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La carte des candidats aux élections régionales se dessine petit à petit. Hier, Marine Le Pen a annoncé sa candidature dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie lors d'un meeting à Arras. " Je me lance dans le combat des régionales ici en Nord-Pas-de-Calais/Picardie, car notre région est frappée de tous les maux du pays, et plus durement encore que le reste du pays ", a-t-elle lancé. Marine Le Pen compte bien remporter cette élection et son souhait pourrait se réaliser. Un sondage Opinionway publié hier dans Le Figaro, prédit sa victoire. Elle recueillerait 32% des voix au premier tour, contre 26% à la liste de droite conduite par Xavier Bertrand et 18% à la liste PS. Au second tour, en cas de triangulaire FN-droite-PS, elle l'emporterait avec 37% des voix contre 32% à la liste Les Républicains-UDI et 31% à la gauche. Le parti frontiste espère également prendre la région PACA et pour mettre toutes les chances de son côté, il a investi la très populaire Marion Maréchal-Le Pen. Les autres ténors du FN se sont également lancés dans la bataille comme Florian Philippot dans la région Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine ou Louis Aliot en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Du côté des Républicains, on compte sur ce scrutin pour continuer à reconquérir les électeurs avant 2017. Comme aux départementales, Nicolas Sarkozy a souhaité s'unir aux centristes de l'UDI pour optimiser ses chances de l'emporter. Au PS, difficile d'imaginer une victoire. L'objectif est moins ambitieux : il s'agit de limiter la casse. D'autant que la gauche ne part pas unie et risque une nouvelle fois de souffrir de ses divisions. Le Front national peut-il remporter des régions ? La gauche doit-elle se résoudre à perdre les régions qu'elle détient ? Les invités d'Arnaud Ardoin en débattent ce soir sur le plateau de Ça vous regarde. Invités : Alain Rousset, député PS de la Gironde, président de la région Aquitaine et président de l'Association des Régions de France Sébastien Huyghe, député du Nord et porte-parole des Républicains Julien Sanchez, maire FN de Beaucaire (Gard) Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop Question JDD : Souhaitez-vous que Marine Le Pen remporte la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie ? Votez sur LeJDD.fr.
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La réforme territoriale entre dans sa phase finale. Ce matin, dans la presse quotidienne régionale, le président de la République annonce la création de quatorze super-régions au lieu des vingt-deux actuelles. Résultat : Bretagne, Pays-de-la-Loire, Aquitaine, Nord-Pas-de-Calais, Corse, Ile-de-France et Paca restent inchangées. Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon fusionnent, tout comme Bourgogne et Franche-Comté, Picardie et Champagne-Ardenne, Auvergne et Rhône-Alpes, Alsace et Lorraine, ainsi que Poitou-Charentes, Centre et Limousin. " Notre organisation territoriale a vieilli et les strates se sont accumulées (...) Le temps est donc venu de simplifier et clarifier ", explique François Hollande dans sa tribune. L'objectif est double : renforcer le pouvoir des régions, et supprimer les conseils généraux d'ici 2020, " de façon progressive ", selon le président de la République. En attendant, le gouvernement veut aller vite. Le Conseil des ministres doit examiner deux projets de loi dès le 18 juin. L'un porté par Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, concernera la nouvelle carte et la date des élections qui pourraient être repoussées au printemps 2016. Le second aux mains de Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation, organisera le transfert des compétences des conseils généraux supprimés, aux super-régions ou aux agglomérations. Cette réforme réussira-t-elle à faire l'unanimité au sein des élus ? Les économies escomptées seront-elles à la hauteur des attentes ? Arnaud Ardoin en débat avec ses invités.
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