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Partie de Kourou, cette nuit en Guyane, la fusée Vega doit mettre en orbite le satellite Sentinel-2B pour le programme européen d'Observation de la Terre Copernicus. Arianespace a déjà lancé Sentinel-1A en avril 2014, Sentinel-2A en juin 2015 et Sentinel-1B en avril 2016.Le décollage est prévu lundi à 22h49 heure de Kourou (01h49 GMT le 7 mars, 02h49 heure de Paris). Sentinel-2B et son jumeau Sentinel-1B sont principalement dédiés au contrôle des terres émergées, des grandes îles et des eaux intérieures et côtières. Ils parcourront l'ensemble de la Terre en 5 jours, collectant des données sur la végétation, les forêts, la nature des sols et des habitats. La mission fournira notamment des informations utiles pour les pratiques agricoles, qui aident à gérer la sécurité alimentaire. Les images des inondations, des éruptions volcaniques et des glissements de terrain servent à cartographier les zones de catastrophes pour gérer les situations d'urgence.
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Claudio Rosminom, Euronews, Lyon: Josef Aschbacher, merci d'être avec nous sur Euronews. Vous êtes le directeur du programme d'observation de la Terre de l'ESA. Le réseau satellitaire Sentinel est essentiel pour étudier l'état de la planète, expliquez nous le but de cette mission. Josef Aschbacher, directeur du programme d'observation de la Terre de l'ESA: Le but de la mission est de surveiller la Terre. Sentinel 2 en particulier observe la surface de la planète, la surface terrestre, mais aussi les zones côtières pour obtenir une bonne image de notre planète tous les 5 jours avec les satellites en orbite. Claudio Rosmino, Euronews: Chaque endroit sur Terre sera cartographié en haute résolution par des satellites qui passent une fois tous les 5 jours, et ces données seront accessibles? Josef Aschbacher: Ces données seront accessibles, pour tout le monde, gratuitement. Vous pouvez accéder à ces données via un site Web et tout le monde peut télécharger n'importe quelle image de la terre à partir de n'importe quel endroit. Et c'est vraiment une nouveauté du programme Corpernicus: garantir que les investissements réalisés dans l'espace par les contribuables européens puissent être utilisés par tous les Européens, mais aussi par des personnes en dehors de l'Europe. Et je pense que c'est son plus grand succès: que la population puisse récupérer ces données depuis n'importe quel endroit, et à tout moment. https://phys.org/news/2017-03-sentinel-2b-poised-liftoff.html Claudio Rosmino, Euronews: Pourquoi Sentinel 2-B, ainsi que les autres satellites d'observation, sont si importants pour observer notre planète? Josef Aschbacher: Ils sont très importants parce que nous ne comprenons pas toujours parfaitement ce qui arrive à notre planète. Elle est complexe, l'atmosphère interagit avec les océans, avec la terre et tout le système terrestre comme nous l'appelons est un système compliqué que les scientifiques ne comprennent pas toujours parfaitement. Nous avons donc besoin de mesures précises des satellites, mais aussi d'autres moyens pour bien comprendre ce qui se passe - pas seulement pour le climat. https://sentinel.esa.int/web/sentinel/missions/sentinel-2 Claudio Rosmino, Euronews: La pollution atmosphérique est un enjeu essentiel , comment ce type d'étude peut-il aider à la prise de décision par les gouvernements dans le monde? Josef Aschbacher: Un exemple: le déboisement qui provoque un abaissement de la surface forestière, avec une influence sur la pollution de l'oxygène. Nous devons comprendre ce qui se passe sur le terrain pour savoir comment la chimie de l'atmosphère sera influencée. Claudio Rosmino, Euronews: Josef Aschbacher, merci beaucoup pour votre temps... A shoutout from Kourou to all the #spacetweeps gathering at ESOC for #Sentinel2Go social4space esa ESA_EO #VV09 pic.twitter.com/lV3MtYasvN- Josef Aschbacher (AschbacherJosef) 6 mars 2017 Pour aller plus loin http://www.esa.int/spaceinvideos/Videos/2017/02/Sentinel-2B_soon_to_be_l... http://www.esa.int/spaceinvideos/Videos/2016/08/Sentinel-2_s_multispectr... http://www.esa.int/spaceinvideos/Videos/2016/08/Sentinel-2_global_coverage
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Une fusée Vega devrait, depuis Kourou en Guyane, lancer dans la nuit de lundi à mardi le satellite Sentinel-2B pour le programme européen d'Observation de la Terre Copernicus. Arianespace a déjà lancé Sentinel-1A en avril 2014, Sentinel-2A en juin 2015 et Sentinel-1B en avril 2016.Le décollage est prévu lundi à 22h49 heure de Kourou (01h49 GMT le 7 mars, 02h49 heure de Paris). Sentinel-2B et son jumeau Sentinel-1B sont principalement dédiés au contrôle des terres émergées, des grandes îles et des eaux intérieures et côtières. Ils parcourront l'ensemble de la Terre en 5 jours, collectant des données sur la végétation, les forêts, la nature des sols et des habitats. La mission fournira notamment des informations utiles pour les pratiques agricoles, qui aident à gérer la sécurité alimentaire. Les images des inondations, des éruptions volcaniques et des glissements de terrain servent à cartographier les zones de catastrophes pour gérer les situations d'urgence.
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L'aventure de Rosetta , entamée il y a douze ans, touche à sa fin. D'ici quelques semaines, la sonde européenne viendra se poser lentement sur la comète Tchouri où elle retrouvera le petit robot Philae endormi depuis des mois. Avant son sommeil Philae a eu le temps d'envoyer de précieuses informations notamment sur des ingrédients considérés comme cruciaux pour l'arrivée de la vie sur Terre. Martin Rubin, directeur adjoint de Rosina, soit le spectromètre de masse embarqué à bord de Rosetta : 'Nous avons découvert différentes molécules, notamment des molécules organiques, dont nous ne pensions pas qu'elles se trouvaient aussi sur des comètes. Les acides aminés en sont un exemple, il y avait aussi différents hydrocarbures. Autre exemple l'oxygène moléculaire, tel celui que nous respirons sur terre. Nous en avons trouvé beaucoup sur la comète alors qu'il n'y a pas de vie sur la comète.' Les chercheurs pensent depuis longtemps que l'eau et les molécules organiques auraient pu être apportés sur Terre par les astéroïdes et les comètes. Martin Rubin : 'Nous avons étudié l'eau sur la comète et il s'avère que ce type de comète ne peut pas avoir apporté toute l'eau que nous avons sur Terre, mais seulement une petite contribution. Il y a cependant d'autres comètes, où l'eau semble plus compatible avec la notre.' Findout about ESA_Rosetta's excitingdiscoveriesduringher2nd yearof #livingwithacomet - a new cartoon episode! https://t.co/SgEDMndQTC- ESA (esa) July 3, 2016 En prélevant des gaz et de la poussière de la comète on a pu constater que l'eau n'est pas la même que celle qu'on trouve sur Terre Martin Rubin : 'Autrefois on supposait, que les comètes auraient pu apporter l'eau sur terre. Mais avec l'eau viennent aussi d'autres matières, la matière organique, des molécules organiques, qui auraient pu arriver sur terre ou une autre planète. Et c'est ce qui rend les comètes très intéressantes.' Le dernier acte de Rosetta sera un baiser de la mort qui se déroulera le 30 septembre prochain. A cette date, la comète se trouvera à 573 millions de kilomètres du Soleil et à 719 millions de kilomètres de la Terre. Martin Rubin : 'En septembre, nous allons lentement atterrir sur la comète. Nous allons à nouveau être si loin du soleil que la sonde n'aura plus assez d'énergie. Pour cette raison nous voulons trouver une fin grandiose et atterrir sur la comète. Lors de l'atterrissage nous allons aussi continuer à faire des mesures avec notre sonde et, on l'espère, trouver beaucoup de nouvelles molécules et composantes.' In grand finale, ESA'sRosetta spacecraftto land on cometSept. 30, thenturnitselfoff. https://t.co/p6J7Pit31x pic.twitter.com/5kx8ijGBT7- SpaceflightNow(@SpaceflightNow) July 3, 2016 Pour ses derniers moments de vie, Rosetta ne chômera pas. Elle prendra en temps réel des clichés à très haute résolution et fera des mesures scientifiques inédites. Martin Rubin : 'D'un point de vue scientifique, c'est bien sûr très intéressant pour nous. Car nous nous rapprochons beaucoup de la comète. Nous espérons y trouver des éléments que nous n'avons pas encore découverts jusqu'ici. Plus on s'approche de la source, plus on obtient ces molécules rares. Et nous espérons en trouver encore.' Le 30 septembre, la sonde, qui se trouvera à une vingtaine de kilomètres de la surface, effectuera une lente descente d'environ 12 heures, à la vitesse de 50 centimètres par seconde, jusqu'à un 'impact contrôlé'. Martin Rubin : 'Par ailleurs la mission est bien sûr finie. Nous n'obtiendrons plus de données. Même si nous en avons déjà récoltées beaucoup, c'est aussi un moment, qu'on regardera aussi avec un peu nostalgie.' Reste un énorme volume d'informations qui ont été collectées. Il faudra encore des années d'études pour qu'elles livrent leur secret.
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Destination Mars, notre voyage vers la planète rouge et la mission ExoMars de l'Agence spatiale européenne. Dans ce nouveau numéro, nous parlons des procédures de décontamination de chaque instrument envoyé sur une autre planète. L'Italien John Robert Brucato est astrobiologiste à l'Observatoire d'astrophysique d'Arcetri près de Florence. Il est responsable de la protection des instruments italiens Dreams qui voyagent vers Mars à bord de la sonde ExoMars. 'Les instruments qui sont à bord de la mission ExoMars et qui ont pour objectif la recherche de signes de vie, doivent être stérilisés avant le lancement, pour éviter de contaminer la planète avec la vie terrestre. Aujourd'hui, nous savons que sur la Terre, il existe des bactéries extraordinairement résistantes capables de supporter des conditions ambiantes extrêmes et qui peuvent survivre à bord d'une mission spatiale durant un voyage interplanétaire. La procédure pour stériliser un instrument à bord d'une mission spatiale consiste à le porter à haute température- 120 dégrés- pendant plusieurs heures, parfois même plusieurs jours. De cette façon,nous sommes certains de n'avoir aucune charge biologique à bord. En vue des prochaines missions qui rapporteront des échantillons martiens sur Terre, nous sommes en train d'étudier aujourd'hui au niveau européen un lieu protégé dans lequel analyser ces échantillons pour vérifier s'il existe une vie extraterrestre sur une autre planète.'
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L'astronaute britannique Tim Peake a réussi sont retour sur terre après six mois passés dans l'espace. La capsule le transportant, ainsi que deux autres astronautes, ont atterri par parachute au Kazakhstan. Durant son séjour sur la station spatiale internationale, il est devenu le premier astronaute britannique à effectuer une sortie dans l'espace.
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Pour aider la France et l'Allemagne à faire face aux inondations, le Service de gestion des situations d'urgence Copernicus a été activé. Géré conjointement par l'Agence Spatiale européenne et la Commission européenne, il utilise l'imagerie par satellite pour aider les secours à agir vite là où il le faut. 'Par rapport aux images aériennes ou celles prises par les drones, les images satellites présentent l'avantage de couvrir des zones beaucoup plus importantes, explique Stéphanie Battiston. En France, nous pouvons couvrir le bassin de la rivière Le Loing dans son ensemble. Et lorsqu'il faut surveiller la situation sur plusieurs jours, nous pouvons voir l'ensemble du bassin d'un seul coup chaque jour.' Stéphanie Battiston est l'une des responsables du Sertit, la structure qui traite les données du système Copernicus pour les rendre lisibles par les services d'intervention. 'Nous fournissons des cartes chaque jour en fonction des demandes des utilisateurs, ajoute-t-elle. Cela leur permet non seulement de dimensionner les équipes de secours nécessaires sur le terrain mais aussi de savoir où les envoyer précisément en priorité.' Ce système est utilisé pour les catastrophes naturelles mais aussi celles d'origine humaine comme les marées noires, ainsi que dans la gestion des crises humanitaires.
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Faisons un nouveau point sur la mission ExoMars qui est en quête de traces de vie sur la planète rouge. Une question en particulier se pose : dans quelles zones chercher ? Nous avons posé la question à l'un des plus éminents astrophysiciens d'Europe, Jean-Pierre Bibring de l'Institut d'astrophysique spatiale à Orsay. Il est responsable de l'un des instruments d'analyse des échantillons qui seront collectés par le rover d'ExoMars. 'On essaie avec ExoMars de savoir si tôt dans son histoire, il a pu y avoir des conditions qui ont permis sur Mars - comme sur Terre vraisemblablement au même moment -, à la vie d'émerger à partir de molécules et d'eau qui ont été apportées par ailleurs,' explique-t-il. 'Sur Mars, il y a deux calottes polaires, la planète tourne en un peu plus de 24 heures autour de cet axe-là, nous montre-t-il sur une maquette. Il y a de grandes plaines au nord et de grandes plateaux au sud qui sont des plateaux bourrés de cratères d'impact à plusieurs milliers de mètres d'altitude ; entre les deux, il y a toute une zone de transition et c'est dans cette zone-là qu'on a accès à des terrains qui sont encore plus vieux que ces plateaux qui datent de 4 milliards d'années et on est convaincu que si la vie a démarré sur Mars, c'est là qu'il faut aller la rechercher,' assure le scientifique. 'L'espoir n'est pas de trouver directement un être vivant, estime Jean-Pierre Bibring. Mais même si l'on trouve les précurseurs de ces êtres vivants sous forme de macromolécules, ce serait déjà un pas considérable, parce que cela voudrait dire que la vie est suffisamment robuste pour avoir pu s'adapter à l'environnement martien,' souligne-t-il. 'Ce qui est merveilleux avec Mars, c'est qu'elle a gardé la mémoire des moments où éventuellement, cette émergence de la vie a pu se passer et c'est cela que nous allons chercher avec ExoMars,' lance l'astrophysicien avec enthousiasme. Filming in the wonderfully decorated office of JP Bibring at IAS Paris for euronewsknwldge Space #spaceblog pic.twitter.com/jDXkDzexO1- Jeremy Wilks (WilksJeremy) 21 avril 2016
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Disposer de quoi se nourrir, c'est évidemment l'une des conditions essentielles pour vivre dans l'espace. Aujourd'hui, les astronautes mangent des plats préparés à l'avance sur Terre, parfois lyophilisés ou déshydratés qui leur sont livrés par engin automatisé ou vaisseau-cargo. Mais en cas de voyage spatial de longue durée, les livraisons de nourriture sont impossibles, d'où l'idée de faire pousser de quoi manger en orbite. Des expériences diverses sont menées, notamment dans le cadre du consortium MELiSSA à Barcelone où l'on élabore des systèmes clos de survie et à Brême en Allemagne où des scientifiques s'apprêtent à lancer un satellite dans lequel des tomates pourront pousser. Produire de la nourriture en orbite, c'est complexe, mais c'est déjà une réalité. En 2003, des cosmonautes russes ont dégusté leur récolte expérimentale de petits pois et en août dernier, des astronautes américains ont pu goûter leur première laitue de l'espace. Mais évidemment, les équipages ont besoin de bien plus pour assurer leur survie. Systèmes de survie fermés 'Les chiffres de base qui sont utilisés sont de cinq kilos par jour et par astronaute de consommables métaboliques, explique Brigitte Lamaze qui travaille au sein de ''l'Agence spatiale européenne':http://www.esa.int/ESA (ESA) pour le consortium MELiSSA (Micro-Ecological Life Support System Alternative) dont le but est de concevoir des 'systèmes de survie 'en boucle fermée' pour les voyages spatiaux':http://ecls.esa.int/ecls/attachments/MELiSSA-Phase5/education/ecosysteme.... [A ces consommables s'ajoutent] un kilo d'oxygène et un kilo de nourriture déshydratée et trois kilos d'eau qui sont utilisés pour l'eau potable et pour réhydrater la nourriture,' poursuit-elle. Au sein de l'Université autonome de Barcelone (UAB), nous découvrons une expérience qui figure parmi les projets qui visent à couvrir ces besoins. Celle-ci s'intègre au consortium MELiSSA. Le principe de l'installation : des rats respirent l'oxygène produit par des algues qui elles absorbent le CO2 rejetté par les rats. The Melissa project 'astronaut' rats are curious to see us filming for euronewsknwldge #spaceblog esascience pic.twitter.com/qvRXtbJ8wj- Jeremy Wilks (@WilksJeremy) 25 avril 2016 Une histoire de rats, d'algues et d'oxygène 'Les rats en respirant produisent du CO2, les micro-algues capturent ce CO2 et grâce à la lumière dans le photobioréacteur, elles sont capables de réaliser la photosynthèse et produire de l'oxygène, souligne Francesc Gòdia, professeur d'ingéniérie chimique à l'UAB. Et ensuite, cet oxygène retourne dans le compartiment où se trouvent les animaux et tout ceci se passe en circuit fermé, de manière continue,' indique-t-il. Meet ESA MELiSSA at #RHSChelsea #rocketscience = 'Micro-Ecological Life Support System Alternative' programmehttp://t.co/xMNGnq3hjw- ESA (@esa) 19 mai 2015 L'un des plus grands défis qu'a dû relever cette équipe a consisté à développer un système qui permet d'augmenter quasi-instantanément la quantité d'oxygène produit par les micro-algues. 'L'éclairage du photobioréacteur est plus ou moins intense en fonction de la quantité d'oxygène dont les rats ont besoin,' précise Francesc Gòdia. Des tomates vont bientôt pousser dans un satellite Autre projet dédié à la survie dans l'espace : à Brême, nous rencontrons des ingénieurs spatiaux du Centre allemand de recherche aérospatiale (DLR) qui s'apprêtent à mettre en place une production autonome de tomates à bord d'un satellite baptisé Eu:CROPIS qui sera lancé à l'été 2017. L'engin tournera autour de la Terre pendant que les graines germeront à l'intérieur. Tomatoes will be grown inside this DLR_en satellite being built in Bremen. euronewsknwldge #spaceblog pic.twitter.com/AawxbicTPp- Jeremy Wilks (@WilksJeremy) 27 avril 2016 Hartmut Müller, gestionnaire de projet satellites compacts au sein du DLR, nous présente le concept : 'C'est une serre qui fait pousser des tomates contre les parois extérieures du satellite et quand on fait tourner le satellite, on atteint des niveaux de gravité différents contre ces parois : c'est comme cela qu'on essaie de simuler la gravité sur la Lune et sur Mars.' Au DLR, ces ingénieurs travaillent en collaboration avec des botanistes spatiaux. Ces derniers se concentrent sur des variétés contenant beaucoup d'eau et de fruit par rapport à la masse de la plante. Les tomates ont été privilégiées pour la mission parce que leur couleur rouge les rend facilement repérable par caméra. 'Nous sommes dans le laboratoire Eden où l'on étudie les techniques de culture des plantes, nous indique Jens Hauslage, chercheur principal sur Eu:CROPIS : le contrôle de l'humidité, de la température, les solutions de fertilisants, etc. Bref, on regarde comment faire pousser des plantes sur différentes planètes dans le cadre de l'exploration spatiale par l'Homme, insiste-t-il avant de montrer des plants de tomate qui poussent sur des petits disques : 'C'est de la micro-tina, une tomate qui fait des fleurs et des fruits rapidement, explique-t-il avant d'ajouter : dans ces expériences qu'on réalise en conditions contrôlées, on surveille comment agit la solution de fertilisation pour ces tomates micro-tina.' A snap of some DLR space research plants soon to feature in May's episode of euronewsknwldge Space #spaceblog pic.twitter.com/EMItYKrQiL- Jeremy Wilks (WilksJeremy) 27 avril 2016 Des plants arrosés à l'urine Parlant de fertilisation, les tomates de l'espace seront arrosées grâce à une ressource naturelle générée par les astronautes eux-mêmes. 'On utilise de l'urine, indique Jens Hauslage. Donc l'urine, on pourrait dire que c'est comme 'de l'or jaune' pour les plantes quand on veut produire de la nourriture humaine au sein de systèmes fermés sur la Lune et sur Mars,' s'amuse le chercheur. Dans l'espace, les plantes ne pousseront pas au sol - ce serait trop difficile à organiser -. C'est en fait la rotation du satellite qui va permettre la pousse des racines dans un sens et du plant dans l'autre. 'On s'est rendu compte qu'une plante n'avait besoin que de 0,1 G pour reconnaître où est le bas ou pour savoir dans quelle direction pousser : ce sera aussi suffisant sur la Lune et sur Mars,' déclare Jens Hauslage. Puis il nous invite à découvrir différents espaces derrière des rideaux transparents : 'Dans un espace, il y a de la tomate micro-tina ; dans un autre, on a du poivron et là, ce sont des concombres. Vous ne pouvez pas manger celui-là maintenant, nous met-il gentiment en garde, parce qu'il a été cultivé dans un but scientifique, mais je peux vous dire qu'il a très bon goût.' Cucumber grown in 'space conditions' at DLR in Bremen. You could eat it if you liked! #spaceblog euronewsknwldge pic.twitter.com/qbSZgZmVpn- Jeremy Wilks (WilksJeremy) 27 avril 2016 A Barcelone, la prochaine étape pour le consortium MELiSSA sera de trouver comment recycler les déchets solides et liquides produits par les plantes et les animaux. Des dispositifs essentiels pour les vols longue durée En attendant, les scientifiques qui y participent sont convaincus que les systèmes 'en boucle fermée' sont essentiels pour les vols longue durée. 'Je pense que c'est faisable et que c'est nécessaire,' martèle Francesc Gòdia, de l'Université autonome de Barcelone. Brigitte Lamaze, de l'ESA, renchérit : 'Faire pousser des plantes dans l'espace, c'est nécessaire : ce sera obligatoire plus la mission dans l'espace sera longue. A partir du moment où on ne pourra pas emmener l'ensemble de la ration alimentaire des astronautes, il faudra trouver une façon de pouvoir produire cette nourriture,' conclut-elle. Il se pourrait qu'un jour, la nourriture de l'espace représente jusqu'à la moitié de ce que mangent les astronautes et les systèmes pour l'air et l'eau soient encore plus perfectionnés. Des dispositifs indispensables à la réussite d'un premier vol spatial de plusieurs années.
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Angela Merkel s'est rendu ce mercredi au Centre des astronautes européens à Cologne. C'est ici que sont sélectionnés, recrutés et formés les astronautes de l'Agence spatiale européenne (ESA), et ce, depuis plus de 25 ans. Ils ont à leur disposition notamment une piscine d'entraînement ou encore des simulateurs de vol spatial. 'Le vol spatial habité nous donne l'opportunité d'explorer, dans des conditions d'apesanteur, des domaines spécifiques, comme tester des matériaux, réaliser des expériences médicales, et plein d'autres choses', a expliqué la chancelière allemande. Johann-Dietrich Woerner est le directeur général de l'ESA : 'L'inspiration, elle s'exprime à travers les astronautes. Quand ils nous racontent les choses depuis l'espace, c'est une sensation forte pour les personnes de tous âges et cela a aussi un effet sur la société.'' Un astronaute allemand de l'ESA prendra bientôt les commandes de la Station spatiale internationale. Alexander Gerst s'envolera dans deux ans pour une mission de six mois.
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Les programmes d'observation de la Terre sont de plus en plus nombreux à l'image de ces satellites Sentinelle du programme européen Copernicus. Ils sont au coeur des discussions cette semaine, à Prague, à l'occasion du 5è symposium Planète vivante, organisé par l'Agence spatiale européenne. Il réunit plus de 3300 scientifiques et utilisateurs du monde entier. 'Les satellites sont fondamentaux parce qu'ils fournissent des informations comme la température de l'atmosphère et la couverture forestière et 30 % des activités liées au climat sont en fait en rapport avec la surface des forêts, explique Simonetta Cheli, responsable à l'Institut européen de recherches spatiales. Les données des satellites sont un instrument pour les hommes politiques et pour les scientifiques mais aussi un instrument pour nos enfants et nos petits-enfants afin d'assurer la sauvegarde de cette planète.' Les données récoltées par les différents programmes par satellites permettent de prévoir de plus en plus précisément les phénomènes climatiques tels que les sécheresses, les inondations ou la vitesse de la fonte des glaces. Les dernières connaissances sur l'humidité des sols, les surfaces gelées ou enneigées ou la salinité des océans seront aussi présentées.
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Reporté trois fois de 24 heures, le lancement de la fusée russe Soyouz a bien eu lieu lundi soir depuis Kourou en Guyane française. Deux reports étaient dus à la météo, un troisième à 'une anomalie sur la centrale à inertie de Soyouz'. Le lanceur russe doit mettre sur orbite deux satellites, dont l'un, Sentinel-1B, aura pour mission de surveiller l'environnement. 'Il y a un tas d'applications notamment liées à la détection des glissements de terrain, les inondations, les mouvements du sol, ce qui nous amène aussi aux services d'urgence, nous assistons tous ces types d'urgences. Quand il y a un séisme, nous pouvons réaliser des cartes des mouvements de terrain, avant et après. Nous avons des cartes montrant la dérive des glaces qui peuvent mettre en danger la navigation. Les nappes de pétrole peuvent être très bien observées grâce aux radars', explique le directeur des programmes d'observation terrestre de l'agence spatiale européenne. Les boosters de Soyouz, une fois vidés, sont largués pour alléger la fusée. Les boosters de Soyouz, désormais vides, sont largués pour alléger la fusée #VS14 #Microscope pic.twitter.com/jduD9JbyzI- CNES (@CNES) 25 avril 2016 L'autre satellite mis en orbite, Microscope, a pour mission de vérifier les fondements de la physique pour des applications futures.
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Ce soir, le satellite européen Sentinel-1B doit être lancé. Il s'agit du frère jumeau d'un premier satellite lancé il y a deux ans. Tous les deux sont équipés d'un radar sophistiqué, capable de fournir des images de la surface de la Terre de jour comme de nuit, quelles que soient les conditions météorologiques. Details on the 2,164-Kilogram Sentinel-1B satellite & its powerful C-SAR Payload: https://t.co/SbUEQBse6z #VS14 pic.twitter.com/tX1EVA2X09- Spaceflight101 LIVE (@S101_Live) April 22, 2016 Les données du premier satellite ont déjà commencé à être exploitées. Volker Liebig, directeur des programmes d'observation de la terre à l'ESA: 'Il y a beaucoup d'applications, par exemple l'observation des glissements de terrain, des inondations, cela nous sert aussi pour les services d'urgence, nous soutenons toutes les formes de situations d'urgence. Quand il y a un tremblement de terre, nous pouvons faire des cartes très précises des mouvements du sol, avant et après. Nous pouvons regarder la dérive des glaces qui pourraient mettre en danger certains trajets. Nous pouvons repérer les déversements d'hydrocarbures avec précision, grâce au radar.' Une fois en orbite à près de 700 km, le satellite Sentinel-1B scrutera chaque zone de la Terre tous les six jours. #Sentinel -1B Earth Observation #satellite will be launched tonight by Arianespace Stay tuned! esa ESA_EO pic.twitter.com/fqUcyISoKG- Thales Alenia Space (Thales_Alenia_S) April 22, 2016 Cette mission fait partie du programme Copernicus de l'Union européenne, pour la surveillance de l'environnement. Il comprend plusieurs paires de satellites Sentinel, pour un montant de 5 milliards d'euros pendant 20 ans. La chute des corps étudiée Soyouz est également chargé d'expédier dans l'espace un microsatellite français Microscope, qui espère trouver une brèche dans la théorie de la Relativité générale élaborée par Albert Einstein il y a un siècle. Il veut vérifier le principe d''équivalence' entre gravitation et accélération sur lequel Albert Einstein a bâti sa théorie. Il va étudier le mouvement relatif de deux corps en réalisant une chute libre la plus parfaite possible. 'Si Microscope trouve une violation du principe d'équivalence, cela sera un moment très important dans l'évolution de la physique', relève le physicien français Thibault Damour. 'On saura que la théorie de la Relativité d'Einstein n'est pas une description complète de la gravitation, qu'il y a de nouvelles forces qui contribuent à celle-ci'. Le CNES (Centre National d'Études Spatiales) est le maître d'oeuvre de Microscope, qu'il finance à 90%. L'ESA est partenaire. Le coût global du satellite, imaginé en 1999, est d'environ 130 millions d'euros. Des étudiants invités La fusée russe embarquera aussi trois 'Cube-Sats', des nano-satellites en forme de cube, mis au point par des étudiants européens dans le cadre du programme 'Fly Your Satellite' de l'ESA qui vise à stimuler les vocations scientifiques. Pour ce vol, les CubeSats, qui accompliront des petits travaux scientifiques, ont été conçus en Belgique, en Italie et au Danemark.
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Y a-t-il de la vie sur Mars ? Y en a-t-il eu dans le passé ? ExoMars tente de trouver des réponses à ces questions fondamentales pour l'Humanité. Nous nous sommes rendus au cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan pour assister au lancement du premier volet de cette mission menée par l'Agence spatiale européenne (ESA) en collaboration avec son homologue russe Roscosmos et rencontrer les scientifiques qui en sont à l'origine. L'aventure ExoMars commence dans la steppe kazakh, sur le cosmodrome de Baïkonour là où il y a plus de cinquante ans, Youri Gagarine devenait le premier homme à s'envoler vers l'espace, ouvrant une page légendaire de l'histoire spatiale soviétique. A trois kilomètres du site de lancement, des scientifiques et ingénieurs européens et russes se rassemblent sur la plate-forme panoramique pour assister au décollage de la fusée russe qui transporte les éléments de la mission dont leurs précieux instruments. Le stress du lancement 'Notre instrument va être secoué, quelque peu tourmenté et il n'aime vraiment pas cela, s'inquiète Oleg Korablev, de l'Institut de recherche spatiale russe IKI. Mais on espère qu'il va s'en tirer,' souligne-t-il. Nicolas Thomas, de l'Université de Berne dont l'équipe a construit la caméra CaSSIS, confie : 'Depuis à peu près quarante minutes, mon coeur bat la chamade, je suis un peu nerveux. Je pense à tous ces gens qui ont mis tellement de travail dans cette mission, à toutes ces personnes qui sont ici et à toutes celles qui ne sont pas là qui ont fait d'énormes efforts pour que tout soit prêt sur ce pas de tir, indique-t-il avant d'ajouter à cinq minutes du lancement : Le stress est en train de monter.' Dans un bruit assourdissant, la fusée russe s'arrache de son pas de tir. L'assistance est à la fois, soulagée et enthousiaste. Francesca Ferri, de l'Université de Padoue et responsable de l'expérimentation AMELIA, lance : 'C'est fantastique, on est en route pour Mars ! C'est excitant !' Seen on euronews: ExoMars mission leaves Earth's orbit heading for Mars https://t.co/vMUyidI21S pic.twitter.com/Af7Uagu6Fm- Jeremy Wilks (WilksJeremy) 15 mars 2016 Le décollage s'est déroulé en toute sécurité, mais il y a encore une part d'incertitude. Quelques heures plus tard au centre de contrôle de la mission à Moscou, les visages sont tendus au moment de la préparation d'une manoeuvre complexe. Premières opérations réussies La fusée doit allumer ses propulseurs quatre fois avant de se séparer de la sonde ExoMars proprement dite qui rejoindra la planète rouge. 'Cet allumage est une explosion contrôlée qu'on réalise jusqu'à un certain point, il y a toujours un élément de risque sous-jacent,' indique Nicolas Thomas. Wörner and Komarov side by side - this is closest ESA and Roscosmos have worked on a science mission pic.twitter.com/ZqLoOeiY9J- Jeremy Wilks (@WilksJeremy) 14 mars 2016 La procédure de séparation se déroule comme prévu. A présent, l'ESA doit vérifier que tout fonctionne. 'On fait tous les tests qui concernent la sonde, on s'assure qu'elle est totalement sous contrôle, précise Thomas Passvogel, responsable des projets scientifiques de l'Agence européenne. Dans les semaines suivantes, on testera les instruments un par un, toutes les fonctions de la sonde, la grande antenne de communication avec la Terre, etc. Puis la sonde va dériver jusqu'à ce qu'on fasse la correction de trajectoire finale pour lui faire prendre la direction de Mars,' conclut-il. #ICYMI we're on our way to Mars with our #ExoMars ESA_TGO mission! https://t.co/R12DRuOWfd pic.twitter.com/9Cm5Jc7lSt- ESA_ExoMars (@ESA_ExoMars) 15 mars 2016 Résoudre le mystère du méthane En réalité, il ne s'agit que du premier des deux volets de la mission ExoMars. Une étape qui va permettre d'étudier l'atmosphère martienne, de détecter la présence de méthane et d'envoyer un atterrisseur sur sa surface. A travers l'Europe et la Russie, les spécialistes de Mars, notamment à Lyon, attendent avec impatience les premiers relevés. L'un des grands mystères qu'ils espèrent résoudre concerne le méthane. De petites quantités de ce gaz ont déjà été découvertes sur la planète rouge. 'Le gaz auquel on s'intéresse le plus, c'est le méthane parce qu'il n'est pas stable dans l'atmosphère de Mars, explique Patrick Thollet, professeur assistant à l'Ecole normale supérieure de Lyon. Ce qui est stable dans l'atmosphère de Mars, c'est le dioxyde de carbone, poursuit-il. Si on y met du méthane, on sait qu'en quelques centaines d'années, il va se transformer en dioxyde de carbone ; donc s'il y en a, c'est qu'il est émis en ce moment même par la planète,' dit le chercheur. Obtenir des images d'une résolution inégalée Les scientifiques chercheront à savoir où le méthane est émis sur Mars, puis ils compareront ces données avec les nouvelles images qu'ExoMars va produire. 'Comme j'étudie la surface de Mars, le principal instrument qui va m'intéresser, c'est la caméra CaSSIS qui est construite à Berne, indique Cathy Quantin-Nataf, professeur à l'Université de Lyon. Cette caméra permettra d'avoir des images en couleur de Mars à une résolution qu'on n'a pas encore aujourd'hui et puis, surtout d'avoir la topographie de façon systématique et en haute résolution,' assure-t-elle. Discussing ExoMars landing sites with the team at Lyon University Claude Bernard #spaceblog pic.twitter.com/JlzDJqXGPM- Jeremy Wilks (@WilksJeremy) 10 mars 2016 Ces images permettront aussi d'alimenter un débat en cours sur la présence d'eau salée à certains moments et à certains endroits sur Mars. 'On n'a pas vraiment découvert d'eau liquide sur Mars, on a découvert des traces de sel qui ont pu être déposées par de l'eau liquide, précise Patrick Thollet. Mais attention : on ne parle pas de sel de cuisine, met-il en garde, c'est plutôt un sel qui se rapproche du sel qu'on met dans l'eau pour faire de l'eau de javel ; donc c'est quelque chose qui n'est pas forcément très favorable à la vie.' Réaliser des mesures de l'atmosphère et de la surface martiennes Quand la sonde ExoMars atteindra la planète rouge en octobre, les deux éléments qui la forment se sépareront : d'un côté, la sonde principale - l'orbiteur TGO - restera en orbite et le petit atterrisseur appelé Schiaparelli sera largué en direction de Mars. Il ira se poser sur une surface qui pourrait ressembler au sol de la steppe kazakh, mais en réalité, elle est très différente et beaucoup plus froide et sèche. Des caractéristiques que Schiaparelli explorera. 'Grâce à cette capsule qui traversera l'atmosphère martienne, souligne Francesca Ferri, de l'Université de Padoue, on pourra faire des mesures localisées des conditions atmosphériques qu'on pourra intégrer à nos modèles pour comprendre le fonctionnement du climat de Mars.' #MarsWebCam on #MarsExpress saw Meridiani Planum last night, the final destination for #ExoMars #Schiaparelli in Oct pic.twitter.com/GEaI9EHPEb- ESA Operations (@esaoperations) 14 mars 2016 Les spectromètres de la sonde principale qui restera en orbite passeront eux aussi l'atmosphère martienne au crible. L'un de ces instruments a été développé par Oleg Korablev, de l'Institut IKI : 'Notre instrument est dédié à la mesure de gaz à l'état de traces par le biais de l'observation du rayonnement solaire qui passe au travers de l'atmosphère de la planète rouge,' détaille-t-il. Our ESA_TGO is performing flawlessly en route to #Mars: https://t.co/BTxkPAIqlt- ESA_ExoMars (@ESA_ExoMars) 23 mars 2016 Trancher un débat fondamental A terme, l'analyse de ces différents relevés devrait nous permettre d'alimenter un débat fondamental : y a-t-il de la vie sur Mars ? Y en a-t-il eu dans le passé ? 'On peut penser que c'est une planète qui est morte, reconnaît Patrick Thollet avant d'ajouter : En fait, il se passe des choses et surtout [c'est important de savoir si ce qui se passe] met en jeu de l'eau, le premier ingrédient de la vie.' Pour Cathy Quantin-Nataf, Mars 'paraît peu habitable, mais cela ne veut pas dire qu'elle ne soit pas habitée.' Quant à Nicolas Thomas, de l'Université de Berne, il indique : 'Si sur place, il y a du méthane en abondance - c'est ce qu'on voit localement -, cela ne veut pas dire qu'il y ait quelque chose de vivant. Je dois dire que je suis un peu sceptique, tempère-t-il avant de conclure : on s'agite autour de cette question de la vie ; j'essaie pour ma part, d'inciter à garder la tête froide.'
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Un décollage réussi pour la mission russo-européenne ExoMars 2016. La fusée russe Proton s'est arrachée à la gravitation terrestre ce lundi à dix heures et demi, heure de Paris. À son bord le satellite Trace Gas Orbiter et l'atterrisseur Schiarapelli qui ont désormais quitté l'orbite de la Terre et se dirigent vers la planète rouge. Le voyage doit durer 7 mois : le 16 octobre, le module Schiarapelli entamera sa descente de 3 jours vers le sol de Mars et Trace Gas Orbiter se placera en orbite de la planète rouge pour tenter d'y détecter des traces de gas, et en particulier de méthane, dans l'atmosphère de Mars. 'Avec ce lancement réussi, les scientifiques sont ici au comble de l'excitation' dit Jeremy Wilks, l'envoyé spécial d'Euronews au cosmodrome de Baïkonour où la fusée Proton a décollé ce lundi matin. 'Pour la plupart, c'est la première fois qu'ils construisent et envoient des instruments sur Mars. Il reste bien des obstacles à surmonter : les instruments doivent démontrer qu'ils fonctionnent dans l'espace et encore un voyage de 7 mois avant que ne commence l'étape véritablement scientifique de la recherche de traces de vie.'
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L'Europe repart à la découverte de Mars. Une fusée russe Proton a décollé lundi matin du cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan. A son bord : une sonde capable de détecter des gaz et un atterrisseur test. La mission ExoMars 2016 en collaboration avec la Russie a pour objectif de trouver des traces de vie sur la planète rouge. Et voici à nouveau le décollage d'#ExoMars ce matin depuis #Baïkonour... pic.twitter.com/bP7f1tYQk5- ESA France (@ESA_fr) March 14, 2016 Voici ce que transporte le lanceur Proton dont le décollage est imminent#ExoMars pic.twitter.com/oqUAzT6cOJ- Erwan Lecomte (@Erwan_Lecomte) March 14, 2016 Si tout va bien, après un voyage de sept mois et un trajet de 496 millions de kilomètres, l'atterrisseur Schiaparelli se séparera de la sonde le 16 octobre pour se poser sur la planète rouge trois jours plus tard. Quant à la sonde, elle ralentira très progressivement pour se placer sur une orbite à 400 km d'altitude. Elle commencera à travailler fin 2017. Les scientifiques espèrent découvrir des gaz à base de carbone comme le méthane. Etant à 90% d'origine biologique, il indiquerait la présence actuelle d'une vie micro-organique sur Mars. VIDEO : Comprendre la mission ExoMars en 3 minutes https://t.co/gCZgVaKVXF pic.twitter.com/5X6YvN92Yl- Le Monde (@lemondefr) March 14, 2016 C'est la deuxième fois que l'Europe part à l'assaut de la planète rouge. En 2003, elle a lancé avec succès Mars Express, qui a rempli sa mission scientifique. Mais le petit atterrisseur britannique Beagle 2 largué par Mars Express n'a jamais donné signe se vie. Il a été repéré, onze ans après, partiellement déployé sur la surface de la planète. Plus de 200 000 clichés : la planète Mars vue du ciel https://t.co/nCopx9kGyC pic.twitter.com/TWZow0ZNFh- Le Monde (@lemondefr) March 14, 2016 avec AFP
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Lundi, une fusée sera lancée depuis le Kazakhstan en direction de la planète mars. La Russie et l'agence spatiale européenne ont prévu un périple de sept mois.
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Ce samedi un astéroïde de 30 mètres de long va frôler la Terre sans que l'on sache à quelle distance précisément. Une rumeur farfelue a même précisé que cet astéroïde s'écraserait sur Marseille. Il n'empêche, en cas de collision, c'est le genre d'objet qui pourrait causer la fin de la vie sur notre planète. Jeremy Wilks, d'Euronews a rencotré Michael Khan, sépcialiste des objets célestes à l'agence spatiale européenne. Jusqu'à quel point cet astéroïde peut-il nous menacer ? Michael Kahn : Le problème avec ces astéroïdes c'est que nous ne savons pas grand chose. Nous connaissons plus ou moins son orbite. Mais nous ne connaissons pas sa taille exactement. On sait qu'il fait entre 20 et 50 mètres de diamètre. Son orbite nous laisse penser qu'il ne heurtera pas la terre ni en mars 2016 ni lors de son 2eme passage durant ce siècle. Jeremy Wilks : Que se passerait-il si un astroïde de ce type entrait en collision avec la Terre ? Michael Kahn : C'est assez aléatoire. Si son diamètre est dans la fourchette la plus basse, il se désintègrerait juste dans l'atmosphère comme ce fut le cas à Tcheliabinsk il y a quelques années. A Tcheliabinsk il avait explosé et causé quelques dégâts sans faire de blessés. Mais en tombant il pourrait heurter la surface de la terre et y faire un trou et là cela pourrait être un réel problème et des gens pourraient être tués. Jeremy Wilks : Jusqu'à quel point les astéroïdes nous menacent-ils ? Michael Kahn : Les astéroïdes ont déjà été une menace pour la Terre. Si vous regardez la surface du globe, elle est parsemée d'impacts. Mais heureusement les impacts les plus grands, ceux qui font le plus de dégâts, ne se produisent pas souvent. Ce n'est pas une chose très probable qui pourrait arriver. Mais si un gros impact devait se produire alors cela aurait comme conséquence la fin de la civilisation que nous connaissons. Mais ce n'est pas très probable. En fait, tout dépend de la taille de l'astéroïde. Si vous parlez d'un objet d'un kilomètre de diamètre cela aurait évidemment un impact mondial. Jeremy Wilks : Alors que peut-on faire ? Michael Kahn : La première chose que l'on devrait toujours faire c'est de déterminer la taille du problème pour mieux le suivre à la trace pour savoir comment évolue notre ennemi. Donc nous devrions suivre à la trace ces astéroïdes avec des télescopes branchés sur l'espace. Et lorsqu'ils détectent quelque chose qui ressemble à un astéroïde alors on rassemble les données dans un ordinateur et ces données sont mises à jour comme ça nous savons où ces objets sont aujourd'hui et où ils seront dans un siècle. Mais il y a des limites à cette observation. On ne peut pas détecter les plus petits objets parce qu'ils sont noirs ou bien parce qu'ils viennent de la même direction que le soleil comme c'est le cas pour cet astéroïde dont nous parlons. Et donc cela ne permet pas d'atténuer les risques. Jeremy Wilks : C'est ce qui s'est passé à Tcheliabinsk. L'objet venait de la même direction que le soleil et nous ne l'avons pas vu venir. Donc, on ne peut rien y faire ? Michael Kahn : C'est vraiment une zone grise et nous ne pourrons rien y faire pendant un certain temps encore. Peut-être que dans 50 ans les choses changeront. Jeremy Wilks : Vous avez une idée ? Michael Kahn : On pourrait avoir des télecsopes positionnés en orbite du soleil et à différentes positions et là on pourrait vraiment observer. On aurait besoin de différents télescopes orientés dans la même direction qui pourraient voir davantage d'objets. Ou alors on pourrait avoir des radars scrutant l'espace pour détecter des objets plus petits de l'ordre de 10 mètres, voire plus petits encore...
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Scott Kelly et Mikhaïl Kornienko font leurs adieux à la Station spatiale internationale après un séjour record de 340 jours. L'astronaute américain et le cosmonaute russe ont travaillé à bord de l'avant-poste orbital pour préparer une future mission habitée vers Mars.
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Trois astronautes de la Station Spatiale Internationale (ISS) sont rentrés ce mercredi sur Terre, après avoir passé, poru deux d'entre eux, 340 jours en orbite, soit près d'un an. Il s'agit de la durée la plus longue jamais enregistrée depuis 2000, date depuis laquelle la station peut accueillir des passagers. La capsule Soyouz a atterri ce matin dans les steppes du Kazakhstan, avec à son bord, l'Américain Scott Kelly et le Russe Mikhaïl Kornienko. A spectacular view as the Soyuz spacecraft drifts back to Earth. Welcome home, StationCDRKelly! #YearInSpace pic.twitter.com/abiL6yjTuG- Intl. Space Station (Space_Station) 2 mars 2016 (function(d, s, id) (document, 'script', 'facebook-jssdk'));Two thumbs up from NASA Astronaut Scott Kelly, seen resting in a chair outside of the spacecraft just minutes after he...Posté par NASA - National Aeronautics and Space Administration sur mardi 1 mars 2016 Les deux hommes qui ont mené des expériences en vue de futurs périples sur Mars, se sont dits 'plutôt en forme' à leur arrivée. How is StationCDRKelly's #YearInSpace contributing to our #JourneyToMars?https://t.co/1W4a9ulCvi pic.twitter.com/lHaXoiQ6uw- ISS Research (ISS_Research) 27 février 2016 Pendant leur mission, ils ont subi des tests et des examens médicaux à intervalle régulier, afin de mesurer les effets de l'apesanteur sur leur organisme. Ils devront encore effectuer des analyses pendant un an après leur retour. Scott Kelly est ainsi devenu l'Américain à avoir passé le plus de temps dans l'espace, enregistrant une durée cumulée de 540 jours au cours de sa carrière.
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La mission ExoMars dont le premier lancement est prévu le mois prochain s'apprête à se mettre en quête de méthane dans l'atmosphère martienne. Impliquée dans le projet, Ann Carine Vandaele est responsable de l'instrument NOMAD à bord d'ExoMars. Cette scientifique éminente de l'Institut royal d'Aéronomie spatiale de Belgique nous explique l'intérêt pour les scientifiques d'évaluer la présence de ce gaz sur la planète rouge dans ce deuxième épisode de Destination Mars. Elle nous présente des instruments dans une boîte, 'trois spectromètres qui vont analyser la composition de l'atmosphère de Mars et notamment le méthane,' indique-t-elle. 'Le méthane est important parce que sur Terre, il est lié à des phénomènes biologiques, dit-elle avant de préciser : 'Il n'y a pas encore assez d'éléments tangibles pour pouvoir dire qu'il y a ou qu'il y a eu de la vie sur Mars.' It's on with the microphone for the 2nd episode of Destination Mars with acvandaele ExoMars_NOMAD pic.twitter.com/16IBktpz5U- Jeremy Wilks (@WilksJeremy) 1 Février 2016 'Différents instruments sur différentes missions ont déjà mesuré le méthane sur Mars : Curiosity, les observateurs sur la terre ou PFS sur MarsExpress, énumère la scientifique. Mais dans chacune de ces mesures, on peut poser des questions et donc ExoMars va résoudre le problème du méthane une fois pour toutes en utilisant des instruments dédiés à la mesure de ce gaz,' souligne Ann Carine Vandaele. 'Le stress est évidemment en train de monter dans l'équipe, confie-t-elle. Il faut imaginer que cela fait plusieurs années que toute cette équipe internationale travaille à cet instrument : on attend ces données, on attend que notre instrument soit en orbite autour de Mars, donc pour nous, effectivement, le stress dans les mois qui viennent sera intense,' lance-t-elle dans un sourire. Destination #Mars: how ESA_Exomars 2016 will be launched on 14 March and its 7-month cruise to #RedPlanet https://t.co/DY952HQxYK- ESA (esa) 17 Février 2016
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*Le directeur général de l'Agence spatiale européenne dit vouloir construire une base permanente sur la Lune. Ce projet incroyable prend peu à peu forme à mesure que les scientifiques européens commencent à sérieusement y réfléchir. Nous avons rencontré quelques-uns de ceux qui pourraient faire de ce rêve, une réalité, notamment au Centre européen des astronautes à Cologne.' 'J'ai l'intention de construire une base permanente sur la Lune : ce sera une station ouverte pour différents Etats participants, des pays des quatre coins du monde,' explique posément le nouveau directeur général de l'Agence spatiale européenne (ESA), Jan Wörner. ESA chief Wörner lays out his vision for a Moon base this Thurs on euronewsknwldge Space 18.45 CET pic.twitter.com/sMCP7aVEll- Jeremy Wilks (WilksJeremy) 22 Février 2016 Un projet international Cette ambition nouvelle pour notre satellite naturel constituerait une première : jamais l'Homme n'a en effet disposé de base permanente sur la Lune. En 1969, il y posait le pied grâce au programme américain Apollo. Un exploit qui a montré qu'avec la volonté nécessaire, on pouvait réaliser des pas de géant. 'Dans les années 60, il a fallu une décennie pour rendre cela possible, indique l'astronaute de l'ESA, Andreas Mogensen. Aujourd'hui, en termes de développement technologique, poursuit-il, on est beaucoup plus avancé, donc il est clair qu'on peut le refaire.' L'idée, c'est que cette base lunaire de dimension mondiale vienne à terme remplacer la Station spatiale internationale. 'Cela veut dire [que pourraient être présents] les Américains, les Russes, les Chinois, les Indiens, les Japonais et même d'autres pays qui pourraient apporter de plus petites contributions,' dit Jan Wörner. Re ESA Moon Village / FAA Panel, here's one visualization pic.twitter.com/yNBi2BiEBO#space #moonvillage- Space 2.0 (@Infocast_Space) 3 Février 2016 Le projet pour l'instant, peu précis n'en suscite pas moins l'enthousiasme. Au Centre européen des Astronautes de Cologne, un atelier était organisé il y a quelques semaines pour réfléchir aux méthodes de construction de cette sorte de village lunaire permanent. L'une des pistes envisagées : utiliser les métaux, les minéraux et l'eau sous forme de glace qui se trouvent sur place. 'La Lune est pleine de ressources, insiste Bernard Foing, directeur du Groupe international d'exploration lunaire de l'ESA. Aux poles de la lune, précise-t-il,nous avons trouvé des glaces et des endroits qui sont presque toujours au soleil et ces derniers peuvent nous fournir des ressources que nous pouvons utiliser pour construire ou soutenir la vie des astronautes dans cette base lunaire.' Utiliser les matériaux sur place pour construire en impression 3D Mais la principale menace qui pèse sur toute base lunaire, c'est son exposition au rayonnement solaire et cosmique, aux micrométéorites et à des températures extrêmes. Pour y répondre, Aidan Cowley, chercheur irlandais de l'ESA, travaille sur une technique ingénieuse : le sol lunaire lui-même pourrait permettre de bâtir des dômes de protection. 'L'une de nos idées, c'est d'utiliser la roche pour bâtir en impression 3D une structure habitable ou un élément de construction et on pense qu'on peut le faire, dit-il. Un rover se poserait sur la surface de la Lune, il libérerait un dôme gonflable - un peu comme un ballon - et ensuite, les rovers commenceraient à construire un deuxième dôme de protection tout autour du premier où s'installeraient les astronautes, poursuit-il. Donc on dispose une couche de poussière, on agglomère, on met une autre couche de poussière, on agglomère et on procède comme cela jusqu'à ce qu'on ait fini de bâtir tout type de structure,' détaille-t-il. A building block to test #3Dprinting of a future lunar base on display at ESTEC ESA_Tech #moonvillage pic.twitter.com/9LM5NQerPC- Ryan Laird (rjmlaird) 15 Janvier 2016 Evidemment, c'est difficile d'aller sur la Lune pour tester de nouvelles idées. Les scientifiques cherchent sur Terre, des lieux où les roches et la poussière pourraient ressembler à celles que l'on trouve sur notre satellite. Simulations à Terre C'est le cas dans le massif volcanique de l'Eifel près de Cologne où Bernard Foing nous présente un exercice de simulation : 'Nous avons un équipage et des instruments avec lequels nous voulons mesurer la composition des roches et nous voulons valider que ces instruments fonctionnent en utilisant des roches qui sont très proches des roches lunaires ou martiennes, à savoir des roches volcaniques,' souligne-t-il. How do you build a Moon base? One place to start is an old quarry in Germany, serving as an analogue site! pic.twitter.com/zQxVa1sOKr- Jeremy Wilks (@WilksJeremy) 16 Février 2016 Expérience du jour : Oscar Kamps, étudiant en géologie à l'Université d'Utrecht, fait comme s'il se trouvait sur la Lune. Ses collègues le guident à distance. L'objectif, c'est de voir comment le pseudo-astronaute agit en collaboration avec la station. Il s'agit aussi de tester le spectromètre du faux module lunaire qui permet d'identifier les minéraux utilisables pour construire la base et participer à son fonctionnement. 'Dans cette simulation, je joue l'astronaute, indique Oscar Kamps avant d'ajouter : Ma collègue me dirige vers le lieu où elle veut que j'effectue un prélèvement, puis elle me dit quand je dois revenir et mesurer l'échantillon devant ce petit laboratoire.' Sa collègue, Marloes Offringa, étudiante en sciences de la Terre à l'Université d'Amsterdam, confirme la bonne réalisation de l'opération : 'Les conditions de luminosité sont très bonnes actuellement, dit-elle, on n'a pas besoin de recourir à des méthodes alternatives. Donc c'était très facile d'avoir un bon signal.' 'Il faut lancer un immense cycle de développement technologique' La volonté du directeur général de l'ESA de construire un village lunaire est mobilisatrice même s'il faudra peut-être attendre vingt ans pour que les technologies nécessaires soient fin prêtes. 'C'est de nouveau, un immense cycle de développement technologique qui doit démarrer, insiste l'astronaute Andreas Mogensen : cela va de la conception des fusées qui vont nous placer en orbite, nous transférer jusqu'à la Lune et nous y poser jusqu'aux bases lunaires dans lesquelles nous vivrons, c'est vraiment tout ce programme technologique qu'il faut que nous développions,' renchérit-il. Les Européens ne sont pas seuls dans la partie. La Chine prépare une mission de retour d'échantillons lunaires, la Russie développe un alunisseur avec le soutien de l'ESA et la capsule de la NASA Orion associée à un module européen devrait prochainement voler autour de la Lune. Une diversité essentielle d'après le directeur général de l'ESA : 'L'avantage de ce village lunaire, c'est qu'on n'a pas besoin d'énormément de financement au début, dit Jan Wörner. On peut commencer avec une petite mission d'alunissage que d'ailleurs, beaucoup de pays sont déjà en train de planifier pour aller vers un énorme investissement par exemple en vue d'installer un radiotéléscope sur la surface cachée de la Lune, ajoute-t-il avant de souligner : Il y a des objectifs multiples, des utilisateurs multiples, mais un lieu unique.' La petite soeur de la Terre réserve bien des défis à l'Humanité, elle qui veut en faire un lieu d'expérimentation pour des missions habitées lointaines.
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L'astronaute britannique Tim Peake films un Royaume-Uni scintillant alors que la Station spatiale internationale (ISS) survole la Manche.
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Le lanceur russe Soyouz avec placé avec succès Sentinel-3A en orbite terrestre. Le satellite de l'Agence spatiale européenne rejoint les deux autres Sentinelles pour transmettre quasiment en temps réel les variations de notre planète et les variations du climat. 'En gros, on essaie faire avec Sentinel-3 ce que nous avons obtenu il y a 35 ans en météorologie' explique Volker Liebig, le directeur des programmes d'observation terrestre de l'Agence spatiale européenne. 'Sentinel-3 donnera une image plus grande : la résolution sera moins fine, mais il pourra 'donner l'état de la planète au quotidien.' Sentinel-3A est placé en orbite à 815 kilomètres de la mer. Le satellite sera notamment en mesure de fournir des informations sur la fonte des glaciers, de détecter les pollutions marines, les variations de température des océans et d'affiner les prédictions météorologiques.
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Une flotte de satellites surveille depuis l'espace, l'état de santé de notre planète. C'est la mission des satellites Sentinelles, qui sont au coeur du programme Copernic de la Commission européenne, le programme d'observation de la Terre le plus ambitieux à ce jour. (http://www.esa.int/Our_Activities/Observing_the_Earth/Copernicus/Overview4) L'Agence spatiale européenne (ESA) se prépare à lancer le troisième satellite d'une flotte de six à partir du cosmodrome de Plesetsk (Russie), en février. Ce programme européen de surveillance de la Terre doit doter l'Europe d'une observation autonome de la Terre, en tant que service d'intérêt général, avec un accès libre. Tous les satellites ont été conçus et construits par un consortium d'une centaine d'entreprises. Le prochain à être lancé se nomme Sentinel - 3. (http://www.spacedaily.com/reports/ESA_selects_Airbus_Defence_and_Space_f...) Susanne Mecklenburg, Responsable de la mission à l'ESA : 'Sentinelle-3 est très spécial pour de nombreuses raisons. Tout d'abord, nous avons une charge utile particulière, avec trois instruments différents, nous avons une grande variété de différentes données disponibles, avec de nombreuses applications, par exemple pour soutenir le programme Copernic, mais aussi pour des applications scientifiques. On couvre une large gamme. ' Sentinel - 3 pourra mesurer la température, la composition et la hauteur de la surface de la mer ainsi que l'épaisseur de la glace de mer. Sur la surface terrestre, il fournira une image très large de l'occupation des sols, l'état de la végétation et également la hauteur des rivières et des lacs. (http://www.esa.int/Our_Activities/Observing_the_Earth/Copernicus/Sentine...) Constantin Mavrocordatos, Directeur du programme : 'Il est possible par exemple de déterminer tous les éléments qui sont dans l'océan et leur écoulement. Il peut s'agir d'algues, de planctons, ou de pollution, et comment tous ces éléments se déplacent à travers le monde.' Toutes les données seront collectées par un service de surveillance du milieu marin. Les observations pourront être réalisées, en temps réel. Ces mesures fourniront des informations utiles sur la façon dont nous gérons notre environnement, en aidant à mieux comprendre les effets du changement climatique .
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Au revoir Philae. Les équipes responsables du petit robot européen se sont résolues à ne plus lui envoyer de commandes. Endormi depuis des mois faute d'énergie, le laboratoire à trois pattes aura réalisé une première historique en novembre dernier, en atterrissant sur la comète Tchouri après un voyage de dix ans à bord de la sonde Rosetta. Avec AFP
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Tout au long de cette année, nous suivons la mission ExoMars qui vise à chercher des traces de vie sur la planète rouge. Le premier des deux vaisseaux spatiaux décolle dans quelques semaines et nous disposons d'un accès exclusif à l'équipe en charge du projet. Pour ce premier épisode, nous avons rencontré Jorge Vago, l'un des scientifiques du projet ExoMars à l'Agence spatiale européenne. 'Un désert froid et hostile' 'Mars, décrit-il, c'est un désert froid et hostile avec une atmosphère très mince qui est baigné de radiations cosmiques et de rayonnement UV intense, ce n'est vraiment pas un endroit où on voudrait être.' Puis il nous précise le calendrier : 'En mars, une fusée russe Proton va lancer notre premier vaisseau vers Mars - on veut percer le mystère du méthane sur Mars - et une deuxième mission qui sera menée dans quelques années prévoit d'amener au sol un rover et une plateforme de surface.' 'Scientifiquement très ambitieux' 'On y va vraiment pour chercher des traces de vie grâce au rover ExoMars, poursuit le scientifique, une fois sur Mars, il sera confronté à de la poussière fine - très problématique pour se déplacer - et à des rochers.' Enfin, il revient sur les enjeux de cette mission : 'C'est techniquement difficile, c'est scientifiquement très ambitieux et du point de vue de la programmation, ce n'est pas souvent que deux agences travaillent ensemble pour mener une mission sur une autre planète.' #ExoMars on the road for launch: Watch latest status update & mission overview ahead of launch in March: https://t.co/yTCq1YeNQO- ESA_ExoMars (ESA_Exomars) 12 Janvier 2016
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Un lanceur russe a mis vendredi en orbite le premier 'noeud spatial' du système européen de satellites de relais de données appelé EDRS. Il permettra une meilleure surveillance des catastrophes naturelles et va considérablement accélérer la transmission de mégadonnées entre les satellites et la Terre.
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Les nanosatellites, ce sont de tout petits cubes remplis de nanotechnologies qui aujourd'hui, prennent de plus en plus de place dans les missions spatiales, de l'exploration de Mars à la surveillance d'astéroïdes potentiellement dangereux. Des universités aux agences spatiales en passant par les industriels, de nombreuses équipes s'y intéressent de très près. Ils ne mesurent que dix centimètres d'arête, mais n'ont rien à envier à leurs camarades plus grands. Lancés depuis une quinzaine d'années, les nanosatellites ou cubesats ont imposé leur potentiel dans le secteur spatial comme dans le monde universitaire. Exemple au sein du Centre spatial Mektory de Tallinn. 'Je n'aurais jamais pensé concevoir un satellite de ma vie parce que je me disais toujours qu'il n'y avait que la Nasa qui en construisait, confie Marta Hang (english), assistante du programme Cubesat au centre Mektory, mais aujourd'hui, je peux le faire moi aussi dans mon Université.' Tashi Dolma Gyeltshen, étudiante en master d'ingéniérie industrielle, renchérit : 'Tous ceux qui participent à ce projet, on vient tous d'horizons différents et chacun de nous se donne à 100%,' assure-t-elle. Ce projet est le fruit d'une initiative universitaire internationale à laquelle participent étudiants et professeurs en collaboration avec des industriels. L'objectif, c'est de former les élèves en vue de leur professionnalisation dans le secteur spatial. En ce moment, ils préparent leur première mission. 'On est en train de développer une unité cubesat pour une mission de télédétection : le satellite doit donc prendre des images de la Terre,' explique Mart Vihmand, directeur du Centre spatial Mektory. Moins coûteux et plus rapides à concevoir Ce type de cubesat qui pèse entre un et dix kilos coûte moins cher que les gros satellites notamment parce qu'il est élaboré en grande partie à partir de composants électroniques existants. Il est aussi plus rapide à concevoir. Mais les étudiants de Tallinn ont encore deux ans de travail devant eux. Ready to moving to #mektory #space center of #Tallinn to film next space magazine on #cubesats, on euronews pic.twitter.com/pJIHFbg80L- claudio rosmino (claudiorosmino) 8 Janvier 2016 'De la planification du projet à l'assemblage final du satellite, il faut trois ans : en général, 80% de ce temps est consacré à des réunions et à de la conception sur ordinateur,' souligne Mart Vihmand. En réalité, quand on commence à construire l'appareil final qui va voler dans l'espace, qu'on l'assemble dans un certain environnement et qu'on réunit les différents composants, cela ne prend qu'une minute,' ajoute-t-il. Les cubesats mettent en orbite un concentré de nanotechnologies : dans le centre universitaire de Tallinn, celles-ci sont élaborées à partir d'éléments produits grâce à une imprimante 3D ou commandés sur internet. Les progrès de la miniaturisation Mais les nanosatellites n'ont pas qu'un intérêt pédagogique et l'Agence spatiale européenne (ESA) le sait bien : elle veut les employer pour des missions spatiales lointaines. Roger Walker coordonne les recherches sur ces technologies au Centre technique de l'Agence aux Pays-Bas. 'Les ordinateurs se sont miniaturisés avec le temps : on est passé d'un ordinateur qui occupait toute une pièce il y a des décennies à quelque chose qui aujourd'hui, tient dans un téléphone portable, indique-t-il. Dans le secteur spatial, on constate que les composants des satellites se sont miniaturisés de quelque chose de la taille d'une machine à laver à aujourd'hui quelque chose de la taille d'un cubesat : en gros, c'est un satellite dans une boîte à chaussures,' poursuit-il. Les nanosatellites peuvent remplir de nombreuses missions comme réaliser des mesures ou procéder à des tests dans l'espace. Cette année, le cubesat Qarman à l'étude au Centre technique de l'ESA testera des technologies de rentrée dans l'atmosphère et des matériaux de protection thermique. Cubesat en main, Roger Walker nous explique : 'On trouve toutes les fonctionnalités d'un satellite réunies dans cette boîte : on a la possibilité de générer de l'énergie avec des panneaux solaires, de distribuer cette énergie en interne, de communiquer avec la station au sol sur Terre, mais aussi de mener des expériences et de transmettre les données à la Terre,' insiste-t-il. Mission d'impact d'un astéroïde Mais l'avenir de ces petits satellites s'annonce encore plus grand : ils participeront dans les années qui viennent, à une mission conjointe de l'ESA et de la NASA baptisée AIDA qui prévoit de dévier un astéroïde en le percutant. Une expérience précieuse au cas où l'on découvrirait que l'un d'eux menace la Terre. 'On est en train d'étudier les cubesats à des fins exploratoires et scientifiques dans l'espace lointain, indique Roger Walker, l'une de ces missions consistera à leur faire intégrer une mission d'impact d'un astéroïde ; ces cubesats observeront l'astéroïde avant et après qu'un engin de la NASA ne percute l'astéroïde lui-même.' we talk of #cubesat in the next #space, Jan.21 on euronews / CubeSat companions for #ESA 's astroid mission - https://t.co/PwneNO5aqx- claudio rosmino (claudiorosmino) 13 Janvier 2016 Le processus de miniaturisation ne semblant pas connaître de limites, ces nanosatellites offrent de nombreuses opportunités d'applications notamment dans l'évacuation de débris spatiaux, les services de télécommunications ou encore les missions d'exploration vers la Lune et Mars, leur faible coût de production et de lancement étant un avantage. Mais ces technologies laissent aussi la porte ouverte à d'autres innovations. 'La prochaine génération, affirme Roger Walker de l'ESA, c'est elle qui saura comment les exploiter de la meilleure manière qui soit et on aboutira probablement à des choses que l'on n'a jamais vues ou auxquelles on n'aurait jamais pensé.' 'J'ai tellement hâte que notre cubesat soit lancé, ce sera une grande réalisation pour chacun d'entre nous,' souligne Tashi Dolma Gyeltshen, étudiante à Tallinn. Mart Vihmand, directeur du centre Mektory, se projette lui aussi dans l'avenir : 'On forme davantage de gens à être capables d'inventer des choses pour le secteur spatial et on les prépare aussi à des missions encore plus importantes,' lance-t-il. 'On espère aussi, renchérit Marta Hang, assistante du programme Cubesat à Tallinn, que notre Université construira un plus gros satellite et qu'elle emmène un jour l'un des étudiants sur la Lune. Pourquoi pas ?' lance la jeune femme. #cubesat will be starring in the next #space magazine on air on euronews since Jan.21. #estonia #mektory #esa pic.twitter.com/cnBGb7GWZE- claudio rosmino (claudiorosmino) 7 Janvier 2016
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Le Belge Frank De Winne a passé six mois à bord de la Station Spatiale Internationale. Il nous décrit ses impressions, et ce qu'il a pu observer : 'Vous voyez beaucoup de nuages, de systèmes météorologiques et ici, vous voyez l'univers tout noir, immense. Quand vous regardez de l'espace, parfois, vous voyez ces petites îles formées par ces récifs coraliens, il y a ces nuances de bleu clair, très nettes, qui sont très belles à voir. Vous avez bien sûr les nuances de vert des forêts, mais ensuite quand vous survoler les déserts, ils sont marron, rougeâtres, jaunes. Vous voyez cette ligne bleue très très fine, c'est l'épaisseur de notre atmosphère. C'est ce qui nous donne la vie, c'est ce qui fait que cette planète est vivable' Frank De Winne Cet ancien pilote d'essai de l'armée belge est devenu le tout premier commandant européen de l'ISS. Il dirige aujourd'hui le Centre des astronautes européens de Cologne, en Allemagne. Frank De Winne a participé à une mission de 9 jours à bord de l'ISS en 2002, puis à une autre mission de 6 mois en 2009, pendant laquelle il a été le principal utilisateur du bras robotique japonais et a participé, à ce titre, à l'amarrage à l'ISS du véhicule de transport de fret japonais HTV. Originaire de Gand en Belgique, il est marié et père de 3 enfants.

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