Depuis 2001, les joueurs du PMU ont laissé plus de 500 millions d’euros de gains à l’entreprise de paris hippiques, soit par oubli soit par perte du ticket gagnant tant convoité.

© CC / commerçant-artisans

Les joueurs du PMU semblent être généreux avec la société de paris hippiques. Selon Challenges.fr, les parieurs du PMU auraient omis de réclamer plus de 500 millions d’euros de gains depuis 2001. Chaque année, ils oublieraient d’exiger en moyenne la somme de 40 millions d’euros.

Dans 90% des cas, ce sont des parieurs jouant dans un bar ou dans les autres points de vente PMU qui omettent de réclamer leurs dûs. La plupart du temps, ils perdent leurs tickets ou ne prennent tout simplement pas le temps de regarder les résultats. Ces gains non réclamés concernent également les joueurs misant directement à l’hippodrome. Il faut savoir que la société de paris hippiques donne un délai de 60 jours maximum aux parieurs pour récupérer leur argent.

Une somme minime comparée  aux enjeux enregistrés

Ces gains gracieusement donnés au PMU, qui n’en demandent pas tant, ne concernent cependant pas les parieurs misant sur internet. En effet, sur les sites de paris en ligne, le joueur détient un compte virtuel où son argent est automatiquement reversé.

D’après Challenges.fr, les gains non réclamés ont subi une forte hausse entre 2001 et 2005 mais sont restés stables jusqu’à l’année dernière. En 2012, ils représentaient seulement 0,4% des 10,5 milliards d’euros d’enjeux enregistrés.

L’argent non réclamé sert au développement et au financement de la société de paris hippiques. Il alimente la retraite de ses salariés gérée par l’Orpesc, l’organisme de retraite et de prévoyance des employés des sociétés de courses et par la même occasion, la formation aux métiers des écuries représentée par l’Afasec, l’association de formation et d’action sociale des écuries de courses.

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Et alors que le PMU a réalisé l’année dernière plus de 865 millions d’euros de bénéfices, les parieurs feraient bien de redoubler de vigilance pour éviter d'offrir de l'argent à une société qui n'en a visiblement pas besoin.