour le passé et pour l'avenir. Et il met ses mots en pratique. Et je l'en remercie chaleureusement.' Quelques centaines de militants anti-nucléaires n'étaient pas du même avis. Beaucoup réclament des excuses officielles de la part des Etats-Unis. Excuses que le président américain n'a pas formulées. 70 ans après Hiroshima, le Japon aussi doit encore des excuses https://t.co/XZ5tnXSqvR- Jean-Marie Pottier (@jmpottier) 27 mai 2016 'Je suis totalement contre la viste d'Obama', témoigne une militante. Elle est convaincue qu'Obama contribue...à la course au nucléaire. La prolifération des armes nucléaires en Asie reste un vrai sujet de préoccupation au Japon, surtout face à la Corée du Nord. A seulement 780 kilomètres... d'Hiroshima. Avec AFP et Reuters
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La Corée du Nord n'a pas le choix, elle doit poursuivre son programme nucléaire en raison de l'hostilité américaine. C'est l'argument avancé par Kim Jung-Un dimanche en clôture du Congrès exceptionnelle du parti unique. Dans le même temps, le dirigeant affirme que son pays ne fera usage de ses armes nucléaires que s'il est menacé par une autre puissance nucléaire. Il explique aussi vouloir améliorer et normaliser ses relations avec ses ennemis, Séoul et Washington en tête. Une proposition balayée par le gouvernement sud-coréen, en particulier la promesse de Pyongyang de remplir ses engagements de non-prolifération. 'Notre position et celle de la communauté internationale n'a pas changé : nous n'accepterons pas que la Corée du Nord soit un Etat nucléaire souligne le porte-parole du ministère de la Défense, Moon Sang-Gyun. Séoul continuera à tout faire pour que la Corée du Nord abandonne son programme nucléaire à coup de sanctions et de pressions fortes'. L'inquiétude plane sur les risques que Pyongyang ne se prépare à un cinquième essai nucléaire. La Corée du Nord en a déjà mené quatre. Le dernier test, en janvier janvier, concernait une bombe à hydrogène, bien plus puissante que la bombe atomique ordinaire affirmait le régime. Faux répondent les spécialistes en raison de la faiblesse de l'énergie dégagée. avec AFP
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En mer du Japon, la Corée du Nord a testé ce samedi ce qui ressemble à un missile mer-sol balistique. Ce missile aurait effectué un vol de 30 kilomètres, mais il semble avoir échoué selon les autorités de la Corée du Sud, qui n'ont pas précisé la nature de cet échec. Le porte-parole du département d'Etat américain a qualifié cet essai de violation 'flagrante' des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. 'Les lancements utilisant la technologie de missiles balistiques sont en infraction flagrante avec les nombreuses résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU', a déclaré John Kirby. Les Etats-Unis ont appellé la Corée du Nord à éviter la déstabilitation de la région. Depuis longtemps le pays tente de développer les missiles mer-sol, une technologie qui lui permettrait d'élever encore la menace liée à son programme nucléaire. La Corée du Sud s'attend à un essai nucléaire à tout moment, car le nord prépare pour le mois de mai le congrès de son parti unique. Ce sera le premier en 36 ans. Le dirigeant Kim Jong-un pourrait tenter à cette occasion de mettre en avant son programme nucléaire selon de nombreux observateurs.
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Regain de tension entre le Japon et la Corée du Nord. Le Premier ministre japonais a de nouveau menacé Pyongyang de représailles. Juste avant la réunion des ministres du G7 à Hiroshima, Shinzo Abe a pris la parole lors d'une assemblée des familles de Japonais kidnappés par le régime nord-coréen. Shinzo Abe, Premier ministre du Japon 'Nous devons leur faire comprendre fermement que leur façon de nous narguer se paiera au prix fort, à moins qu'ils règlent la question des enlèvements (de Japonais) et des missiles nucléaires, faute de quoi je ne leur promets rien de bon.' La déclaration de Shinzo Abe intervient alors que la Corée du Nord a annoncé samedi avoir procédé avec succès à de nouveaux essais de moteurs d'un missile balisitique intercontinental. Un missile sensés être doté d'une tête nucléaire plus puissante capable d'atteindre les Etats-Unis. Mais des experts occidentaux restent sceptiques quant à la capacité des Nords-Coréens à maîtriser réellement cette technologie.
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Après une journée largement consacrée à la Corée du Nord, le quatrième sommet sur la sécurité nucléaire devrait se concentrer, ce vendredi à Washington, sur la menace terroriste. Le président Obama a d'ailleurs rencontré François Hollande lors d'une réunion bilatérale pour aborder cette problématique. Le spectre d'une bombe sale Depuis les attentats à Paris et à Bruxelles, le spectre d'une 'bombe sale' plane sur les discussions. Les dirigeants mondiaux redoutent de voir exploser un engin qui disséminerait des particules radioactives. Le partage des informations des services de renseignement est donc plus que souhaitable, pour les représentants américains. Réguler la circulation des matériaux nucléaires 'Dans de nombreux pays, être en possession de matériaux nucléaires à vendre n'est pas un crime. Donc, nous avons souligné le besoin d'améliorer notre capacité non seulement à localiser les matériaux nucléaires illicites et à trouver les trafiquants, mais aussi à les amener devant la justice', a déclaré Rose Gottemoeller, sous-secrétaire américaine au contrôle des armes. Plus de 50 pays participent à ce sommet initié par Barack Obama en 2009. Toutefois, la Russie, qui dispose de l'un des arsenaux nucléaires les plus importants au monde, est absent. 'L'administration Obama prétend qu'il est plus dur que jamais pour des terroristes de se procurer des matériaux nucléaires. Pour autant, une conférence dédiée aux groupes comme l'Etat Islamique est prévue lors de ce sommet. Ces groupes ciblent des zones urbaines de part le monde : la preuve que la menace nucléaire terroriste est bien réelle', conclut Stefan Grobe, le correspondant d'euronews à Washington.
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60 000 personnes, c'est le chiffre martelé par l'un des organisateurs, l'ONG 'Campaign for Nuclear Disarmament', pour une manifestation décrite comme un événement dans l'histoire récente de la contestation anti-nucléaire. Des militants, des citoyens ou des politiques, à l'instar de Jeremy Corbin, chef des travaillistes, ont battu le pavé à Londres pour dire non au renouvellement du programme de dissuasion nucléaire britannique Trident. La chef du gouvernement écossais Nicola Sturgeon, particulièrement concernée dans la mesure où Trident se trouve sur son territoire, était présente. 'Je ne veux pas voir Faslane, le site de Trident fermer, a-t-elle expliqué. J'ai longtemps soutenu que le site devait être une base navale classique, et bien sûr, il faut des investissements, de la diversification pour amener des emplois alternatifs à ceux qui travaillent aujourd'hui chez Trident. Et il faut veiller à investir ces ressources, précieuses, dans des choses qui créent de bons emplois et qui améliorent nos services publics.' Situé dans l'ouest de l'Ecosse, à Faslane, Trident abrite une flotte nucléaire que les Conservateurs veulent aujourd'hui remplacer, en renouvelant tout au moins 4 sous-marins nucléaires. 'Désarmer en ce moment', a estimé Philip Dunne, secrétaire d'État à la Défense, 'reviendrait à jouer avec notre sécurité' et 'profiterait à nos ennemis.' Avec AFP
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Le président américain Barack Obama a salué ce dimanche les progrès 'historiques' que représentent la levée des sanctions pour l'Iran et l'échange de prisonniers entre Washington et Téhéran. 'La journée d'hier fera date dans les efforts pour empêcher l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire. L'Iran a maintenant rempli des obligations clés comprises dans l'accord nucléaire et le plus important de tout, peut-être, c'est que nous avons accompli ce progrès historique par le biais de la diplomatie, sans déclencher une nouvelle guerre au Moyen-Orient. En coulisses des négociations, nos diplomates au plus haut niveau, y compris le secrétaire d'Etat Kerry ont utilisé toutes les réunions pour pousser l'Iran à libérer nos ressortissants. Je l'ai fait moi-même dans ma conversation avec le président Rohani. Plusieurs Américains, injustement détenus par l'Iran, retournent enfin chez eux.'
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La tension reste vive à la frontière entre les deux Corées. Ce matin, des militaires sud-coréens ont effectué des tirs de sommation contre ce qu'ils pensaient être un drone nord-coréen, qui a franchi la frontière sur quelques dizaines mètres, avant de rebrousser chemin. Ce nouvel incident intervient une semaine après que Pyongyang a affirmé avoir réussi son premier test de bombe à hydrogène, suscitant la colère et l'inquiétude de Séoul, qui en appelle à la Chine. Pour la présidente sud-coréenne, Pékin, qui a condamné cet essai, doit désormais adopter des sanctions contre son allié. 'La Chine sait que si sa détermination ne se traduit pas en actes effectifs, nécessaires, nous ne pourrons pas empêcher un cinquième, voire un sixième essai nucléaire, et nous ne pourrons pas garantir la paix et la stabilité dans la région. J'espère que le gouvernement chinois ne permettra pas que la situation sur la péninsule coréenne se détériore davantage'', a déclaré Park Geun-Hye. La Corée du Nord ne cesse de multiplier les provocations. Samedi, la télévision officielle diffusait les images d'un nouveau tir de missile balistique depuis un sous-marin, sous les yeux de son leader Kim Jong-un. Mais il s'agirait d'un montage selon des experts, qui ont également mis en doute les affirmations de Pyongyang sur le premier test réussi de bombe H.
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La Corée du Nord a célébré le premier test réussi de bombe à hydrogène, ce dont doutent des experts en raison de la faible énergie dégagée par l'explosion.
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Les Nations Unies envisagent de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord après l'annonce ce mercredi d'un nouvel essai nucléaire couronné de succès. C'est la présentatrice du journal télévisé officiel qui a annoncé que le premier essai du régime d'une bombe à hydrogène avait été réussi. A la demande des Etats-Unis, du Japon et de la Corée du Sud, une réunion d'urgence du Conseil de Sécurité a été convoquée à New York. Les spécialistes mettent pourtant en doute la véracité de l'annonce, estimant que la puissance relevée de l'explosion est trop faible pour une bombe H. Josh Earnest, porte-parole de la Maison Blanche : 'C'est très sérieux, mais la première analyse effectuée et les évènements rapportés la nuit dernière ne correspondent pas aux revendications de la Corée du Nord d'un essai réussi d'une bombe à hydrogène. Rien dans ces dernières 24 heures ne conduit les Etats-Unis à revoir leur évaluation des capacités militaires et techniques nord-coréennes'. Le voisin sud-coréen a émis des doutes également quant au succès d'un essai de bombe thermonucléaire. Mais comme la majorité des grandes puissances, il a dénoncé une violation 'flagrante' des résolutions de l'ONU. Le Japon pour sa part a envoyé sur place trois avions avec pour mission de mesurer les taux de radioactivité dans l'air.
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L'Agence internationale de l'énergie atomique a refermé hier le dossier des activités nucléaires passées de la République islamique. Les 12 résolutions sanctionnant Téhéran pour avoir tenté, selon l'Occident, de développer un programme militaire, sont caduques. L'#AIEA passe l'éponge sur d'anciennes activités nucléaires de l'#Iran https://t.co/lb52FUSmxo pic.twitter.com/iFmAPi0MdQ- L'Orient-Le Jour (@LOrientLeJour) 15 Décembre 2015 'L'Agence n'a pas d'indication crédible concernant des activités de développement d'engins explosifs nucléaires après 2009. L'Agence n'a pas non plus d'indications crédibles de la diversification du matériel nucléaire en lien avec un possible usage militaire du programme nucléaire iranien', a souligné le directeur de l'AIEA Yukiya Amano depuis le siège de l'Agence onusienne à Vienne. Agence qui a pourtant reconnu que Téhéran avait testé, le 10 octobre dernier, un missile capable d'être équipé d'une tête nucléaire, ce qui est contraire à la résolution 1929 adoptée en juin 2010, soit plus de 5 ans avant l'accord conclut entre la République islamique et 6 Grandes Puissances en juillet.
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Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a fait savoir que Pyongyang avait mis au point une bombe à hydrogène lors d'une tournée récente d'inspection dans un site militaire. Ce serait une avancée importante dans son programme d'armements nucléaires. La plupart des experts internationaux doutent de ces affirmations qui ne peuvent être vérifiées.
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Des centaines de manifestants, dans les rues de Nagazaki, ont protesté contre la réforme de l'armée japonaise. Le premier Ministre Shinzo Abe veut renforcer le rôle des Forces d'auto-défense, sur la scène internationale, contrairement à la Constitution du pays, inchangée depuis 70 ans. Un manifestant : 'S'ils modifient la Constitution, alors le Japon sera en mesure de mener des guerres d'agression et de tuer des gens innocents. Nous ne pouvons pas laisser cela se produire.' Takao Takahara, professeur à l'Institut de Recherche sur la paix, université de Meiji Gakuin, Tokyo : ' Tout le monde reconnaît que le choix du Japon pour le pacifisme depuis l'après-guerre était juste. C'est avec cet état d'esprit que je suis venue à Nagasaki aujourd'hui pour se souvenir du bombardement atomique.' C'est dans ce contexte que la ville de Nagazaki a commémoré le 70ème anniversaire du bombardement atomique qui a détruit 80% de la ville, et tuant 74 000 personnes, le 09 août 1945. Depuis, tout usage de nucléaire militaire est interdit par la constitution du pays. Dans sa réforme militaire le premier Ministre est soutenu par les Etats-Unis. Mais il rencontre l'hostilité de son voisin chinois, qui a dénoncé, par la voix de la porte-parole de sa diplomatie, Hua Chunying, un " acte sans précédent depuis la seconde guerre mondiale ".
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Les cloches de Nagasaki ont retenti ce dimanche matin à 11 heures 2 minutes, l'heure pile où il y a 70 ans, le 9 août 1945, une bombe nucléaire détruisait la ville et provoquait la mort de 74 000 personnes. L'explosion de la Bombe A, que l'armée américaine avait baptisé 'Fat Man', a détruit 80 % de cette ville de l'Ouest du Japon. Lors des cérémonies du souvenir, le Premier ministre japonais Shinzo Abe a dit s'exprimer au nom du 'seul pays frappé par la bombe atomique' et a renouvelé 'la volonté du Japon d'être un meneur du mouvement mondial contre les armes nucléaires.' 'Hibakusha' est le terme japonais pour désigner les survivants des bombes atomiques. Plusieurs d'entre eux étaient présents. 'Que jamais plus cela ne se reproduise' demandait, en larmes, l'une d'entre elles. 'Le seul souvenir de la bombe me fait trembler.' Trois jours avant l'explosion qui dévasta Nagasaki, une première bombe avait détruit Hiroshima et tué 140 000 personnes. Une semaine après Nagasaki, l'amiral Shigematsu Sakaibara remettait au général américain Mac Arthur la capitulation du Japon.
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C'était il y a 70 ans, le 9 août 1945 : une deuxième bombe atomique était larguée par les Américains sur le Japon, sur la ville de Nagasaki, trois jours après celle sur Hiroshima. L'explosion allait faire plus de 60 000 morts. Ce dimanche, une cérémonie de commémoration était organisée sur place. Comme chaque année, à l'heure exacte où la bombe a explosé, une minute de silence a été observée pendant que les cloches de la ville ont retenti. Le Premier ministre Shinzo Abe a réaffirmé l'engagement à ne pas fabriquer, posséder ou laisser entrer d'armes nucléaires sur le territoire japonais. Les survivants sont de moins en moins nombreux, mais le devoir de mémoire est précieusement entretenu notamment auprès des jeunes générations. Ainsi ces enfants qui viennent respectueusement caresser un des seuls arbres ayant survécu à l'explosion atomique.
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Hiroshima. Il est 8h15 heure locale, le 6 août 1945, lorsque la bombe à uranium Little boy frappe la cité nippone. Cette première attaque nucléaire de l'histoire a fait selon les estimations 140 000 morts au moment de l'impact puis ultérieurement. Certains ont survécu comme Kimie Mihara. Elle travaillait dans ce bâtiment militaire aujourd'hui mémorial de la paix et du souvenir. Elle raconte : 'j'ai survécu, car j'étais en retard ce jour-là. J'ai eu de la chance parce que je n'étais pas ici au moment de la bombe. Mais je ne peux m'empêcher de penser à tous ceux qui ont perdu la vie, car ils étaient à l'heure. J'en suis désolé, je me sens mal quand je pense à eux'. Sept décennies plus tard, Hiroshima n'a pas oublié et les cicatrices de l'horreur nucléaire restent visibles. Une douleur indélébile qu'elle partage avec Nagasaki, frappée à son tour, trois jours plus tard le 9 août 1945. La cérémonie des lanternes flottantes en mémoire d'#Hiroshima pic.twitter.com/Mi8rJchtQi- Sylvain Zimmermann (@sylvainzim) 4 Août 2015
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Les 6 et 9 août 1945, les bombes Little Boy et Fat Man s'abattaient sur Hiroshima et Nagasaki. Elles ont fait plus de 200.000 morts et des centaines de milliers de victimes... 'Hibakusha', c'est le nom donné par les Japonais aux rescapés. Ils ont réchappé à l'enfer nucléaire, mais les bombes atomiques ont marqué leurs vie à jamais. Sumiteru Taniguchi avait 16 ans lorsque la bombe a frappé Nagasaki. Il était sur son vélo au moment de l'explosion, il raconte : 'J'ai été jeté au sol, mon dos a brûlé instantanément. J'ai senti le sol trembler, j'ai pensé que j'allais mourir. Quand le calme est revenu, j'ai vu que la peau de mon bras gauche, de l'épaule à la pointe de mes doigts, avait glissé vers le bas comme un chiffon. Je n'avais pas mal. Quand j'ai touché mon dos, ma chemise avait disparu, il y avait quelque chose de noir et visqueux sur toute ma main. Mon vélo était complètement tordu...' Soixante-dix ans après le désastre, les hôpitaux de Croix-Rouge traitent toujours des milliers d''hibakusha'. Chaque jour, les médecins découvrent de nouveaux liens entre l'exposition aux rayonnements et les maladies mortelles: Dr Masao Tomonaga, Red Cross Nagasaki Atomic Bomb Hospital: 'Jusqu'à maintenant, on croyait qu'il n'y avait aucun lien entre l'exposition aux radiations et les maladies cardio-vasculaires. Cependant, en vieillissant, beaucoup de survivants ont eu des crises cardiaques et des angines. Nos études montrent un lien clair entre la quantité d'exposition aux rayonnements et ces maladies'. La plupart des survivants ont été soignés pendant de longues années dans les hôpitaux. Dommages physiques majeurs, impact psychologique aussi sur les survivants: Dr Masao Tomonaga: 'La plupart des patients étaient enfants quand la bombe atomique a frappé. Pour ces gens, l'inquiétude sur les effets tardifs des radiations durent depuis qu'ils ont 10 ans. Ils ont connu sans répit l'angoisse d'être diagnostiqué avec la leucémie ou le cancer'. Les bombes actuelles sont dix fois plus puissantes que celles qui avaient rasé les villes japonaises. Et 70 ans après, les témoignages des survivants de Hiroshima et Nagasaki rappellent cruellement les difficultés du monde à stopper la dynamique du nucléaire. En mai, la dernière conférence chargée d'examiner le Traité de non-prolifération des armes nucléaires n'a donné aucun résultat concret.
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Le chef de la diplomatie iranienne s'est rendu devant le Majilis pour expliquer l'accord sur le nucléaire conclu le 14 juillet dernier entre l'Iran et les cinq membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU, plus l'Allemagne. Pour celui qui a été comparé à un héros national par beaucoup à son retour des négociations de Vienne, la tâche n'est toutefois pas simple : 'Nous n'avons jamais clamé que cet accord n'est que bénéfice pour nous. Une négociation, c'est donnant, donnant. Nous avons dû avoir une certaine souplesse et une certaine clémence, mais c'était prévu. Tout le monde sait que ce qui importe, c'est le résultat final et la main qui se lève au moment de la victoire' a expliqué Mohammad Javad Zarif. Le texte de l'accord a été soumis au parlement pour examen, on ne sait pas encore quand il sera adopté. Le porte-parole du comité national de sécurité nous a donné son sentiment : 'Le parlement a une vision positive du Plan d'action global conjoint et de la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU. Il y a quelques points problématiques dans l'accord et la résolution comprend certains points qui ne sont pas mentionnés dans l'accord. Le parlement est chargé de la mise en application de ce qui est écrit, pas de ce qui est interprété'. Après l'intervention de Zarif, l'examen du texte a été confié à une commission parlementaire spéciale qui devrait logiquement l'entériner dans les jours ou semaines à venir. 'La mission de Zarif au parlement iranien n'était pas plus simple que lors des négociations de Vienne. Il a dû lever toutes les ambiguïtés de l'accord mais aussi convaincre les députés fondamentalistes pour que le gouvernement puisse aller de l'avant sur ce qui représente son principal défi' a conclu notre correspondant à Téhéran, Javad Montazeri.
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L'Iran et les grandes puissances sont peut-être à quelques heures d'un accord définitif sur le dossier nucléaire. Les négociations se poursuivent à Vienne où le groupe des 5+1 et Téhéran espèrent mettre un terme à un affrontement diplomatique vieux de 12 ans. Les discussions étaient censées se terminer le 30 juin mais l'échéance a été reportée à trois reprises. La date-butoir est maintenant fixée à ce lundi. 'Très bonne réunion, très positive, a commenté le secrétaire d'Etat américain John Kerry. On arrive à de vraies décisions donc je dirais - parce qu'il nous reste un petit nombre de points difficiles à régler- que je reste optimiste. Optimiste.' Les puissances régionales sunnites s'opposent à un accord qui permettrait un retour de l'Iran dans le concert des nations. Israël y est également hostile, comme l'a rappelé son Premier ministre Benyamin Netanyahou ce dimanche, lors du conseil des ministres. 'Khamenei, le Guide suprême iranien aurait dit que son peuple devait se préparer à combattre les Etats-Unis, qu'un accord soit signé ou non, a déclaré le chef du gouvernement de l'Etat hébreu. Le président iranien, Rohani, a pris la tête, vendredi, d'une marche de la haine dans les rues de Téhéran, un rassemblement où les drapeaux américain et israélien ont été brûlés et où des dizaines de milliers de personnes ont appelé à la mort des Etats-Unis et d'Israël.' Les négociations butent pour l'instant sur le rythme de levée des sanctions. Mais aussi sur la fin de l'embargo sur les armes, que Téhéran, soutenu par Moscou , souhaite la plus rapide possible.
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Le terrorisme nucléaire constitue une menace grandissante, car de plus en plus d'organisations extrémistes tentent de mettre la main sur des substances radioactives. Comment y remédier ? Des détectives atomiques mènent l'enquête dans ce nouveau numéro de Futuris. Lors d'un contrôle de routine à un des postes-frontière de l'Union européenne, un camion déclenche les détecteurs de rayonnement. Après une fouille en règle : de l'uranium de qualité militaire dissimulé dans des sacs d'engrais naturellement radioactif y est découvert. Le point avec Jean Galy, EUSECTRA, coordinateur du training centre, JRC-ITU : 'S'il y a un acheteur, il y a donc un marché et cette personne peut se faire énormément d'argent dessus. L'autre raison serait dans l'intention d'effectuer un acte terroriste et d'utiliser ce matériel pour une bombe sale, pour une bombe d'irradiation ou autre.' L'enquête commence par l'analyse du téléphone portable du chauffeur. L'équipe de criminalistique nucléaire réussit à remonter la piste jusqu'au lieu présumé de la préparation du délit. Dotés d'équipements ultra-sophistiqués, ces scientifiques procèdent à un relevé complet des indices. Magdalena Toma, EUSECTRA, expert au training centre, JRC-ITU : 'Nous recherchons deux choses : d'abord, la présence de matériau radioactif sur place afin de prendre les mesures de sécurité qui s'imposent en pareil cas. Ensuite, nous réalisons les prélèvements classiques : ADN, sang, cheveux, etc. pour pouvoir tracer le ou les individus impliqués et les arrêter.' Que peut-on apprendre d'un échantillon de matériau radioactif ? Gâce à un spectromètre de masse, le personnel de l'Institut des éléments transuraniens du Centre commun de recherche (JRC) de Karlsruhe en Allemagne, est capable de déterminer l'origine de la substance radioactive saisie. Magnus Hedberg, chercheur en spectrométrie de masse, JRC-ITU : 'Nous n'avons besoin que de quelques dizaines de particules que nous allons analyser une par une pour en connaître la composition isotopique. On pourra alors savoir de quel type de matériau il s'agit, que ce soit de l'uranium naturel, du combustible, ou du matériau pour fabriquer une arme.' Couplées à des mesures par microscopie notamment, ces analyses spectrométriques finiront par dévoiler la structure distinctive du matériau intercepté. Thierry Wiss, chercheur en matériaux, JRC-ITU : 'On peut éventuellement déterminer des origines, ou des processus de fabrication s'agissant, par exemple, de poudre ou de la structure fine de certaines pastilles, comme voir la taille des grains et les formes inhérentes à la morphologie de ces particules.' Et le moindre détail compte. La présence d'impuretés, par exemple, va permettre d'identifier l'usine d'où provient l'échantillon prélevé. Maria Wallenius, radiochimiste, JRC-ITU : 'Nous sommes en contact avec des experts qui utilisent différentes techniques à qui nous pouvons demander conseil, car personne ne peut tout savoir. On fait donc appel à des collègues spécialistes du combustible nucléaire ou de la science des matériaux pour nous épauler dans nos enquêtes liées la délinquance nucléaire.' Au cours des 20 dernières années, ces détectives atomiques ont enquêté sur une cinquantaine de cas. Alors, quelle est l'ampleur du risque encouru en matière de sécurité nucléaire ? Klaus Mayer, responsable de l'équipe de criminalistique nucléaire, JRC-ITU : 'C'est une question très complexe. Les cas sur lesquels nous avons travaillé, qui nous ont été rapportés ne représentent que la partie émergée de l'iceberg. À cet égard, un ancien directeur général de l'AIEA - l'Agence internationale de l'énergie atomique - disait toujours : 'on ne peut pas savoir ce que l'on ne connaît pas.'
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Invité de BFMTV ce mardi soir, le président du groupe écologiste au Sénat, Jean-Vincent Placé, a réagi à l'utilisation du 49.3 par Manuel Valls dans l'après-midi à l'Assemblée nationale pour forcer le passage de la loi Macron en deuxième lecture: "Le 49.3, c'est évidemment une arme un peu nucléaire de la procédure parlementaire. Je suis un bon écologiste, je ne suis pas un fanatique des armes nucléaires. Je suis opposé depuis toujours au 49.3. Il me semble que quand en plus on a une majorité, il faut aller au bout de la discussion", a affirmé Jean-Vincent Placé.
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L'Iran minimise la menace d'une action du Congrès américain contre un accord sur son programme nucléaire. Lors d'un discours public, le président Hassan Rohani a souligné qu'il ne négociait pas avec les parlementaires américains, mais avec les grandes puissances. 'Nous voulons de l'interaction, nous voulons de la bonne volonté, nous voulons du respect mutuel, a-t-il déclaré. Les pays membres du 5+1, la chambre américaine des représentants, le Sénat américain, le président américain, le gouvernement américain, tout le monde devrait savoir que si la fin des sanctions n'est pas écrite dans l'accord, il n'y aura pas d'accord'. Les propos de Hassan Rohani interviennent alors qu'une délégation de l'Agence internationale de l'énergie atomique est arrivée à Téhéran. Les experts internationaux veulent en savoir plus sur les recherches nucléaires menées par l'Iran avant 2003, et notamment si le pays a cherché à se doter de la bombe atomique.
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Le président américain a salué l'accord d'étape conclu ce jeudi entre l'Iran et les grandes puissances. S'exprimant depuis la Maison-Blanche, Barack Obama a parlé d'une 'entente historique' avec Téhéran. Mais il estime que tout n'est pas encore réglé. 'Notre travail n'est pas terminé, a-t-il déclaré. L'accord final n'a pas été signé. D'ici à fin juin, les négociateurs vont continuer à travailler pour voir comment mettre en oeuvre cet accord. Si les engagements ne sont pas respectés par les Iraniens, si les mécanismes d'inspection ne répondent aux exigences de nos spécialistes du nucléaire et de la sécurité, alors, il n'y aura pas d'accord. Mais si nous parvenons à nos fins, et si l'Iran se conforme à ce qui a été négocié, nous serons en mesure de résoudre l'une des plus grandes menaces pour notre sécurité, et le faire pacifiquement. Barack Obama a également rappelé qu'en cas de non-respect des engagements iraniens, les sanctions seraient immédiatement rétablies.
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John Kerry le secrétaire d'Etat americain parle d un 'grand jour'. Un accord d'étape a été trouvé jeudi à Lausanne sur le nucléaire iranien au terme de huit jours d'âpres discussions entre l' Iran et les grandes puissances mondiales, le P5 + 1, Etats-Unis, Chine, Russie, Grande-Bretagne, France, Allemagne. L'accord cadre d'une durée de 10 ans prévoit que Téhéran ne maintidendrait que 6.000 centrifugeuses sur 19.000 actuellement. L'accord prévoit aussi la levée des sanctions américaines et européennes en fonction du respect des engagements de l Iran. Cette annonce couronne huit jours d'un marathon diplomatique, où les négociateurs ont discuté jour et nuit pour parvenir à arracher un compromis historique avant un accord final qui devra être rédigé avant le 30 juin.
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Avec les négociations sur le nucléaire iranien qui se prolongent à Lausanne, il est de plus en plus difficile pour l'administration Obama de présenter la signature d'un accord comme un succès de sa politique internationale. La Maison Blanche a annoncé qu'elle n'avait pas reçu d'engagements tangibles de la part de l'Iran. 'Si nous nous trouvons dans une situation où nous avons l'impression que les négociations sont bloquées, alors oui les Etats-Unis et la communauté internationale sont prêts à quitter les négociations, parce que nous avons été clairs, et depuis plus d'un an, sur le type d'engagement que nous attendons ', a déclaré Josh Earnest, porte-parole de la Maison Blanche. Les républicains, opposés depuis le départ aux négociations sur le nucléaire iranien, accusent Obama de faire trop de concessions pour parvenir à un accord à n'importe quel prix, et de passer outre le Congrès. 'L'administration Obama aurait pu beaucoup mieux négocier. Ils avaient, particulièrement au début, beaucoup de cartes à jouer, et ils ont lâché du lest aux Iraniens dès le début, faisant des concessions irréversibles pour les Américains en échange de concessions temporaires, négociables pour les Iraniens', estime Mike Doran de l'Hudson Institute. 'L'ultimatum pour un accord global avec l'Iran a été fixé à fin juin. Cela donne à l'administration Obama quelques mois supplémentaires pour plaider sa cause devant le Congrès. Mais les républicains et de nombreux démocrates restent sceptiques quant à la confiance que l'on peut accorder à l'Iran', affirme Stefan Grobe, notre correspondant à Washington.
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Plus d'une semaine de négociations intenses à Lausanne en Suisse et toujours pas d'accord sur le programme nucléaire iranien. Parmi les diplomates présents sur les bords du Lac Léman, certains insistent sur le chemin encore à parcourir, d'autres soulignent le chemin déjà parcouru. Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif met la pression sur les grandes puissances. 'Nous avons montré notre disposition à nous engager avec dignité, a-t-il déclaré. Il est temps pour nos partenaires dans la négociation de saisir le moment et l'opportunité (d'un accord) qui ne se répétera peut-être pas'. De leur côté, les Etats-Unis estiment que la balle est dans le camp des Iraniens. 'Le moment est venu pour l'Iran de prendre des décisions', a ainsi déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche, Josh Earnest. L'échéance initialement fixée au 31 mars pour un accord politique a été dépassée. Mais les délégations sont toujours là, avec plusieurs ministres des Affaires étrangères - le Français Laurent Fabius était attendu dans la soirée de retour de Paris. L'Américain John Kerry, lui, a prévu de quitter Lausanne ce jeudi matin. Les prochaines heures seront donc déterminantes. La chancelière allemande Angela Merkel veut croire à un accord. 'Je pense qu'une grande partie du chemin a été parcourue, mais on ne parle de succès que si, au bout du compte, on parvient à un accord global', a-t-elle commenté depuis Berlin. La question du nucléaire iranien empoisonne les relations internationales depuis 12 ans. Les Occidentaux soupçonnent Téhéran de vouloir se doter de l'arme atomique. Les autorités iraniennes assurent que leur programme nucléaire n'a que de visée civile.

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