Les cotisations salariales, il supprimera ; la CSG, il augmentera

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Ils n’ont jamais changé leur discours durant la préparation de la réforme fiscale : les mastodontes du gouvernement souhaitent que le "travail paye". Leur objectif ? Que le financement de la protection sociale soit élargi à l’ensemble des revenus. Ce qui concrètement revient à supprimer les cotisations salariales maladies et chômages afin de redonner plus de pouvoir d’achat aux actifs et à augmenter de 1,7 point le taux actuel de la Contribution sociale généralisée (CSG). L’objectif étant de financer cette suppression. De fait, la baisse des cotisations devrait être opérée en deux temps. D’abord en janvier, puis en octobre. Résultat : les salariés ne devraient, a priori, pas en mesurer les effets avant fin 2018. Si leurs revenus sont inférieurs à 4 000 euros par mois, les indépendants devraient gagner en pouvoir d’achat. Les fonctionnaires recevront, de leurs côtés, une compensation compte tenu de l’augmentation de la CSG. Dans ce lot de hausses et de suppressions, les véritables perdants ne seront autres que les ménages percevant des revenus locatifs ainsi que les retraités dont la pension se révèle supérieure à 1 350 euros.