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BALHAF (Yémen) - La Marine française a évacué 44 ressortissants étrangers du Yémen. Parmi eux, plusieurs Français. L'opération a eu lieu samedi, depuis le port de Balhaf Destination : Djibouti, de l'autre côté du Golfe d'Aden. D'autres nations : la Russie, le Pakistan , l'Inde ou encore l'Indonésie procèdent de même, alors que le Yémen s'enfonce dans le chaos. Origine des violences: une rébellion emmenée par des combattants chiites et soutenue par l'Iran, les Houthis. Ils ont déjà pris Sanaa la capitale et sont désormais au porte d'Aden, la grande ville portuaire au sud du pays. En réponse, l'Arabie Saoudite à la tête d'une coalition d'une dizaine de pays arabes a lancé plusieurs raids aériens. Le conflit envenimé par la présence d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique alarme les ONG tout comme l'ONU : depuis le 26 mars, près de 500 civils auraient perdu la vie.
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Faiza Garah, euronews : L'Arabie Saoudite est à la tête d'une coalition contre les Houthis au Yémen. Pour parler de cette opération militaire et de ses conséquences sur le Moyen-Orient, nous accueillons, depuis Paris, Celine Jrizi, spécialiste des affaires yéménites. Dans quelle mesure, cette opération va-t-elle permettre de stopper la progression des Houthis et de leurs alliés, les partisans de l'ex-président Saleh, au Yémen ? Céline Jrizi : Les Houthis ne s'attendaient pas à une réaction aussi forte et aussi rapide de la part de l'Arabie Saoudite et de ses alliés. Cette intervention militaire a contrarié leurs plans, elle a ralenti leur progression vers la grande ville du sud, Aden. euronews : Avec ces raids aériens, l'Arabie Saoudite peut-elle vraiment éradiquer l'influence iranienne dans la région ? Céline Jrizi : Elle ne peut pas éliminer l'influence iranienne, car l'Iran est une puissance régionale. On assiste au Yémen à une guerre par procuration, avec d'un côté l'Arabie Saoudite et ses alliés, de l'autre l'Iran. Je pense que les prochains jours seront difficiles pour les Yéménites, qui vont payer cher malheureusement cet affrontement. euronews : Les Etats-Unis et des pays européens pourraient-ils intervenir dans ce conflit ? Céline Jrizi : Si les Occidentaux interviennent, ce sera sur un plan logistique, en soutien aux pays arabes. Je ne pense pas que l'Occident interviendra clairement dans cette guerre, même pour sauver le Yémen, car ce n'est pas dans son intérêt. Cela reste une guerre arabo-iranienne.
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Au moins treize morts, dont des enfants et des femmes. C'est le bilan des premiers bombardements lancés par l'Arabie Saoudite sur la capitale yéménite. Les raids aériens ont touché dans la nuit de mercredi à jeudi plusieurs quartiers de Sanaa. L'opération militaire rassemble plus de 10 pays. Elle a pour objectif de défendre le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, confronté à une rébellion de la milice chiite des Houthis, qui progresse vers le sud du pays. Le déclenchement de cette opération coïncide avec la prise de l'aéroport d'Aden par les insurgés mercredi. C'est dans cette grande ville qu'est réfugié le président depuis la prise de la capitale en février. Selon la garde présidentielle, le chef de l'État a été contraint de fuir sa résidence et on ignore où il se trouve actuellement. L'Arabie saoudite ainsi que l'Égypte, le Qatar, le Koweït, Bahreïn et les Émirats arabes unis ont indiqué dans un communiqué avoir répondu à l'appel du président Hadi. Les États-Unis apportent de leur côté un soutien en logistique et en renseignement à l'opération.
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