Dans une note d’analyse, un économiste de la banque Natixis met en garde les investisseurs face à une éventuelle révolte des salariés. Il invoque pour principale raison, le partage inégal des richesses. 

Publié le 18 août, la note d'un économiste de Natixis a un titre évocateur qui a même de quoi faire trembler les grands groupes bancaires : "Peut-il y avoir une 'révolte' des salariés?".

Patrick Artus, l’auteur du document, est directeur de recherche et des études de Natixis, filiale du groupe BPCE (Banque Populaire – Caisse d’Epargne). Il explique ainsi que sa principale préoccupation est de savoir si un jour "dans les pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques),les salariés pourraient se révolter contre les inégalités de revenu", rapporte BFM. Plus loin, l’économiste fait la démonstration des inégalités à l’aide de nombreux graphiques. Deux d’entre eux indiquent comment la productivité de salariés a crû plus rapidement que leur rémunération.

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Cela pourrait être "une révolution"

Patrick Artus a même employé le terme de "révolution" tout en prenant le soin de mettre celui-ci entre guillemets. D'après BFM, il explique également que "si les salariés se révoltaient, le choc inflationniste et donc les taux d’intérêt qui en résulteraient, auraient des effets très négatifs sur les détenteurs d’obligations, sur les États et les entreprises".

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Selon l’économiste, une révolte engendrerait "une hausse rapide des salaires qui conduirait à de graves déséquilibres financiers" soit "une chute des marchés et une hausse des taux d'intérêt et de l'inflation". Cette chute bénéficierait aux salariés mais pas aux actionnaires ni aux grands groupes, indique BFM.

Dans une dernière mise en garde, Patrick Artus appelle les investisseurs à "se couvrir contre le retour de l'inflation et la baisse des indices boursiers".

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