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Colère en Iran après l'exécution du chef religieux chiite Al-Nimr en Arabie Saoudite samedi. Emprisonné depuis 2011, l'homme était un opposant au régime. Dans la nuit de samedi à dimanche, des manifestants ont lancé des cocktails Molotov contre l'ambassade d'Arabie Saoudite à Téhéran. 40 personnes ont été arrêtées. Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei a déclaré que "la main divine vengera le cheikh des dirigeants saoudiens". De son côté, le président iranien Hassan Rouhani a dénoncé des attaques "injustifiables" contre l'ambassade, mais il condamne quand même l'exécution. Les manifestations se poursuivent dimanche. Un millier de personnes sont rassemblées à Téhéran contre l'Arabie Saoudite, mais aussi contre Israël et les États-Unis, qui sont accusés de soutenir le royaume. En plus du cheikh Al-Nimr, 46 autres personnes ont été exécutées samedi dans 12 villes différentes de l'Arabie Saoudite.
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Sa mort risque bel et bien d'attiser les tensions au Moyen-Orient. L'imam al-Nimr, grande figure chiite dans le monde arabe, compte parmi les 46 personnes exécutées ce samedi en Arabie saoudite. Figure de proue d'un mouvement de contestation, l'homme était emprisonné depuis 2011. Malgré l'appel au calme du frère du défunt, cette exécution a d'ores et déjà embrasé la communauté chiite. A Bahreïn, Téhéran, Bagdad et Beyrouth des voix s'élèvent pour condamner cet acte. Il s'agit des premières exécutions de l'année dans le royaume wahhabite, une branche ultra-rigoriste du sunnisme. En 2015, 153 personnes avaient été mises à mort dans le pays, majoritairement par décapitation.
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