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Le nom du futur Premier ministre turc a été révélé ce jeudi. Il s'agit du ministre des Transports, Binali Yildirim. Il sera donc le seul candidat dimanche lors d'un congrès extraordinaire du Parti de la justice et du développement. Selon les analystes politiques, son principal chantier la présidentialisation du régime, voulue par Recep Tayyip Erdogan. 'Personne ne devrait douter que nous fassions tous les efforts en travaillant en pleine harmonie, tout d'abord avec notre fondateur et président et ensuite avec tous les collègues de notre parti pour atteindre les objectifs de notre grande Turquie', a déclaré Binali Yildirim dans son discours d'acceptation. Il va remplacer Ahmet Davutoglu, qui devrait présenter sa démission une fois que son remplaçant aura été élu nouveau chef de l'AKP. Des divergences avaient vu le jour entre les deux hommes. Le futur Premier ministre a promis de travailler 'en harmonie totale' avec le président.
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En Bosnie, la célèbre mosquée Ferhadija de Banja Luka du 16ème siècle, avait été dynamitée pendant la guerre civile, par des extrémistes serbes. Elle a été reconstruite, et inaugurée officiellement, en présence des responsables de toutes les confessions. Dans cette cérémonie ils ont insisté sur un 'nouveau début' pour les peuples de Bosnie, Serbes (orthodoxes), Bosniaques (musulmans) et Croates (catholiques). La Turquie a financé une grande partie du chantier. Bakir Izetbegovic, président de la présidence collégiale de la Bosnie-Herzégovine: 'Comme des gens responsables, nous devons construire un avenir basé sur la confiance et le respect mutuel. Faisons de notre mieux pour nous comprendre, pour ne pas nous mettre en danger les uns des autres, mais pour apprendre les uns des autres avec de la bonne volonté, du respect et en toute honnêteté.' La mosquée Ferhadija est l'un des principaux lieux de culte des musulmans de Bosnie, l'une des seize mosquées détruites pendant la guerre de Bosnie-Herzégovine, un conflit qui a fait près de 100.000 morts. Quinze mosquées ont à ce jour été reconstruites. Un important dispositif policier était déployé lors de la cérémonie. Car en 2001, une cérémonie marquant le début de la reconstruction avait donné lieu à des émeutes antimusulmanes, provoquées par des extrémistes serbes, qui avaient fait un mort et une trentaine de blessés.
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Nezahat Sevim : Le parti de l'AKP a décidé d'organiser un congrès extraordinaire pour se choisir un nouveau chef. Le congrès du 22 mai marquera la fin de la domination d'Ahmet Davutoglu sur le parti. Après cela, vers quoi vont se diriger la Turquie, le gouvernement et l'AKP ? Nous allons poser toutes ces questions à notre correspondant à Istanbul, Bora Bayraktar. Bora, pourquoi Ahmet Davutoglu a-t-il choisi de se retirer ? Quelle est l'ambiance maintenant à l'AKP ? Bora Bayraktar : Il y avait des divergences sur certains sujets, surtout ces dernières semaines. Et certains signes que le président Erdogan voulait travailler avec un Premier ministre plus proche de lui. La plus grande fracture entre les deux hommes, d'après des sources présidentielles, a été que, lorsque Davutoglu a été nommé comme Premier ministre, il avait promis à Erdogan de travailler sur deux sujets importants : le premier était de mettre en place un régime présidentiel et de préparer l'opinion publique à cela. Mais le Premier ministre a dit à plusieurs reprises qu'il fallait mieux se laisser du temps. Deuxièmement, Erdogan attendait certaines avancées sur des opérations contre des individus, liés à Fetullah Gülen, et considérés comme appartenant à une structure terroriste. Des sources disent que le Président n'était pas satisfait non plus de l'évolution de ce dossier. Nezahat Sevim : Que va-t-il se passer du côté du gouvernement et de l'AKP ? Comment le nouveau chef du parti et du gouvernement, va-t-il être choisi ? Bora Bayraktar : Il va y avoir un congrès extraordinaire à l'AKP. Et il semble, qu'après avoir parlé avec Erdogan, ils aient trouvé un accord sur un seul nom, une seule personne qui serait proche du Président. Et donc qu'ils vont présenter ce nom comme unique candidat à la tête du parti. Une fois qu'ils auront choisi le nouveau leader, Davutoglu démissionnera de son poste de Premier ministre. Puis le Président donnera au nouveau chef de l'AKP la mission de former un nouveau gouvernement. On pense que cela va donner à Erdogan plus d'influence sur le parti et plus de contrôle sur le gouvernement, en lui permettant de présider les conseils des ministres. Nezahat Sevim : A quels changements faut-il s'attendre dans la politique de l'AKP ou du gouvernement ? Ou plutôt, faut-il s'attendre à des changements ? Bora Bayraktar : Effectivement, il est faux de dire que l'on s'attend à de grands changements. La Turquie est gouverné par ce parti depuis près de 14 ans. Donc, il semble probable que la Turquie conservera les grandes lignes de la politique qu'elle mène depuis 2002, sous les ordres d'Erdogan. Il ne semble pas non plus qu'il y aura des démissions en masse, des tensions ou une polarisation au sein du parti. Parce que ce qui est le plus important, c'est la position de Davutoglu. Peut-être que ses proches n'étaient pas d'accord avec ce retrait. Mais ils ont l'air de l'avoir accueilli avec compréhension.
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La mise à l'écart du premier ministre turc Ahmet Davutoglu donne des sueurs froides aux investisseurs d'Istanbul. Après un plongeon de plus de 2% à l'ouverture, l'indice des 100 premières capitalisations boursières a clôturé en baisse de 0,8%. Quant à la livre turque, elle a abandonné 1,5% contre le billet vert, à 2 livres 91 pour 1 dollar. La veille, elle avait cédé près de 4%, sa plus forte baisse quotidienne de l'année contre dollar. Murat Demirel, PDG du groupe ATA Finance, relativise. 'Ce serait une erreur de prendre des décisions à court et long terme sur la base de ces turbulences. Il faut attendre que les choses se calment pour comprendre la situation,' estime-il. Les marchés s'inquiètent de voir le président Erdogan nommer un chef de gouvernement plus malléable (on évoque souvent son gendre) afin de renforcer son contrôle sur les affaires économiques du pays. Ses appels répétés à la Banque centrale en faveur d'une baisse des taux d'intérêts font craindre pour l'indépendance de l'institution. Et puis il y a la volonté de Recep Tayyip Erdogan de faire adopter une nouvelle Constitution instaurant un régime présidentiel, un projet tièdement accueilli par Ahmet Davutoglu. Les milieux d'affaires redoutent que les réformes politiques nécessaires n'accaparent le gouvernement, au détriment des réformes structurelles.
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Les médias le disaient sur le départ. Le Premier ministre turc a confirmé aujourd'hui qu'il ne briguerait pas de nouveau mandat à la tête de l'AKP. Le parti au pouvoir doit se réunir en congrès extraordinaire le 22 mai prochain. D'après ses statuts, Ahmet Davutoglu quittera alors de fait son poste de chef du gouvernement. 'Je ne prévois pas d'être candidat au prochain congrès, a-t-il affirmé jeudi lors d'une intervention devant la presse au siège du Parti de la justice et développement. Notre parti doit faire cette convention dans l'unité et la solidarité. Ce ne devrait pas être un sujet à débats. Car le destin de l'AKP n'est plus seulement celui de l'AKP mais celui de la Turquie et de sa région.' Davutoglu a nié tout conflit avec le président Erdogan, qui l'avait nommé Premier ministre il y a un an et demi, affirmant qu'il ne 'permettra jamais que des spéculations soient faites'. 'Pas une seule parole négative à l'encontre de notre président n'est jamais sortie de ma bouche et jamais il n'en sortira', a déclaré le chef du gouvernement. Pourtant, de profondes divergences étaient apparues ces dernières semaines. au sujet du dossier syrien, des négociations de l'accord sur les migrants avec l'Union européenne ou encore de l'emprisonnement d'un certain nombre de journalistes turcs. L'ancien professeur d'université était également favorable à la reprise des négociations avec les Kurdes du PKK. Le retrait de Davutoglu intervient alors que les difficultés s'accumulent pour la Turquie, avec le conflit kurde dans le sud-est du pays, l'extension de la guerre en Syrie sur son sol et les attentats perpétrés par le groupe Etat islamique. Surtout, il ouvre la voie au grand projet de Recep Erdogan : doter la Turquie d'un régime présidentiel, dans lequel il bénéficierait de pouvoirs élargis. Pour cela, il lui faudra la majorité qualifiée au Parlement. Des élections anticipées pourraient être organisées dans cette optique à l'automne, selon l'agence Reuters. Le successeur d'Ahmet Davutoglu devrait être un proche d'Erdogan. La presse officielle turque évoque en particulier le nom de Berat Albayrak, l'actuel ministre de l'Energie, qui est aussi le gendre du chef de l'Etat.
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En Turquie, le Premier ministre Ahmet Davutoglu ne sera pas candidat à sa propre succession à la tête de l'AKP, selon les médias officiels. Le parti au pouvoir doit se réunir en congrès extraordinaire le 22 mai prochain. Selon les statuts de l'AKP, Ahmet Davutoglu démissionne de fait du poste de Premier ministre. Les conséquences de ce retrait sont très importantes pour l'avenir politique de la Turquie. Davutoglu était le principal rival d'Erdogan au sein du parti islamo-conservateur. De profondes divergences entre les deux hommes qui dirigent le pays depuis un an et demi étaient apparues ces dernières semaines, au sujet du dossier syrien, des négociations de l'accord sur les migrants avec l'Union européenne ou encore de l'emprisonnement d'un certain nombre de journalistes turcs. En poussant Davutoglu vers la sortie, le président Erdogan entend consolider son pouvoir. Son objectif : mettre en place un régime présidentiel, dans lequel ses pouvoirs seraient étendus. Pour cela, il lui faut la majorité qualifiée au Parlement. Des élections anticipées pourraient être organisées dans cette optique à l'automne, selon l'agence Reuters. Ses opposants redoutent la création d'un Etat autoritaire.
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Rassurer sur la laïcité, principe fondamental de la République turque née en 1923, tel était l'objectif du Premier ministre turc Ahmet Davutoglu, en s'adressant ce mercredi à Ankara à une Assemblée d'hommes d'affaires, et alors que le parti au pouvoir, l'AKP, rédige actuellement un projet de réforme constitutionnelle. 'Le principe de laïcité figurera dans la nouvelle constitution que nous préparons, comme principe qui garantit la liberté de culte des citoyens, et pour que l'Etat soit à égale distance de ces différentes confessions. Nous ferons apparaître dans la nouvelle constitution la compréhension d'une laïcité libertarienne plutôt que d'une laïcité autoritaire', a-t-il déclaré. Le débat sur la laïcité a enflammé le Parlement en début de semaine en Turquie, après que son président Ismail Kahraman, a plaidé pour une 'Constitution religieuse'. Le débat s'est ensuite invité dans la rue. Des manifestations ont été organisées ce mardi dans les grandes villes de Turquie, dont Ankara et Istanbul. 'La laïcité est notre ligne rouge', a martelé ce mercredi la porte-parole du parti d'opposition (CHP). L'AKP est accusé par ses détracteurs de vouloir islamiser la société turque. Avec AFP
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Nouvelle réunion à Bruxelles entre les dirigeants turcs et européens sur la crise migratoire. L'accord conclu lors du dernier sommet du genre il y a trois mois tarde à se concrétiser sur le terrain. Résultat aujourd'hui, on prend les mêmes et on recommence! 'Le tenue de ce sommet montre que la Turquie et l'Union européenne ont besoin l'un de l'autre', constate le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu. 'Il reste de nombreux défis à affronter et la seule façon d'y répondre, c'est la solidarité. Je suis certain qu'on va pouvoir répondre à ces défis grâce à la coopération. La Turquie est prête à travailler avec l'Union européenne et à devenir un membre de l'Union.' En échange de sa coopération, la Turquie veut relancer le processus d'adhésion à l'Union. Mais en prenant le contrôle de d'opposition 'Zaman' ce week-end, elle s'est tiré une balle dans le pied. 'Coopération avec la Turquie ne veut pas dire qu'on accepte tout de la Turquie', prévient le président français, François Hollande. 'Notamment, nous devons être d'une extrême vigilance, et je le suis, par rapport à certaines mesures qui ont été prises, notamment par rapport à la presse. La presse doit être libre, comme partout et notamment en Turquie.' Les 28 attendent de la Turquie de mieux contrôler ses frontières, de lutter contre les passeurs et d'accepter le retour des migrants illégaux sur son territoire. La fermeture totale de la route des Balkans pourrait être négociée. Cela signifierait la fin du voyage pour les 13.000 migrants qui campent à la frontière entre la Grèce et la Macédoine. 'Face à la crise migratoire, l'Union européenne se trouve au pied du mur', analyse Gülsüm Alan, correspondante d'Euronews à Bruxelles. 'Elle accorde beaucoup d'importance au soutien que la Turquie pourrait lui apporter. En trois mois, c'est la deuxième visite à Bruxelles du Premier ministre turc Davutoglu. Pour Ankara, la résolution de la crise migratoire est liée à la résolution du conflit syrien.'
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Trouver enfin un compromis, à 28, et tenter de régler la crise migratoire, c'est l'enjeu du sommet de Bruxelles, avec cette fois la venue du premier ministre turc Ahmet Davutoglu. Car chaque semaine ce sont entre 15 000 et 20 000 migrants qui arrivent sur les côtes grecques. Pour Athènes, la situation devient intenable. D'autant que la fermeture de certaines frontières dans l'espace Schengen bloque sur son territoire 30 000 personnes. Bruxelles doit rapidement débloquer une enveloppe de 700 millions d'euros pour aider le gouvernement de Tsipras à mieux gérer l'afflux. Mais parmi les 28, tout le monde semble convaincu qu'aucune solution ne pourra être trouvée sans l'aide de la Turquie. Le pays pourrait très rapidement se voir réaffecter les migrants qui ne sont pas éligibles à l'asile. En échange Ankara pourrait obtenir la relance du processus d'adhésion et l'arrêt des visas pour ses ressortissants vers l'Europe. 3 milliards d'euros pourrait aussi lui être versés. Reste une grande inconnue de ces négociations, comment dans ces conditions réussir à aborder la question des droits bafoués de la presse en Turquie ? Vendredi 4 mars, les autrorités ont pris le contrôle du quotidien d'opposition Zaman. Martin Schulz, le président du parlement, a prévenu, il ne peut y avoir de marchandage sur ces valeurs. Reste encore à savoir quel sera le vrai poids de ses déclarations d'intention dans une négociation qui s'annonce serrée.
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Le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, est en visite à Téhéran. Si la Turquie et l'Iran ont annoncé vouloir porter leurs échanges commerciaux de 10 à 30 milliards d'euros par an d'ici deux ans, les deux pays ont aussi assuré vouloir avancer côte à côte sur la question de la crise syrienne. Laquelle présente encore de nombreux désaccords. 'Il est extrêmement important que la Turquie et l'Iran développent des perspectives communes pour mettre fin aux luttes entre frères dans la région. Pour arrêter les conflits ethniques et sectaires', a dit le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu. Mais pour arriver à une stabilité dans la région, chacun va devoir y mettre du sien. Car d'une part Téhéran soutient le régime de Bachar el-Assad, alors qu'Ankara souhaite le départ du dirigeant syrien et soutient l'opposition armée sunnite. D'autre part, la Turquie est proche de l'Arabie Saoudite, laquelle a coupé ses relations diplomatiques avec l'Iran et est préoccupé par l'influence grandissante de Téhéran au Liban, en Syrie et au Yémen.
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La crise des réfugiés était au centre de la visite d'Angela Merkel ce lundi à Ankara. La chancelière allemande et les dirigeants turcs ont tenu à afficher leur coopération pour lutter contre l'immigration illégale et les passeurs qui sévissent en mer Egée. Ils s'apprêtent à solliciter cette semaine l'aide de l'OTAN. 'La Turquie et l'Allemagne vont demander à l'OTAN de contribuer aux opérations de surveillance en mer, au côté des garde-côtes turcs et des agents de Frontex, a expliqué le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu. Nous allons faire un effort commun pour que les mécanismes de surveillance de l'OTAN soient utilisés de manière efficace à la frontière et en mer.' De son côté, Angela Merkel a rappelé la nécessité pour l'Europe de continuer à accueillir des contingents de réfugiés : 'Ce qui est important, pas seulement pour la Turquie, mais pour chacun d'entre nous, c'est que si nous voulons stopper l'immigration illégale, nous devons être prêts aussi, dans une certaine mesure, à accepter des réfugiés par des moyens légaux, en particulier des réfugiés syriens.' Enfin Angela Merkel et Ahmet Davutoglu ont dénoncé conjointement les bombardements russes en Syrie, notamment dans la région d'Alep. Des frappes qui ont poussé à l'exode des milliers de civils, actuellement bloqués à la frontière turque.
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Le Premier ministre turc promet d'investir 8 milliards d'euros pour reconstruire le sud-est du pays qui est dévasté par des mois d'affrontements entre l'armée et les combattants du PKK, le Parti des Travailleurs du Kurdistan. En déplacement dans la région dans la ville de Mardin, Ahmet Davutoglu a parlé de 'faire pousser un jardin de roses sur les cendres de là où le feu est passé.' 'Nous allons rétablir l'ordre public' prévient-il. 'Quiconque menace l'ordre public, pour quelque raison que ce soit, en sera absolument empêché. Qu'il s'agisse de Daech, qui exploite le sunnisme conservateur, qu'il s'agisse de l'organisation séparatiste PKK, qui abuse les citoyens kurdes, ou du Front révolutionnaire de révolution du peuple avec les Alaouites.' Ahmet Davutoglu écarte toute idée de reprise d'une reprise des pourparlers avec les rebelles kurdes et précise que son plan prévoit notamment d'encourager les investissements pour relancer l'économie et l'agriculture dans la région. Depuis l'été dernier les combats récurrents ont fait de nombreux morts et selon les ONG les déplacés se comptent par dizaines de milliers.
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Joe Biden est en visite en Turquie.Le vice-président américain a été accueilli à Istanbul par le Premier ministre Ahmet Davutoglu qui lui a fait admirer la vue sur le Bosphore, avant d'évoquer les sujets de préoccupation du moment, en tête desquels la lutte contre le terrorisme et la crise en Syrie. Sur ces points, les deux hommes ont tenu à afficher leur unité et leur coopération. 'Nous sommes d'accord pour dire qu'il faut continuer à travailler à une solution politique en Syrie, a déclaré Joe Biden, mais si ce n'est pas possible, nous sommes préparés à mettre en oeuvre une solution militaire à cette opération et à éliminer Daesh. Puis le vice-président américain d'ajouter : l'Etat islamique n'est pas la seule menace existentielle au peuple de Turquie. Le PKK est également une menace et nous sommes conscients de cela.' Des paroles lourdes de sens, alors qu'Ankara mène une offensive militaire contre les militants du Parti des travailleurs du Kurdistan dans le sud-est de la Turquie. Mais ce soutien de Washington cache un point de discorde. Et il concerne cette fois les Kurdes de Syrie. De notre correspondant à Istanbul, Bora Bairaktar : Ankara dénonce le soutien militaire américain aux Unités de protection du peuple (YPG), autrement dit les forces kurdes de Syrie, qui combattent l'Etat islamique. Malgré ce différent, apparu durant cette visite à Istanbul, Joe Biden et Ahmet Davutoglu ont montré leur coopération en matière de lutte contre le terrorisme.''
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Sous pression en Allemagne et dans son propre camp politique, Angela Merkel à obtenu l'appui d'Ahmet Davutoglu pour endiguer l'afflux de migrants qui se rendent en Europe. La chancelière allemande et le Premier ministre turc, en visite ce vendredi à Berlin, ont convenu que l'immigration irrégulière, devait être traitée de toute urgence, notamment en mer Egée. 'Nous ne pouvons pas permettre que des trafiquants d'être humains, des passeurs fassent régner la loi, en mer, entre la Turquie et la Grèce', a déclaré la chancelière. Dans un communiqué, la Turquie s'engage à tout faire pour réduire l'afflux de migrants qui se rendent vers l'Europe depuis son territoire. Mais pour Ahmet Davutoglu cela ne suffira à régler cette crise : 'Nous pensons que les pourparlers de paix sur la Syrie, qui doivent débuter dans quelques jours, seront un élément clé pour endiguer le flux de réfugiés en Europe.' En marge de cette rencontre, une manifestation devant la chancellerie a réuni entre 300 et 400 militants de la cause kurde, venus protester contre la politique du gouvernement turc. Ils dénoncent notamment l'offensive militaire menée contre les rebelles du PKK, dans le sud-est de la Turquie.
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Les négociations inter-syriennes sous l'égide de l'ONU devraient débuter ce lundi à Genève. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry l'a confirmé. Les divergences entre les diverses puissances engagées dans le conflit syrien commencent toutefois à poindre, et en premier lieu sur la légitimité du négociateur en chef nommé par la coalition de l'opposition syrienne, Mohamed Allouche. La Russie qualifie de 'terroriste ' ce responsable du groupe rebelle armé Jaich al-Islam et dit vouloir soutenir une autre délégation, signe des tensions, toujours très vives, avec la Turquie. De son côté, le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a dénoncé à l'occasion du Forum économique de Davos l'attitude de Moscou envers l'opposition syrienne modérée 'Nous soutenons en Syrie les forces d'opposition modérées qui se battent contre les positions de Daech. Mais dans le même temps, ajoute-t-il, le régime syrien et les avions russes attaquent l'opposition modérée plutôt que Daech. Certains milieux, y compris les Russes, cherchent à saboter l'opposition en vue des négociation et à intégrer d'autres éléments dans cette opposition, comme la milice kurde syrienne qui a collaboré avec le régime, au détriment de l'opposition modérée.' Les Etats-Unis et la Russie ne sont pas parties à ces négociations inter-syriennes, qui doivent rassembler des représentants du régimes de Bachar el-Assad - deux hauts diplomates ont notamment été nommés -, et une délégation de l'opposition. Avec AFP
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Le corps du pilote russe Oleg Peskov, tué mardi alors que son appareil avait été abattu par l'aviation turque et qu'il descendait en parachute après s'être éjecté, a été rendu dimanche aux autorités russes. La Turquie n'a pas précisé comment elle est parvenue à le récupérer dans le sud du pays. Le bombardier russe revenait d'une mission de combat dans le nord-ouest de la Syrie. La Turquie affirme qu'il était dans son espace aérien et qu'il avait été averti 'dix fois en cinq minutes' ; la Russie assure qu'il survolait le territoire syrien et qu'il n'y a pas eu de mise en garde préalable. 'L'une de nos priorités doit être de maintenir une coordination et une communication avec la Russie concernant les opérations de ce pays en Syrie afin d'éviter des incidents similaires à l'avenir, a expliqué le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu. Ce genre d'incident peut toujours se produire lorsque des coalitions différentes opèrent dans le même espace aérien.' Cet épisode a provoqué une crise diplomatique entre les deux pays. La Russie a adopté samedi des mesures de rétorsion, comme l'interdiction d'importer certains produits et, pour les employeurs russes, d'embaucher des travailleurs turcs. 'Le président est mobilisé, totalement mobilisé car les circonstances l'exigent, a commenté un porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov. Ce qui s'est passé est sans précédent. Il s'agit d'une provocation sans précédent. Alors la réaction de la Russie est naturellement en phase avec cette menace.' Au ton quasi martial de la Russie, la Turquie tente la carte de l'apaisement : 'Nos relations sont fondées sur un bénéfice mutuel et des intérêts communs, a déclaré le Premier ministre turc. J'appelle les autorités russes à prendre cela en considération.'
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Ahmet Davutoglu peut laisser éclater sa joie. Le Premier ministre turc a réussi la mission que lui avait confiée le président Erdogan : redonner la majorité absolue à l'AKP. Après la victoire, il s'est adressé à ses partisans depuis son fief de Konya, en Anatolie centrale. 'C'est un jour de modestie, car c'est la victoire de notre nation. J'espère que nous serons à la hauteur des attentes pendant les quatre prochaines années et que nous serons encore là en 2019. Que Dieu nous protège de la honte. Que Dieu vous protège du mal', a-t-il lancé à la foule. Qualifié de 'marionnette d'Erdogan' par ses détracteurs, Ahmet Davutoglu ressort grandi après cette victoire, qui efface son cuisant revers lors des législatives du 7 juin et l'échec des négociations avec les autres partis en vue de former une coalition. La stratégie de l'AKP s'est révélée payante. Recep Tayyip Erdogan s'est mis davantage en retrait pour laisser plus de place à son Premier ministre. Et il fut moins question du projet de régime présidentiel, considéré comme l'une des raisons du recul de l'AKP lors du précédent scrutin. Ahmet Davotuglu avait pris la tête du Parti pour la justice et le développement en août 2014, après avoir occupé pendant cinq ans le poste de ministre des Affaires étrangères. Il partage la même vision de la Turquie que le président Erdogan : celle d'une puissance islamique régionale. En permettant à l'AKP de retrouver la majorité absolue au Parlement, le Premier ministre conforte sa position de leader politique et renforce le pouvoir du President. Mais pour Cengiz Aktar, professeur en Affaires turques à l'université Bahçesehir, cela pourrait ressembler aussi à un cadeau empoissonné. 'Erdogan va-t-il abandonner ses rêves d'un nouveau régime, un régime présidentiel, sans séparation des pouvoirs ? Car il doit avant tout faire face à de nombreux défis. Comment va-t-il gérer la question kurde ? Comment va-t-il affronter les problèmes économiques ? Car la Turquie est dans une impasse.' Bien d'autres défis attendent le Premier ministre après cette victoire, à commencer par la Syrie et le problème de l''infiltration des djihadistes au sein de la société turque.
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L'AKP pourra t-il gouverner seul ? C'est le principal enjeu des élections législatives anticipées de ce dimanche en Turquie. Le parti au pouvoir depuis treize ans, affaibli depuis le scrutin de juin dernier, pourrait à nouveau se trouver dans l'obligation de devoir former une coalition. Mais Ahmet Davutoglü, l'actuel Premier ministre, à la tête d'un AKP crédité de 40 à 43% des intentions de vote, devrait être reconduit à son poste. Et le Président Erdogan a appuyé de tout son poids, martelant qu'un gouvernement à un seul parti était la seule garantie d'une Turquie stable. Le leader nationaliste Devlet Bahçeli a critiqué la dérive 'autocratique' du chef de l'Etat turc, accusé d'avoir 'violé la Constitution'. L'opposition attend son heure et aimerait bien, à la faveur d'une coalition gouvernementale, mettre la main sur quelques ministères importants. La polarisation importante de la société turque pourrait profiter au Parti issu de la minorité kurde HDP, crédité d'au moins 12% des voix. Il devrait donc confirmer qu'il a maintenant sa place au parlement. Beaucoup de Kurdes vont pourtant voter dans la peur, peur de la discrimination dont ils se disent victimes, peur aussi de nouveaux attentats.
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Alors que des législatives cruciales se déroulent dimanche, le président turc multiplie les apparitions pour mobiliser les électeurs en faveur de son parti islamo-conservateur AKP et obtenir de nouveau une majorité absolue au parlement. Majorité perdue lors du scrutin de juin dernier. Après deux télévisions contraintes hier d'interrompre leur diffusion, deux journaux d'opposition du même groupe ont été empêchés de paraître. Et dans les temps de parole pour la campagne électorale, le déséquilibre est criant avec 90 % pour l'AKP selon l'agence italienne Ansa. 'Les élections de dimanche sont très importantes' selon cet analyste. 'Elles peuvent confirmer le résultat de juin et mettre fin à 13 ans de majorité parlementaire absolue pour l'AKP ou bien infirmer ce résultat et ouvrir une nouvelle page pour la majorité'. Les derniers sondages montrent tous une progression de l'AKP, mais le HDP pro-kurde de Selahattin Demirtas entend bien rééditer sa surprise de juin dernier pour empêcher toute nouvelle domination sans partage de l'AKP en place depuis 2002. La Turquie sera-t-elle de nouveau sans majorité dimanche ? La question est posée sur fond de tensions ravivées dans le pays après le terrible d'attentat d'Ankara où plus de 100 personnes ont été tuées il y a deux semaines. #Turquie La police prend en direct le contrôle de deux chaînes de télé https://t.co/Dco6SAxLEJ pic.twitter.com/qpvx3865Zi- Le Monde (@lemondefr) 28 Octobre 2015 Après la coupure de deux chaînes télévisées, tollé en Turquie https://t.co/43Cjtadl9p pic.twitter.com/kQmzYizdDL- RFI (@RFI) 29 Octobre 2015 Turquie: Erdogan rejoue son pouvoir dans les urnes, un pari risqué https://t.co/Sk9k6WR5os #AFP pic.twitter.com/tNDGd3NeXU- Agence France-Presse (@afpfr) 29 Octobre 2015
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Deux dossiers majeurs au coeur de la visite ce dimanche à Istanbul de la chancelière Angela Merkel auprès des autorités turques, le Premier ministre Ahmet Davutoglou puis le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan. Pour la Turquie, 'la crise migratoire ne peut se régler qu'avec la fin de la crise humanitaire en Syrie'. Ankara parle d''un problème mondial' qui doit être réglé par des solutions communes et avec un partage des coûts qu'elle a assumé seule jusqu'à présent. Angela Merkel se dit favorable à une augmentation de la contribution allemande, à des visas plus rapides pour les ressortissants turcs et à intensifier la coopération militaire pour empêcher toute nouvelle vague de réfugiés syriens venant d'Alep, actuellement sous le feu de l'État islamique et des frappes russes.
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Les Turcs sauront officiellement dans quelques jours s'ils se rendront aux urnes cet automne comme ils l'ont fait en juin pour renouveler leur Parlement. Un scénario plus que probable : le Président turc Recep Tayyip Erdogan a lui-même indiqué ce mercredi que la Turquie avançait rapidement vers des élections anticipées. L'AKP, le Parti de la Justice et du Développement d'Erdogan, qui dirige le pays sans partage depuis 2002, est contraint de trouver un partenaire pour gouverner depuis qu'il a perdu sa majorité absolue en juin. 'Malheureusement, la Turquie n'a pas encore formé un nouveau gouvernement. À cet égard, nous devons demander à nouveau à la population de trouver une solution, a déclaré Erdogan. Je conduis ce processus dans le cadre de la constitution et je continuerai à le faire ainsi'. La veille, le Premier ministre sortant Ahmet Davutoglu remettait au chef de l'État son mandat après l'échec des négociations avec l'opposition pour former un gouvernement de coalition. Faute de coalition gouvernementale avant la date-butoir du 23 août, le chef de l'État devra dissoudre le Parlement et convoquer de nouvelles élections. Avec AFP et Reuters
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En Turquie, après l'échec des négociations avec l'opposition nationaliste, le Premier ministre Ahmet Davutoglu renonce à former un nouveau gouvernement. Un nouveau scrutin législatif pourrait être annoncé. Une instabilité politique qu'observe la population avec résignation. Interrogé par le correspondant Euronews en Turquie, un Stambouliote estime que de nouvelles élections sont une mauvaise chose et que le résultat ne changera pas malgré les efforts du gouvernement. Une autre affirme que 'l'économie ne va pas bien. Les prix augmentent. Pendant qu'ils essaient de régler les choses, tout est bouleversé. Je pense que les résultats seront les mêmes. Les gens ne vont pas changer de mentalité'. Les marchés financiers s'inquiètent eux aussi. La livre turque dégringole, elle a perdu 1,31 % de sa valeur face au dollar et 0,62% face à l'euro. 'Certains accusent les partis politiques, d'autres le président Erdogan, rapporte le correspondant Euronews, Bora Bayraktar. Les gens se font du souci car il n'y a pas eu de gouvernement depuis les élections il y a deux mois et demi. Ce sentiment est renforcé par le recul de la livre turque à un niveau bas record'.
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L'AKP peine à former une coalition au point que le Premier ministre sortant Ahmet Davutoglu agite la possibilité d'élections anticipées. Le dirigeant turc a annoncé ce jeudi l'échec des négociations avec le principal parti d'opposition le CHP. L'AKP, issu de la mouvance islamiste modérée, dirige la Turquie depuis 2002, mais a perdu sa majorité lors des législatives du 7 juin. '(...) Après tant d'efforts fournis, la probabilité d'élections législatives anticipées a grandement augmentée, a déclaré le dirigeant turc. C'est peut-être même la seule solution. Nous devons régler ce problème d'ici le 23 août (...), après quoi le président devra agir'. Le leader du CHP, lui, a réagi en indiquant que c'était une erreur de voir des élections anticipées comme la seule alternative. Selon les détracteurs du président Erdogan, issu de l'AKP, la campagne militaire récente contre le PKK aurait remobilisé l'électorat nationaliste. Avec AFP et Reuters
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Pour la troisième fois en 24 heures, les chasseurs de l'armée de l'air turque ont bombardé des positions du groupe Etat islamique dans le nord du territoire syrien. La Turquie a intensifié son offensive contre ces jihadistes et a ouvert un second front contre les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan dans le nord de l'Irak. Le régime islamo-conservateur, longtemps critiqué pour son inaction contre Etat islamique et son absence de coopération dans la coalition internationale, a finalement pris l'initiative, mais met tout le monde sur le même plan : 'Nous savons que le DHKP-C (Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple) et le PKK ont coopéré dans le terrorisme. Je dis cela en me basant sur les informations des services de renseignements. Jusqu'à ce que les bases de ces trois organisations terroristes, Etat islamique inclu, soient détruites, que tous les sites utilisés pour cibler la Turquie et leurs entrepôts d'armes soient rayés de la carte, ces opérations se poursuivront si nous les considérons nécessaires' a expliqué le Premier ministre Ahmet Davutoglu. Le PKK a qualifié ces bombardements d''agression' et estime qu'ils signifient la 'fin' du cessez-le-feu avec les forces de sécurité turques, qui tenait tant bien que mal depuis 2013. A Erbil, une représentante d'un parti pro-kurde du nord de l'Irak, affilié au PKK, Shilan Eminoglu, dénonce ces bombardements : 'La nation kurde se tient debout et n'est impliquée dans aucun combat. Mais malgré tout, aujourd'hui, ils ont bombardé des civils et ils ont mis des jeunes gens en prison d'Istanbul à Julemerg pour des raisons politiques.' Environ 320 personnes ont en effet été placées en garde à vue en Turquie. En Irak, au moins deux civils ont été blessés dans un bombardement à Nirawa. Ces opérations militaires et policières turques ont débuté dans la foulée de la vague de violence qui a commencé avec l'attentat meurtrier de Suruç lundi dernier. Kurdish demo in Erbil of Kurdistan Region protesting Turkish airstrikes against #PKK #TwitterKurds pic.twitter.com/LgRU0VrKDw- Mutlu Civiroglu (@mutludc) 25 Juillet 2015 Avec Agences
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Les Premiers ministres turc et grec affichent leur volonté d'améliorer leur coopération bilatérale. C'est ce qui est ressorti de la visite de deux jours, vendredi et samedi, d'Ahmet Davutoglu à Athènes. Pour autant les dossiers qui fâchent restent nombreux entre la Turquie et la Grèce, en premier lieu, les négociations sur la réunification de Chypre, bloquées en raison d'un désaccord sur l'exploitation des gisements gaziers de l'île. Devant la presse, le Premier ministre grec, Antonis Samaras, a reconnu de sérieux désaccords, tout en disant souhaiter une relation de 'respect mutuel'. Le chef du gouvernement turc a de même souligné que les points de vue pouvaient diverger entre pays voisins. 'L'important est la manière dont on traite ces différences', a t-il souligné. 'Même si une fois encore chaque partie était d'accord pour dire qu'elle n'était pas d'accord sur des dossiers cruciaux comme Chypre, au final, la recontre a donné lieu à une série de petites initiatives clef pour faire baisser la tension dans la région et améliorer la coopération essentiellement au niveau économique', nous confirme notre correspondant à Athènes, Giannis Stamatis.
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Ils sont censés parler de coopération économique et de stratégie de rapprochement entre Athènes et Ankara mais ce sera bien Chypre, sa réunification et la bataille pour explorer ses fonds marins qui seront à l'ordre du jour. Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu entame une visite de deux jours à Athènes. 'Nous ne voulons pas de tension ni en mer Egée ni en Méditerranée orientale' dit-il. 'Nous pouvons résoudre tous nos problèmes par le dialogue. Quelles que soient nos différences ou nos différentes approches, nous devons continuer à discuter'. Chypre a l'ambition de devenir une plateforme gazière régionale depuis la découverte en 2011 d'un premier bloc gazier dont les réserves atteindraient, selon les estimations, entre 100 et 170 milliards de m3 de gaz. Mais la Turquie s'oppose à l'exploitation de gisements gaziers ou pétroliers par le gouvernement chypriote-grec avant tout accord de paix, réclamant que les Chypriotes-turcs bénéficient des retombées de ces richesses.
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