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Un navire turc rempli d'aide humanitaire est arrivé ce dimanche dans le port israélien d'Ashdod. A son bord, 11.000 tonnes de nourriture, ainsi que des vêtements, des chaussures ou des jouets destinés aux habitants de la bande de Gaza. Cette initiative intervient après la normalisation des relations diplomatiques entre Israël et la Turquie. 'C'est la mise en oeuvre concrète et immédiate de cet l'accord signé il y a quatre jours, souligne Oren Rosenblatt, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères. Le gouvernement israélien va faire en sorte qu'une partie de cette aide humanitaire soit acheminée dès demain à Gaza avant le début de la fête de l'Aïd el-Fitr.' L'accord israélo-turc a mis fin à six années de brouille diplomatique, suite à l'affaire du ''Mavi Marmara'', ce navire turc qui avait tenté de briser le blocus de Gaza. Dix activistes turcs avaient été tués lors d'un assaut des forces spéciales israéliennes.
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Médecins sans Frontières ne recevra plus aucun financement de l'Union européenne, ni de ses Etats membres. C'est l'ONG elle-même qui a décidé de renoncer à cet argent. Un geste fort pour dénoncer la politique migratoire de l'Europe qualifiée de 'honteuse. En cause notamment : l'accord conclu avec la Turquie pour limiter l'afflux de migrants. 'MSF dénonce les politiques de dissuasion dommageables de l'Europe et les tentatives qui s'intensifient pour repousser les gens et leur souffrance vers d'autres pays' a déclaré le secrétaire général international de l'ONG Jérôme Oberreit. 'L'accord entre l'UE et la Turquie est le dernier exemple d'une longue série de politiques qui vont à l'encontre des valeurs et des principes qui permettent de porter assistance'. La décision, à effet immédiat, sera appliquée 'à tous les projets de MSF à travers le monde', a précisé l'ONG. Les fonds européens représentent 8% de son budget, soit 56 millions d'euros en 2015, 19 en provenance des institutions de l'UE et 37 millions d'euros des Etats membres. La Commission européenne a souligné de son côté que MSF ne participait pas aux projets d'aide humanitaire de l'UE en Turquie. Amnesty International a apporté son soutien à MSF, saluant une attitude 'courageuse et fondée sur des principes' #EU States' dangerous approach to migration places asylum in jeopardy worldwide https://t.co/iMsoxNuy9U pic.twitter.com/9Z18WITonk- MSF International (@MSF) 17 juin 2016
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Médecins sans Frontières (MSF) a annoncé ce vendredi qu'elle refuserait désormais les financements de l'Union Européenne et de ses États membre. L'ONG souhaite protester contre la politique migratoire de l'Europe, symbolisée par l'accord conclu entre Bruxelles et la Turquie pour limiter l'afflux de migrants. MSF fait ainsi une croix sur 8% de son budget, 56 millions d'euros en 2015. Devant les journalistes à Bruxelles, le secrétaire général de l'ONG Jérôme Oberreit explique : 'MSF dénonce les politiques de dissuasion dommageables de l'Europe et les tentatives qui s'intensifient pour repousser les gens et leur souffrance vers d'autres pays. L'accord entre l'UE et la Turquie est le dernier exemple d'une longue série de politiques qui vont à l'encontre des valeurs et des principes qui permettent d'apporter de l'aide' La réaction ne s'est pas fait attendre à quelques rues de là. Le porte-parole de la Commission européenne Margaritis Schinas a tenté de minimiser l'impact de cette décision. 'MSF n'est pas un partenaire des projets humanitaires de l'UE en Turquie. MSF n'a pas non plus fait de demande concernant leurs activités en Turquie, cela n'affectera donc aucunement l'aide humanitaire vitale vers les réfugiés en Turquie'. Médecins Sans Frontières déclare avoir secourus 140 migrants en mer méditerranée ce mercredi, accueillis à bord du navire Argos. Très présente sur l'île grecque de Lesbos et dans le camp de Calais en France, l'ONG a soigné 200.000 migrants depuis le début de l'année dernière. Jerome Oberreit, MSF International Secretary General, explains why we will no longer seek #EU & Member State funds pic.twitter.com/Ti4f7ftA5O- MSF International (@MSF) 17 juin 2016
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La ville de Daraya, en Syrie, a été la cible de largages aveugles de barils d'explosifs toute la matinée de ce vendredi, empêchant la poursuite de la distribution d'aide alimentaire et médicale des Nations Unies. Dans la nuit, neuf camions sont arrivés dans la ville et ont commencé le déchargement des précieux cartons, les premiers à arriver à la population depuis quatre ans... Entre 4.000 et 8.000 personnes vivent toujours dans cette ville qui ne se trouve qu'à 10km de Damas. L'ONU s'est réjouie de l'arrivée de l'aide à Daraya, mais elle continue à 'réclamer l'accès inconditionnel et sans entrave aux zones assiégées partout en Syrie'. Fief rebelle très symbolique, Daraya a été l'une des premières villes à se soulever contre le régime, et l'une des premières aussi à être assiégée.
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Remixer des vieux titres africains, parfois à base d'enregistrements ethniques c'est que vient de faire Beating Heart, une organisation co fondée par Chris Pedley. Ce même Chris Pedley qui a découvert la richesse de l'Ilam, l'International Library of African Music qui se trouve à Grahamstown en Afrique du Sud. Chris Pedley : 'J'ai été en contact avec la bibliothèque internationale de musique africaine fondée par Hugh Tracey en 1954 et au cours des recherches j'ai découvert qu'il avait enregistré 250 groupes tribaux dans une vingtaine de .pays entre les années 20 et 70. Je me demandais pourquoi personne ne connaissait ces incroyables archives. Donc finalement nous avons reformulé l'idée de les remixer et de rassembler des fonds pour des associations caritatives.' Le producteur a embarqué une vingtaine d'artistes dans ce projet. Un projet à des fins humanitaires. Olly Wood, cofondateur de Beating Heart : 'Cet album 'Beating Heart - Malawi' va permettre de récolter des fonds pour construire des potager dans des écoles du Malawi. Pour chaque 1500 albums vendus on pourra construire un jardin qui va permettre de nourrir 500 élèves.' 'Beating Heart - Malawi' est disponible sur le net.
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Envoyer de l'aide aux 19 zones assiégées en Syrie. C'est la demande insistante des Nations Unies. 600 000 personnes vivent dans ces zones encerclées par les belligérants, essentiellement les troupes du régime. L'aide serait envoyée par largages aériens. Mais cela fait l'objet de longues tractations et l'ONU redoute les risques. 'L'accord du gouvernement est nécessaire pour assurer la sécurité, mais cela pourrait ne pas être suffisant, a expliqué l'envoyé spécial adjoint pour la Syrie, Ramzy Ezzeldin Ramzy. Comme vous le savez, il y a d'autres groupes en Syrie qui pourraient avoir la capacité de rendre cette opération dangereuse, et cela doit aussi être pris en compte.' Alors que l'opposition syrienne en exil réclame une trêve pour toute la durée du ramadan, une courte trêve de deux jours a permis d'acheminer dans la ville de Daraya, proche de Damas, de l'aide médicale et du lait pour bébé. Mais la nourriture n'était pas autorisée or une véritable famine sévit dans cette ville assiégée depuis quatre ans. Avec AFP #BREAKING: First humanitarian aid to reach people of #Daraya. We've just entered the city with UN & SYRedCrescent. pic.twitter.com/IYaPE7qCwT- ICRC Syria (@ICRC_sy) 1 juin 2016
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De l'aide humanitaire au compte-gouttes en Syrie. Mercredi, et pour la première fois depuis 2012, le régime syrien a autorisé un convoi à pénétrer dans la ville rebelle de Daraya, une banlieue sunnite de Damas. Syrie: à Daraya, la trêve, pour garder un maigre espoir https://t.co/VEfIHCy2dj pic.twitter.com/3KmCW4ZdCM- RFI (@RFI) 2 juin 2016 Mais l'aide n'inclut pas encore de nourriture, au grand désespoir des habitants affamés. La bataille de l'humanitaire est un combat quotidien en Syrie. Face aux résistances du régime de Bachar El Assad, une réunion d'urgence a été convoquée vendredi au conseil de sécurité des Nations unies. #BREAKING: Nous venons d'entrer dans la ville de #Daraya en #Syrie, aux côtés de l'ONU_fr et du SYRedCrescent. pic.twitter.com/rBybw39VRB- CICR (@CICR_fr) 1 juin 2016 John Kirby, le porte-parole du département d'Etat américain a exhorté mercredi la Russie de faire pression sur 'le régime (syrien) pour qu'il respecte les engagements déjà pris pour la distribution de l'aide et, si besoin, pour soutenir les missions internationales.' La violence des combats, notammant dans la région d'Alep, au nord du pays, nécessiterait une intervention massive d'aide humanitaire sur les zones de conflit. Y compris par voie aérienne. Mais Damas s'y refuse. Selon l'ONU 592.000 personnes vivraient actuellement dans des villes assiégées par les forces du régime de Damas. Quatre millions de personnes vivraient dans des zones difficiles d'accès. Avec AFP et Reuters
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Le tout premier sommet humanitaire mondial se tenait cette semaine à Istanbul en Turquie. Si beaucoup de leaders politiques ont boudé l'événement, les entreprises liées au secteur étaient au rendez-vous dans un salon dédié, de même que notre correspondant Bora Bayraktar. 'La plus grande crise humanitaire depuis la seconde guerre mondiale a aussi un versant économique. D'où ce salon au sommet humanitaire mondial. Objectif : permettre aux ONG et aux entreprises qui produisent ce dont les réfugiés ont besoin, d'échanger,' explique-t-il. Alors que les financements sont de loin insuffisants, l'idée de rendre aux réfugiés leur autonomie alimentaire est en train de germer. Ainsi l'ONG Lemon Tree Trust leur distribue des plants à cultiver. 'La sécurité alimentaire doit aller au-delà de la distribution de nourriture aux réfugiés. Il faut leur donner les moyens de produire leur propre nourriture,' martèle le docteur Mikey Tomkins. L'ONG Small Projects Istanbul vise quant à elle l'autonomie par le travail, notamment celui des femmes. L'idée est de les sortir de leur isolement tout en leur permettant de générer un revenu. 'Nous avons monté ce collectif artisanal. Les femmes peuvent se rendre dans notre centre communautaire et fabriquer des sacs à main, des bijoux, divers accessoires. Nous les vendons et l'argent va directement aux femmes,' détaille Anna Tuson. En quatorze ans, les financements de l'humanitaire ont été multipliés par dix, à 28 milliards d'euros. 125 millions de personnes en dépendent, pour moitié des déplacés. Les Nations-Unies espèrent récolter 36 milliards d'euros cette année, loin des 220 milliards nécessaires à la couverture des besoins.
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Le 16 avril, l'Equateur était touché par un séisme d'une magnitude de 7,8 (voir ici) Bilan : près de 700 morts, plus de 4000 blessés. Aujourd'hui, 30 000 personnes vivent des abris de fortune. Au total, 2 millions de personnes ont été touchées. Quand un pays est frappé par une catastrophe à laquelle il ne peut répondre seul, alors l'aide internationale est vitale. Quand l'Equateur a été touché par le séisme, le mécanisme européen de protection civile a été activé. Il permet de mobiliser les autorités nationales de protection civile dans un réseau de 34 pays. Denis Lopez, officier supérieur français, est un des responsables du mécanisme européen de protection civile. 'Dès le lendemain du tremblement de terre les autorités équatoriennes ont fait appel a l'aide internationale, explique-t-il. Le mécanisme européen a tout de suite déployé des équipes de secours. L'Espagne est arrivée en premier avec, ensuite une équipe de Hongrois. Cela s'est fait dès le lendemain.' Une équipe de 50 secouristes espagnols s'est déployée moins de 72 heures après le tremblement de terre. A ce stade, on considère que 80% des personnes ensevelies peuvent encore être sorties vivantes des décombres. Euronews a envoyé une équipe de journalistes à Portoviejo, 10 jours après le séisme. La phase d'urgence était terminée. C'était le temps de l'évaluation technique. #portoviejo #areazero around 200 people died here following the 16th April earthquake pic.twitter.com/FOiJtlOsyl- Monica Pinna (@_MonicaPinna) 30 avril 2016 Les journalistes d'euronews ont suivi l'équipe italienne de protection civile, déployée dans le cadre du mécanisme européen de protection civile. Ces hommes ont opéré pendant 15 jours dans ce qu'on appelle la 'zone zéro', celle la plus dévastée par le séisme. 'Nous sommes ici pour évaluer les dégâts dans la structure des bâtiments. Il faut mesurer le danger, le risque d'effondrement, notamment en cas de répliques après le séisme. On vérifie en gros 70 bâtiments par jour.' Roberto Lupica, responsable de l'équipe italienne de protection civile Environ 500 bâtiments ont été inspectés à Portoviejo. La plupart ont été classés jaune ou rouge, ce qui veut dire soit sérieusement endommagés, soit condamnés à la destruction. 'Ce bâtiment a déjà été classé 'rouge'. Pourquoi est-ce que vous refaites une inspection ?', interroge notre envoyée spéciale Monica Pinna. 'On doit confirmer la première évaluation qui a été faite, et arrêter une décision : savoir s'il faut ou non démolir ce bâtiment', répond le responsable italien. Verdict : cette maison doit être démolie comme plusieurs autres dans le quartier. Le plus dur, c'est de le dire à la famille propriétaire des lieux. 'Ma mère vivait de la rente de cette maison. Nous, aujourd'hui, on n'a plus d'argent pour reconstruire tout ça ! Comment est-ce qu'on va faire ?', se désole Julissa devant la maison. La situation est tout aussi dramatique dans la ville de Manta. Ces habitants ont été autorisés à retourner chez eux, mais juste pour récupérer leurs affaires avant que les maisons ne soient démolies. 'Je ne sais pas ce qu'on va devenir. Ce quartier était super. C'était le meilleur quartier de la ville. Ici, c'était le marché...' Carlota, habitante du quartier de Tarqui Coordination des opérations A Portoviejo, nous avons pu nous rendre auprès du centre de coordination qui supervise l'action des différentes équipes européennes déployées sur le terrain. 'Toutes les informations relatives au séisme sont centralisées ici, commente notre envoyée spéciale. C'est ici qu'on planifie les actions à mener et qu'on décide quelles équipes sont à déployer.' Juliàn Montero Caballero est un des responsables de cette structure. 'L'équipe de coordination est composée de 9 experts venus de 8 pays différents, explique-t-il. L'équipe italienne s'occupe uniquement de l'ingénierie structurelle. L'équipe française est chargée, entre autres, de la purification de l'eau. Il y a également 3 Britanniques qui, eux aussi, s'occupent de l'ingénierie structurelle.' L'Union européenne a débloqué un million d'euros d'aide humanitaire (voir ici). Cette aide se traduit par exemple, par des distributions d'eau et de nourriture. Près de 347 000 colis ont ainsi pu être distribués dans les deux premières semaines après le séisme. L'armée a été mise à contribution pour distribuer ces colis dans les zones rurales. L'opération est coordonnée par le Programme alimentaire mondial (PAM). 'Ma maison est très endommagée. Je n'ai plus d'endroit où aller. On nous donne des colis alimentaires tous les deux ou trois jours.' Erva, sinistrée Approvisionner en eau potable Un des gros problèmes après de telles catastrophes, ce sont les pénuries d'eau potable. Pour y faire face, un détachement spécialisé de la Sécurité civile française a été dépêché en Équateur. Issus de l'Unité d'instruction et d'intervention de la sécurité civile n 1, ces hommes sont arrivés dans la ville de Chone quelques jours après le séisme. Ils ont mis en place un système qui, en trois semaines, a permis d'approvisionner en eau quelque 10 000 personnes. 'Nous sommes en mesure de produire 70 mètres cubes (par jour) et nous distribuons une moyenne de 60 à 65 mètres cubes au profit de la population soit directement en rampe, soit avec des camions-citernes auprès de la population.', capitaine Ghislain Cette aide internationale a permis à l'Equateur d'adapter ses procédures d'urgence et d'assistance. Pour le pays, c'est un nouvelle étape qui va commencer : la reconstruction.
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Plus de 10 000 réfugiés, peut-être 15 000 selon Médecins Sans Frontières, vivent ou plutôt survivent à Idomeni. Ils manquent de nourriture, et de médicaments. La police greque doit organiser presque tous les jours la distribution de nourriture pour éviter les violences. Les autorités greques ont promis qu'elles allaient vider le camp, sans préciser de date. Il y a environ un mois, des volontaires ont eu l'idée d'ouvrir ce centre culturel, une vraie école. Ils n'ont reçu l'aide d'aucune organisation, mais celle des réfugiés. Tous les professeurs ici sont eux-mêmes des réfugiés. Entre 120 et 130 enfants viennent apprendre ici tous les jours. Le soir, il y a aussi des cours pour les adultes. 'Là maintenant, il n'y a pas beaucoup de possibilités pour leur avenir. Donc c'est important qu'ils puissent avoir l'opportunité de se concentrer sur quelque chose d'autre, sur la connaissance, l'éducation', estime une volontaire allemande. Parmi les matières enseignées, il y a l'anglais, les maths, ou encore l'allemand. Les enfants qui viennent à l'école reçoivent aussi un petit déjeuner et un repas par jour. C'est surtout l'occasion de se changer les idées. 'Changer la situation, ça ne dépend pas de nous. Peut-être qu'on peut juste les booster, les faire rire. Je pense que c'est très important. Ils ont besoin de rire', dit un volontaire espagnol, déguisé en clown. Our clowns performing at the #Idomeni cultural centre in #Greece. #RefugeesMatter MrDanLees sarah_hickson pic.twitter.com/NYct8Sht2l- ClownsWithoutBorders (@childrenlaughUK) 29 avril 2016 A Idomeni, les enfants sont très nombreux. Ils représentent peut-être la moitié des réfugiés. Si le camp était vidé de ses occupants, le centre culturel prévoit de s'installer dans un autre.
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Depuis le séisme meurtrier en Equateur, les secouristes et l'aide internationale ont concentré leurs efforts dans la ville de Manta, la plus durement frappée de la province de Manabi. Dans ce no man's land où seuls les secouristes, les soldats et les résidents peuvent se rendre, nous avons été autorisés à suivre les opérations de déblaiement. Elles sont encore en cours et des personnes sont toujours portées disparues. 'Nous sommes dans le quartier de Taqui, dans le centre de Manta. C'est la zone la plus touchée de la ville. Presque tous les bâtiments ont été gravement endommagés ou détruits. Derrière moi, se trouve ce qui reste d'une librairie. C'est ici que le plus grand nombre de victimes a été enregistré à Manta. Les secouristes ont écrit sur ce rideau de fer : 92 morts et 31 survivants...' explique notre reporter Monica Pinna. Les autorités locales s'accordent à dire que le taux de destruction des édifices et des infrastructures dans les municipalités les plus touchées varient, selon les quartiers, de 30 à 90 %. Des zones sont bouclées par les soldats pour éviter tout pillage, les habitants sont autorisés à récupérer leurs affaires dans les bâtiments sécurisés : 'Nous avons le droit d'aller dans certains endroits, puis une fois que c'est fait, la démolition commence. Et puis une autre zone est ouverte aux gens, hier, on a commencé à prendre nos affaires et aujourd'hui, on aura fini.' Le bilan du tremblement de terre est toujours de 660 morts, 20 personnes sont encore portées disparues et 4 605 ont été blessées. Six provinces sont toujours en alerte rouge, mais la première phase d'urgence est officiellement terminée. Maintenant, les ONG humanitaires vont commencer à prendre le relai. 'Nous sommes dans une phase de sécurisation des abris temporaires pour les résidents, afin de garantir à ces gens qui ont perdu leurs maisons, qui ont tout perdu, un lieu de vie digne pour les mois à venir,' explique Ricardo Peñaherrera, de l'office des Urgences nationales. Selon les estimations des Nations unies, 1,9 million de personnes ont été affectées par le séisme, 520 000, rien que dans la province de Manabi. Environ 30 000 personnes sont accueillies dans des centres d'hébergement d'urgence, mais nombreuses sont celles qui préfèrent camper comme elles peuvent, au plus près de leur foyer, comme par exemple, ici, dans ce jardin public : 'Je suis ici depuis 16 jours parce que ma maison s'est écroulée. J'avais un petit commerce et tout est fichu. Les quelques affaires que j'ai pu sauver, je les ai avec moi. J'attends que ma maison soit démolie pour que je puisse déblayer, nettoyer et monter une tente de plastique où nous pourrons vivre,' explique une femme âgée. Le 16 avril, le séisme a atteint une magnitude de 7,8 sur l'échelle de Richter. Il s'agissait du troisième plus gros tremblement de terre de l'Histoire de l'Equateur. Il a frappé les zones côtières du nord-ouest du pays... L'ONU cherche à lever plus de 72 millions de dollars pour aider les sinistrés et a déjà alloué un peu plus de 7 millions de son fonds d'urgence. Reportage sur l'aide humanitaire apportée en Equateur le 19 mai sur euronews dans notre nouveau magazine 'Aid Zone'.
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Comment répondre aux besoins de base des réfugiés comme la nourriture ? Pour le savoir, nous nous sommes rendus dans le pays qui accueille le plus de réfugiés au monde : la Turquie et plus précisément à Gaziantep, à une centaine de kilomètres d'Alep, dans le cadre de notre première émission 'Aid Zone'. La guerre en Syrie est entrée dans sa sixième année faisant des centaines de milliers de morts et causant la plus importante crise humanitaire dans le monde depuis la Seconde Guerre mondiale. On estime que la population déplacée à l'intérieur de la Syrie représente six millions et demi de personnes (source : OCHA) et que près de cinq millions d'autres se sont réfugiées dans les pays voisins (d'après l' UNHCR). Première nation concernée, la Turquie accueille le plus grand nombre de réfugiés au monde : 3,1 millions dont 2,7 millions de Syriens (selon l'UNHCR et le gouvernement turc). Un projet du Programme alimentaire mondial Kahramanmaras, l'un des 26 camps de réfugiés du pays, est considéré comme un modèle en termes de fonctionnement et de conditions de vie. Créé en 2012, il compte 19.000 résidents, surtout syriens. La nourriture est fournie par des organismes internationaux et le gouvernement local. Depuis trois ans, les réfugiés reçoivent progressivement des cartes d'alimentation électroniques. 'Avec la carte, c'est mieux, indique Salwa, mère de famille et réfugiée syrienne. Avant, on nous donnait des plats cuisinés et mes enfants par exemple ne les aimaient pas forcément, dit-elle. Grâce à la carte, poursuit-elle, j'achète ce que je veux ; maintenant, je viens cinq fois par semaine et je dépense entre 100 et 125 livres turques (l'équivalent de 30 à 40 euros).' Le Programme alimentaire mondial (PAM) a lancé ce dispositif en 2012 avec le Croissant rouge, y voyant un moyen de mieux utiliser les fonds internationaux. Chaque famille dispose d'une carte à puce semblable à une carte bancaire : elle est rechargée automatiquement deux fois par mois. On dénombre aujourd'hui, plus de 156.000 utilisateurs dans onze camps différents. Parmi les principaux contributeurs, le service de l'Union européenne à l'aide humanitaire (ECHO). Contribution de l'Union européenne 'Pour quel montant avez-vous financé ces cartes et quels sont vos objectifs ?' demande notre reporter Monica Pinna à Mathias Eick, chargé de communication au sein d'ECHO. 'De manière spécifique, en collaboration avec le Programme alimentaire mondial, on a mis pour notre part, plus de 40 millions d'euros dans ce programme sur l'année écoulée, répond-il. Et dans les prochains mois, on essaiera de l'étendre à quelque 600.000 utilisateurs : plus nous saurons où se trouvent les réfugiés, de quoi ils ont besoin et qui nous devons aider, plus nous aurons de bénéficiaires,' assure-t-il. In Turkey alone, an #EU 40 million contribution is helping WFP reach 3x more #SyrianRefugees inside and off camps. pic.twitter.com/KATv2FZ0Nk- WFP Europe (WFP_Europe) 12 avril 2016 Le camp de Kahramanmaras 'ressemble à une petite ville qui aurait atteint sa capacité maximale, nous indique notre reporter. Les résidents ont un accès garanti à la nourriture et aux soins, mais qu'en est-il des 90% de réfugiés syriens qui vivent en dehors des camps ? Pour le savoir, nous nous sommes rendus près de la frontière de la Syrie, à Gaziantep,' poursuit Monica Pinna. Un dispositif décliné hors camp Cette ville de plus d'un million et demi d'habitants accueille plus de 325.000 réfugiés syriens. Beaucoup sont originaires d'Alep, une ville syrienne ravagée par la guerre et située à une centaine de kilomètres de là. Certains quartiers des villes turques qui accueillent de nombreux réfugiés focalisent l'attention des humanitaires. L'an dernier, le PAM a commencé à distribuer ses cartes à l'extérieur des camps. C'est notamment le cas dans ce district de Gaziantep. Nous accompagnons Hala Khaled, assistante de terrain au PAM, lors d'une visite dans le quartier. 'Je suis syrienne, je suis arrivée à Gaziantep il y a quatre ans, j'ai rejoint le PAM en tant qu'assistante de terrain, précise-t-elle. On fait du porte-à-porte pour identifier les familles syriennes, on les inscrit, explique-t-elle, ensuite, si elles remplissent nos critères, elles bénéficieront de notre programme.' Ce travail se poursuit en parallèle des visites chez ceux qui utilisent déjà les cartes. D'après le PAM, près d'un tiers des Syriens qui vivent en dehors des camps ont du mal à se nourrir. 'On vient dans ce quartier tous les trois mois, souligne Hala Khaled, on attend que les personnes aient toutes des papiers en règle, puis on revient et on les enregistre.' Ce jour-là, elle se rend chez Fatma Tuba. Originaire d'Alep, cette mère de cinq enfants vit à Gaziantep depuis deux ans et demi. Elle a reçu une carte d'alimentation quelques mois après le lancement du projet en dehors des camps. 'On est mieux maintenant, j'ai reçu la carte il y a neuf mois, cela nous a permis d'acheter ce dont on a besoin, cela pourrait toujours être mieux, mais on s'en contente,' dit-elle. #AidZone Crisis zones and humanitarian response eu_echo from 28th April euronews pic.twitter.com/Yf7OSZ3dyv- Monica Pinna (@_MonicaPinna) 20 avril 2016 Redonner de la dignité aux réfugiés Pour l'Union européenne qui est le premier donateur de ce programme dans sa déclinaison hors camps, ce dispositif permet de délivrer de l'aide rapidement, de donner de la dignité aux réfugiés en leur permettant de choisir leur nourriture et de stimuler l'économie locale. Les cartes sont acceptées dans certains magasins régulièrement contrôlés par le PAM. Elles sont créditées de l'équivalent de 19 euros par personne et par mois et permettent d'acheter tout type de denrées sauf des sucreries, de l'alcool et des cigarettes. 'Il y a 25 supermarchés qui participent à notre programme dans la province de Gaziantep, précise Hala Khaled. Sur place, on contrôle les prix une fois par mois pour nous assurer que nos bénéficiaires aient accès à des produits de qualité à un bon prix.' Pour l'instant, seules 90.000 personnes ont bénéficié de cette aide du PAM en dehors des camps. Elles seraient six fois plus à en avoir besoin. Thanks to generous #EU support, WFP is reaching more #SyrianRefugees in #Turkey this year w/ vital e-cards pic.twitter.com/hr9dPTJnns- WFP Europe (WFP_Europe) 20 avril 2016
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Maisons en ruines, hôtels effondrés, rues éventrées, voilà ce qu'il reste de Pedernales. Cette cité balnéaire prisée des touristes est l'épicentre du séisme qui a frappé l'Équateur il y a deux jours. Dernier bilan : au moins 350 morts et plus de 2 000 blessés. Nuit et jour, les opérations de recherche continuent pour tenter de sauver des personnes restées coincées sous les décombres. Les heures passent et l'espoir diminue peu à peu pour celles et ceux qui n'ont toujours pas retrouvé leurs proches. 'Je n'ai pas dormi cette nuit et je ne trouverai pas le sommeil ce soir non plus', explique une dame. 'Je suis désespérée. Je veux les retrouver, les revoir, savoir qu'ils vont bien'. 'La ville est presque déserte. Il n'y a ni électricité ni services de base', explique un sauveteur. Des milliers de personnes se retrouvent maintenant sans abri, sans eau, sans nourriture. De tout l'Équateur, des camions transportant des habits, des produits d'hygiène, des médicaments et des aliments pour les victimes se dirigent vers la côte Pacifique.
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Trouver des survivants, c'est le mot d'ordre des secouristes équatoriens qui continuent de fouiller les décombres. Une course contre la montre deux jours après le violent séisme qui a frappé les régions du littoral. #Equateur : les sinistrés du séisme cherchent leurs disparus à mains nues dans les ruines https://t.co/qVqi4Kzsbt pic.twitter.com/SeVIAzOEiA- Courrier inter (@courrierinter) 18 avril 2016 Bilan provisoire du tremblement de terre en #Equateur : 272 morts et 2000 blessés https://t.co/XqMbSVw3SP pic.twitter.com/SDRr6xO1LG- France Inter (@franceinter) 18 avril 2016 Plus de 270 personnes ont trouvé la mort, un nombre qui va augmenter prévient le pésident Rafael Correa. Plus de 2000 personnes sont également blessées. 'C'est la pire tragédie de ces 67 dernières années souligne le président Correa. Mais mon cher pays, nous allons avancer. Nous allons apprendre à surmonter chaque obstacle. Nous avons besoin aujourd'hui de plus d'unité et de solidarité. Nous sommes tous Equatoriens.' Une solidarité en marche. Des équipes de Colombie, du Mexique, du Chili, d'Amérique centrale et d'Espagne vont prêter mains-fortes aux secours sur place. Car les dégâts sont considérables; la secousse de magnitude 7,8 à seulement 20 km de profondeur a frappé la province de Manabi dans le sud-ouest du pays. L'état d'urgence est déclaré dans six provinces du pays
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Quand la fondatrice de l'association turque d'aide au logement Dilruba est venue pour la première fois dans la ville d' Akçakale dans la province de anliurfa, elle a été choquée par la situation de détresse des enfants et de leurs mères, des veuves de guerre, qui n'avaient pas d'endroits sûrs et décents où trouver refuge. La Fondation a donc loué un ancien hôpital avec une soixantaine de chambres. Il y a quatre mois, ces Syriennes et leurs enfants ont pu commencer à s'installer. (function(d, s, id) (document, 'script', 'facebook-jssdk'));Cümlenin evlâdina masallah bârekallah....Posté par HocAnne sur mardi 7 avril 2015 Mahira Abdayun est arrivée en Turquie, après avoir perdu une partie de sa famille dans un bombardement près d'Idlib. Elle a quatre enfants et vit dans ce centre : 'Dès le début des évènements, le régime est entré dans les villages aux alentours d'Idlib et mon mari et ma fille sont morts lors d'un bombardement du régime. J'étais avec eux. Mon fils, celui-ci, était dans les bras de son père. Ils sont tous morts sous mes yeux. Après je suis venu ici en Turquie.' Le centre accueille 80 orphelins, 20 veuves et une dizaine de personnes handicapées. Les enfants apprennent à lire, à écrire, ils jouent. Kübra Keskin leur apprend les bases du turc : 'Quand on lit des histoires et que le mot père apparaît, cela les affecte...Quand ils entendent un bruit soudain, ils ont peur. La frontière est juste à côté et le bruit des tirs les effraie, ils pleurent, c'est dur, c'est vraiment dur, j'ai de la peine pour eux, j'espère qu'ils vont aller mieux.' Le centre a besoin de 9 000 euros par mois pour continuer de fonctionner, et Hatice Okur, la fondatrice a encore bien d'autres projets : 'Nous avons une maternelle pour les touts-petits, nous pensons ouvrir toute une école et nous voulons leur permettre d'apprendre un métier. Bientôt, quand les enfants auront un peu grandi, nous souhaitons que ces mamans puissent avoir leurs propres maisons et commencent une nouvelle vie. Si les mamans apprennent le turc, il leur sera plus facile de louer un appartement,par exemple, c'est notre objectif.' Et notre correspondant en Turquie, Bora Bayraktar de conclure, 'le devenir des veuves et des orphelins est un des principaux problèmes de la guerre civile en Syrie. Certaines ONG ont commencé à s'impliquer, mais ils sont tellement nombreux que des projets comme celui de la Fondation Dilruba sont plus que nécessaires.'
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Le cessez-le-feu Syrie en vigueur depuis samedi dernier reste précaire. Mercredi dans le village d'Al Isha, dans le sud ouest du pays, 18 personnes ont été tuées après un violent attentat à la voiture piégée. La Russie qui a négocié le cessez-le-feu avec les Etats-Unis estime que l'arrêt des combats a été violé au moins 31 fois ces trois derniers jours. Washington tout en saluant la baisse de la violence a décidé d'enquêter sur de possibles violations commises par le régime d'El Assad. De multiples vidéos mises en ligne sur les réseaux sociaux depuis dimanche montrent que les attaques aériennes n'ont pas cessé, elles non plus. La trêve a quand même permis de relancer l'aide humanitaire. L'ONU a annoncé qu'elle porterait assistance dans les prochains jours à 154.000 personnes dans des localités syriennes assiégées par les belligérants. Des premiers secours ont été livrés dès lundi au sud-ouest de Damas. Mais les besoins sont énormes : entre les blessés et les déplacés, ce sont des centaines de milliers de personnes qui attendent d'être secourues.
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La Commission européenne propose la mise en place d'un nouvel instrument pour répondre à la crise des réfugiés. A travers ce nouvel outil, l'institution veut en fait pouvoir débloquer une aide humanitaire destinée aux États membres, une première pour l'Union européenne. L'enveloppe totale sera de 700 millions d'euros sur trois ans. 300 millions d'euros seront disponibles dès cette année et 200 millions pour les deux années suivantes. Pour le Commissaire chargé de l'Aide humanitaire " la proposition d'aujourd'hui étend les instruments à disposition de l'Union européenne ". Christos Stylianides précise aussi que ce budget ne concerne aucun État en particulier mais la Grèce est bien évidemment " le pays le plus exposé à une crise humanitaire ". Ces fonds seront utilisés pour apporter un soutien alimentaire, des soins ou encore aider au logement des réfugiés. Ils seront alloués à des organisations humanitaires internationales ou à des ONG. La Commission demande maintenant aux États membres et au Parlement d'approuver dans les plus brefs délais cette proposition.
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L'accès humanitaire en Syrie est une priorité pour les Nations unies, qui tentent de l'organiser, en vertu de l'accord conclu à Munich mi-février. Non sans difficultés. L'Onu accuse par exemple Damas de ralentir la distribution, elle attend son feu vert pour 40 demandes en suspens. Et puis il y a aussi les contraintes sur le terrain. '110 000 personnes concernées, presque 200 camions, et puis hier c'était le début d'un test de largage par avions pour atteindre 200 000 personnes, explique Staffan de Mistura, l'émissaire de l'Onu pour la Syrie. Ce sont des changements sérieux.' L'Onu réclame un accès au sol, car le 'largage': https://news.vice.com/article/no-one-knows-what-just-happened-to-the-uns... sur la ville assiégée de Deir al-Zor ne s'est pas passé comme prévu mercredi . Les 21 pallettes descendues du ciel ont été perdues, Jan Egeland, conseiller spécial, pour les Nations unies, explique pourquoi : 'Il y a eu deux problèmes : des pallettes ont dérivé avec les parachutes, alors elles ont raté leur cible, et d'autres parachutes ne se sont pas ouverts alors les pallettes et la nourriture ont été détruites.' La crainte c'est que les colis aient été récupérés par les jihadistes de Daesh qui assiègent la ville. La distribution de nourriture, eau, médicaments, est toujours trop lente. Alors face à la faim et aux bombes, les Syriens n'ont d'autres choix que de fuir et s'entasser dans les camps de réfugiés.
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Deux jours après le passage de Winston, l'aide internationale commence à arriver. A Rakiraki, une des principales villes de l'archipel, ce sont des équipes humanitaires néo-zélandaises qui distribuent des cartons de premiers secours. La division australienne de l'Unicef a aussi envoyé un bateau en direction de l'île de Koro. L'urgence pour les secouristes est de parvenir à joindre rapidement les îles les plus isolées de cet archipel qui en compte plus de 300 sans quoi le bilan pourrait bien s'alourdir. D'après les autorités, 29 personnes sont mortes, huit nouveaux corps ayant été découverts sur l'île de Koro dans la journée de lundi. Les vents à plus de 320 km/h ont ravagé certaines communautés, les maisons sur les îles Fidji étant souvent fabriquées dans des matériaux peu résistants. 'Nous étions à l'intérieur de la maison, le vent était très fort, il détruisait tout, nous avons dû courir vers les arbres pour sauver notre vie', témoigne un habitant d'un village isolé. Les infrastructures vitales du pays ont aussi été durement touchées. Certains hôpitaux ne peuvent fonctionner que partiellement, l'eau potable est rationnée, l'électricité est coupée dans une partie du pays...Les écoles aussi devraient rester fermées pour une semaine, certaines d'entre elles ayant été ravagées. Ra High School along the 'Kings High Way' with damage from TC Winston. FijiOneNews pic.twitter.com/mev0V0QmYA- Jese Tuisinu (JeseTuisinu) 22 Février 2016 Près de 8500 personnes ont été accueillies dans des centres d'hébergement d'urgence où elles pourraient rester des mois. En attendant, l'Australie et la Nouvelle-Zélande ont annoncé chacun leur plan d'aide de 4,3 millions d'euros au total.
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Jude Law est venu dimanche donner un coup de projecteur sur la 'jungle' de Calais. L'acteur britannique a arpenté les allées boueuses de la partie sud du bidonville où vivent encore un millier de migrants selon les autorités, trois fois plus selon les ONG. La préfecture leur a donné jusqu'à mardi soir pour évacuer volontairement les lieux. ' Ils prévoient de démolir les deux-tiers du campement mais c'est une communauté qui a été bâtie ici, a martelé Jude Law, et elle offre un mince filet de sécurité aux enfants qui ne sont pas accompagnés d'un adulte. Sans cela, qui sait ce que deviendront ces enfants. ' Des enfants isolés, il y en aurait environ 400 à Calais. Les autorités proposent aux migrants de rejoindre l'un des 102 centres d'accueil et d'orientation répartis sur le sol français ou de s'installer dans la partie du campement aménagée avec des conteneurs chauffés. Mais la plupart sont réticents car pour eux, ce serait renoncer à traverser clandestinement la Manche pour rejoindre le Royaume-Uni. Des associations ont déposé un recours devant le tribunal administratif de Lille pour tenter de faire annuler l'arrêté d'expulsion. Avec AFP
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Moins d'une semaine après un accord sur le cessez-le-feu en Syrie, les premiers camions d'aide humanitaire ont pu pénétrer dans certaines zones assiégées. Depuis plusieurs jours Stafane de Mistura, l'émissaire de l'ONU pour la Syrie était à Damas pour négocier un accès aux civils en détresse. Des dizaines de camions chargés de médicaments, de produits de premières nécéssité, de farine, de kits de survie... ont donc pu prendre le chemin de villes assiégées. 4 localités étaient concernées. 2 dans les faubourgs de Damas: Mouadamiyat al-Cham et Madaya et 2 au Nord-Ouest: Kefraya et Foua. 'Aujourd'hui nous délivrons de l'aide à de nombreux civils: 42 000 personnes à Madaya, 20 000 à Kefraya et Foua dans la province d'Idlib et enfin 30 000 Mouadamiyat al-Cham. Tous ces acheminements ont lieu en même temps', a expliqué Yacoub El Hillo, coordinateur humanitaire pour l'ONU en Syrie. Bien que située à à peine quelques kilomètres de Damas, au moins 16 personnes sont déjà mortes de faim à Madaya depuis le mois de décembre. L'aide arrivée aujourd'hui devrait permettre de tenir un mois supplémentaire. La situation dans les villes du nord-ouest serait moins dramatique, l'aviation du régime ayant déjà pu larguer des vivres par avion.
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Une centaine de camions du Croissant rouge syrien a pris la route avec le feu vert des autorités de Damas pour apporter de l'aide humanitaire à plusieurs villes assiégées de Syrie. Les camions transportent notamment de la farine et des médicaments à ces villes encerclées par l'armée syrienne. La ville de Madaya, qui a particulièrement souffert et où des habitants sont morts de faim, devrait aussi recevoir une clinique mobile. Les Nations Unies estiment que près de cinq cent mille syriens vivent dans des zones assiégées et plus de quatre millions cinq cent mille dans des zones difficiles d'accès. Ces distributions d'aides humanitaires devraient concerner septs zones assiégées, dont notamment la région d'Idlib, de Madaya et de Foua et Kafaya. Quant aux villes du nord-ouest contrôlées par le gouvernement, mais assiégées par les Jihadistes, elles ont toujours été approvisionnées par l'aviation militaire russe ou syrienne. Au volet diplomatique, selon l'agence Interfax des responsables russes et américains doivent se rencontrer vendredi pour évoquer la mise en place d'un cessez-le-feu.
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La conférence des donateurs à Londres s'est engagé à donner plus de dix milliards de dollars d'ici 2020 pour aider les Syriens. Les investissements annoncés devraient permettre de créer d'ici 2018 plus d'un million d'emplois pour les réfugiés syriens et les communautés qui les accueillent dans les pays voisins de la Syrie, selon la déclaration finale de la conférence. C'est David Cameron qui a annoncé qu'un tel engagement était atteint : 'Nous sommes parvenus à atteindre six milliards de dollars seulement pour 2016, et cinq milliards supplémentaires sur le long terme jusqu'en 2020. Et cela signifie des millions de gens vont recevoir des denrées de survie, une aide médicale et des abris en Syrie et au-delà', a déclaré le Premier ministre britannique. Une partie de l'aide sera consacrée aux réfugiés. Mais les pays accueillant le plus grand nombre de réfugiés - à savoir la Jordanie, le Liban, et la Turquie - vont aussi recevoir un soutien financier. Ils devraient aussi bénéficier de facilités économiques. 'En nous soutenant, vous allez non seulement répondre aux besoins urgents de millions de réfugiés, mais vous allez aider mon pays à continuer dans la bonne voie - à jouer un rôle crucial dans notre région et à rester fort pour le monde', a affirmé le roi Abdallah II de Jordanie. La chancelière allemande a affirmé que l'Union européenne ferait tout ce qu'elle peut pour octroyer des préférences commerciales aux pays qui accueillent des réfugiés syriens. Les pays se sont engagé à verser une somme trois fois plus importante que l'an dernier.
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La prochaine conférence de donateurs prévue à Londres début février favorisera-t-elle un règlement de la crise en Syrie ? Comment amener la communauté internationale à verser des milliards ? Quelle solution politique envisagée ? On en débat dans cette édition de The Network. Le 4 février prochain est programmée à Londres, une Conférence des donateurs pour la Syrie, pays où une guerre civile fait rage depuis près de cinq ans et pousse des millions de personnes à fuire. Cet effort international peut-il contribuer à résoudre la crise ? Le gouvernement syrien affirme que l'aide alimentaire est saisie par les rebelles qui eux accusent Damas d'affamer la population. Trouvera-t-on plus vite une solution politique grâce à cette mobilisation ? Est-on en droit d'espérer alors que la communauté internationale est divisée et que l'organisation Etat islamique contrôle une bonne partie du pays ? Et comment envisager un soutien à long terme vu que ce conflit semble avoir peu de chance de s'arrêter dans l'immédiat ? Parmi les invités de ce débat, Alyn Smith, membre britannique de la Commission des Affaires étrangères, eurodéputé du Parti national écossais. Il siège au sein du Groupe des Verts / Alliance libre européenne, souligne que la situation en Syrie est 'terrible et la conférence des donateurs est utile et importante. Mais ce qui doit intervenir tout de suite pour éviter que ces personnes ne deviennent des réfugiés, poursuit-il, c'est un cessez-le-feu humanitaire qui soit localisé si besoin : Staffan de Mistura [l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, ndlr] a fait des suggestions très constructives à ce propos et il faut des efforts internationaux concertés pour aboutir à une solution politique de long terme.' 'La grande difficulté, confirme Sara Tesorieri, conseillère de l'organisation Oxfam sur les politiques européennes en matière d'humanitaire et de conflit, autre invitée de ce débat, c'est l'accès aux populations. Les besoins actuels ne sont financés qu'à moins de 60%, ajoute-t-elle, on a besoin de plus d'argent sur la table, mais il nous faut aussi pouvoir acheminer l'aide sur le terrain. Il y a tout un tas de résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU qui ne sont pas encore appliquées, indique-t-elle, elles doivent être appliquées pour que les gens qui ont besoin d'aide sur le terrain puissent avoir accès à cette assistance.' The most vulnerable of #SyrianRefugees deserve our help. With eu_echo support, we reach nearly 50,000 in Turkey. pic.twitter.com/PdorW0dOwo- WFP Europe (WFP_Europe) 26 Janvier 2016 Enfin, Alexandre Polack, porte-parole de la Commission européenne pour l'aide humaintaire, le management de crise, la coopération internationale et le développement, rappelle que la Commission elle-même a débloqué un demi-milliard d'euros de plus pour l'aide humanitaire. Clairement, ce n'est pas assez parce que dans une crise mondiale, il faut que tout le monde participe, mais l'argent qu'on déploie sur le terrain va bien aux personnes qui en ont besoin, assure-t-il avant d'ajouter : On mène de nombreuses missions humanitaires, le Commissaire européen en charge de l'aide humanitaire Christos Stylianides se rend souvent sur place, il revient de la frontière entre la Turquie et la Syrie : nos actions font toute la différence quand il s'agit de sauver des vies sur place.' UN asks for $8bn ahead of key Syria aid conference https://t.co/eoXVZDRVNk pic.twitter.com/uFWfYdL5Ee- Middle East Eye (@MiddleEastEye) 13 Janvier 2016
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La Russie affirme que l'un de ses objectifs désormais en Syrie est d'acheminer de l'aide humanitaire. Selon Moscou, de grosses quantités de produits - dont on ne connaît pas la nature - ont déjà été livrés par les avions militaires russes autour de la ville de Deir Ezzor, dans l'est du pays. Mais selon l'Observatoire syrien des Droits de l'Homme, l'aide russe n'est parachutée que dans les zones contrôlées par les forces gouvernementales syriennes. Sergeï Roudskoï, du ministère russe de la Défense : 'En ce moment l'assistance est livrée à la ville de Deir Ezzor, qui est depuis longtemps assiégée par les terroristes de l'EI. Un avion de transport militaire Il-76 de l'armée syrienne y a livré 22 tonnes d'aide humanitaire, avec un soutien logistique russe, aide qui sera distribuée avec l'aide des autorités locales'. A l'ouest de Damas, les habitants de Madaya ont enfin pu ces dernières heures profiter de la nourriture et des médicaments acheminés par l'ONU. La ville, tenue par des rebelles et assiégée depuis six mois par l'armée syrienne, a connu une vingtaine de morts par malnutrition ou sous-nutrition depuis décembre, selon Médecins sans Frontières.
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Un nouveau convoi d'aide humanitaire attendu aujourd'hui dans trois localités de Syrie, dont Madaya encerclé par les troupes de Bachar el-Assad. Après un premier convoi, lundi, le Comité international de la Croix Rouge international a alerté l'opinion publique, estimant que 400 000 personnes vivent assiégées dans le pays. Une situation humanitaire qui préoccupe l'émissaire de l'ONU pour la Syrie. Hier à Genève, Staffan de Mistura a rencontré les représentants des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, insistant pour que les négociations de paix démarrent, comme prévu, le 25 janvier. Si Damas s'est engagé à y participer, certains groupes de l'opposition sont dans l'expectative. Sur le front, les forces du régime ont repris la localité stratégique de Salma qui était aux mains des rebelles depuis 2012. Située dans la province de Lattaquié, berceau de la famille Assad, cette localité était devenue un bastion des islamistes et du Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda.
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L'ONU appelle à la levée des sièges des villes syriennes, sans quoi de nombreux habitants vont mourir prévient l'organisation. À Madaya par exemple, dans la province de Damas assiégée depuis six mois par les forces gouvernementales, des centaines de personnes attendent une évacuation d'urgence. Lundi, un convoi humanitaire a enfin pu entrer dans la ville. Il s'agissait du premier depuis le mois d'octobre. Sur place, le porte-parole de la Croix-Rouge est très inquiet. 'Nous avons détecté plusieurs cas de malnutrition, mais constatons aussi que beaucoup de gens sont tout simplement très très malade parce qu'ils ne bénéficient pas de soins de santé appropriés. Ils n'ont pas de médicaments et ils doivent vivre dans des conditions qui ne sont pas vraiment pas propices à leur guérison', explique Pawel Krzysiek. La situation aussi jugée très 'préoccupante' à Foua et à Kafraya, deux localités chiites encerclées par les rebelles à plus de 300 km de Damas, dans la province d'Idleb. Les habitants tentent de survivre sans nourriture ni eau potable.
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Une manifestation a eu lieu près d'Idleb, en Syrie, en soutien à la population de Madaya, assiégée depuis des mois par l'armée syrienne et qui meurt de faim. Le régime syrien a enfin autorisé dans la journée l'ONU à acheminer de l'aide alimentaire pour les 40.000 habitants de cette ville, proche du Liban, et tenue par la rébellion syrienne. Deux autres villes, Kefraya et Foah, dans le Nord, devraient bénéficier aussi de convois d'aide. Damasco permitirá la entrada de ayuda en Madaya, donde 40.000 personas se mueren de hambre ow.ly/WLLfT - EL PAÍS Inter (@elpais_inter) Jan 07 2016 Une dizaine de personnes, peut-être plus, seraient déjà mortes de faim ou de maladie à Madaya. Un petit garçon, si l'on en croit des images censées venir de Madaya, affirme n'avoir pas mangé depuis sept jours. 'Tu le jures devant Dieu' ? demande l'homme qui filme. 'Je le jure devant Dieu', répond l'enfant. L'aide humanitaire devrait arriver dans les prochains jours. En attendant, les habitants fortunés s'arrachent des sacs de riz ou de lait en poudre à 300 dollars le kilo. La population ne peut pas non plus fuir la ville : quinze personnes, dont des enfants selon l'OSDH, ont été tués en essayant de le faire.
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Des réfugiés partent de Budapest avant de devenir dans quelques jours des clandestins passibles de 5 ans de prison. Les trains sont bondés à la gare de Keleti. Le durcissement des lois sur l'immigration annoncé par le Premier ministre hongrois Viktor Orban approche. Mardi, il devrait être effectif. Comment sera-t-il appliqué ? Difficile à dire, les prisons hongroises ne sont sans doute pas vides... Une jeune étudiante, venue d'Oman, volontaire à la gare de Keleti, explique qu'il y a urgence : 'Nous devons leur faire quitter la Hongrie le plus tôt possible, avant que les militaires n'entrent en jeu et essaient à leur manière de résoudre le problème. On doit sortir les réfugiés de Budapest avant le 15 septembre.' Les autorités hongroises assurent que dès mardi, le processus de demande d'asile sera systématisé et accéléré. Ceux qui refuseront seront parqués à la frontière ou renvoyés en Serbie, et ceux qui tentent de passer illégalement seront arrêtés et emprisonnés ou expulsés. Le double mur de barbelés, en partie construit par des détenus, devrait être terminé début octobre. Ce samedi après-midi, une famille a pu passer à travers une brèche. Après de vives discussions avec les policiers hongrois, elle a été emmenée par les gardes-frontières, on suppose, vers un centre d'enregistrement. Avec Agences
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La police hongroise enquête après la diffusion d'une nouvelle vidéo qui dévoile des conditions inhumaines, explique son auteur. Michaela Spritzendorfer, une volontaire autrichienne a filmé clandestinement la distribution du dîner à 150 migrants affamés de Roszke, le plus grand camp à la frontière serbo-hongroise. Les policiers portant casques et masques hygiéniques lancent les sandwichs dans des petits sachets à la foule entassée : 'C'était comme nourrir des animaux enfermés dans un enclos, comme un Guantanamo en Europe', a déclaré un autre témoin de la scène. Human Rights Watch, comme les autres ONG et les journalistes, n'ont pas accès à Roszke. Mais après avoir rencontré des migrants qui témoignent, Human Rights Watch dénonce l'accueil en Hongrie des migrants, dans des conditions de surpeuplement, ils sont sales, affamés, et manquent de soins médicaux'. Selon HRW, les migrants sont contraints parfois de boire de l'eau sale car l'accès à l'eau manque.

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