L’association UFC Que Choisir a publié mardi une enquête sur les assurances dites "accessoires" et les extensions de garanties proposées aux Français. Elle dénonce en effet le manque de transparence lors de leurs ventes ainsi que les diffcultés rencontrées par les consommateurs qui souhaitent résilier.

Une enquête publiée mardi par l’association de consommateurs UFC Que choisir met en garde sur les assurances "accessoires" contractées dans le cadre d’abonnements téléphoniques, de moyens de payement ou encore les produits dits "nomades" tels que les voyages et les services.

Un marché juteux et obscur"Ces assurances sont distribuées principalement par des professionnels qui ne sont pas assureurs et jouent sur la peur du consommateur, particulièrement dans le contexte de crise actuel où il a besoin d'être rassuré", a ainsi déclaré à l’hebdomadaire économique Challenges Alain Bazot, président de l'UFC Que choisir.

Alors que ce marché représente pas moins de 3 milliards d’euros en France, l’association explique que cette sorte d’assurance n’a jamais été encadrée en raison de son faible coût : quelques euros par mois. Ce type de produits comprend par ailleurs six grandes familles: les extensions de garanties, les assurances sur les moyens de paiement, sur les produits nomades, sur la téléphonie, sur les chiens et chats et les assurances annulation. Selon l’UFC Que choisir, un Français a contracté en moyenne 2.4 assurances de ce type.

Des consommateurs pas assez informés et protégésL'association pointe ainsi trois problèmes majeurs. Elle déplore en effet que ces assurances sont principalement vendues en magasins rendant tout comparatif impossible. Ces produits sont dans la majeure partie des cas inutilisés et les consommateurs doivent de plus suivre un véritable parcours du combattant s’ils souhaitent résilier leurs contrats.

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Dans son enquête, l'UFC Que choisir demande que le projet de loi sur la consommation présenté au Parlement en juin prochain soit amendé notamment dans l’encadrement de la ventes de ces assurances et extensions. Il faut que "les exclusions soient mentionnées de manière aussi explicite que les garanties", a ainsi demandé Alain Bazot. L'association préconise par ailleurs la création d’un dispositif de rétractation ainsi que l'extension de la loi Chatel qui permet aux consommateurs de résilier à tout moment le contrat à partir d’un an.
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