Le nouveau secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a estimé jeudi sur France Inter que "parler des 32 heures" n’est "pas une absurdité".  

C’est une pensée à contre-courant. Alors que les 35 heures fêtent leur quinzième anniversaire sur fond de débat quant à leur utilité, le nouveau secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a estimé jeudi sur France Inter que "parler des 32 heures" n’est "pas une absurdité".

"Il y a besoin que des salariés qui ont trop de travail, qui sont mal dans leur travail, puissent laisser un peu de temps à ceux qui n'ont pas d'emploi. C'est un vrai défi pour les années qui viennent, cette question de la réduction du temps de travail", a-t-il expliqué au micro de France Inter.

Le nouveau patron du syndicat admet néanmoins aller à contre-courant avec une telle proposition. "Je pense qu'être à contre-courant, c'est offrir des perspectives", a-t-il expliqué. Et d’ajouter : "On n'est pas les seuls à être à contre-courant. Le débat a lieu dans d'autres pays européens sur la réduction du temps de travail".

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Dans un rapport sur "l'impact de la réduction progressive du temps de travail", rendu public en décembre dernier, la députée socialiste Barbara Romagnan reconnaissait l’intérêt du dispositif mis en place en 2000 par le gouvernement de Lionel Jospin et plaidait elle aussi pour de nouvelles mesures de réduction du temps de travail.

En vidéo sur le même thème : Macron remet (encore) en cause les 35 heures 

mots-clés : Emploi

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