Un entrepreneur toulousain de 39 ans à remporté la vente aux enchères de la base de données clients de Virgin Megastore, en liquidation judiciaire depuis la semaine dernière. Pour la modique somme de 122 euros, l’homme a récupéré plus d’1,6 million de noms de clients.

"En quarante-huit heures, les enchères étaient terminées", explique l’entrepreneur selon des propos rapportés par LeMonde.fr, qui s’avoue surpris "et un peu dépassé" par les évènements

David Daddi, un illustre inconnu, a pourtant racheté la base de données du programme de fidélité de Virgin, en vente sur le site liquidationsencheres.com. C’est en surfant sur Internet pour suivre le devenir de la société, que l’entrepreneur est tombé sur cette annonce. Le détail du contenu de l’offre était le suivant : "la base de données est constituée de : 1 612 723 clients porteurs de la carte de fidélité au 31 décembre 2012, dont 1 211 105 clients contactables (adresse email valide), soit 72,9% des clients".

"Je pense que les gens n’y ont pas cru : on était deux ou trois, je me suis engagé à aller jusqu’à 500 euros : ça s’est arrêté à 122,50 euros", a raconté David Daddi.

Relancer les magasinsLe but de cet entrepreneur toulousain ? "Envoyer un mail aux clients pour leur proposer de faire un don ou de devenir actionnaire pour reprendre les magasins, ou pour aider les salariés qui ont manifestés le désir de le faire", a-t-il expliqué.

Dans cette optique, il a créé une plateforme en ligne "reestartup.com", dédiée au "crowdfunding", forme de financement populaire et participatif qui a déjà fait ses preuves dans la musique, révèle Le Parisien. "Tous les jours des entreprises ou des commerces se font lâcher et des emplois se perdent. Alors que des solutions existent aujourd’hui", déplore David Daddi.

Officiellement désigné vainqueur de cette vente lundi par le site, l’homme n’à pour le moment versé que 8,80 euros pour constituer le dossier transmis au liquidateur. Ce dernier doit maintenant décider s’il accepte ou non de lui remettre le fichier, mais pour LeMonde.fr, "ses chances de l’emporter semblent minces".

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En effet, les syndicats s’insurgent de cette offre "honteuse", qui n’a pour eux rien d’officiel. De plus, d’autres offres de rachat ont été examinées par le Tribunal de commerce (allant de 20 000 à 54 000 euros), mais pas celle à 122 euros, à indiqué au Monde Guy Olharan, secrétaire du CE et délégué CGT chez Virgin.

© AFP

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