Entre son institut de la région lyonnaise, ses nombreuses brasseries et ses prestigieux trophées de la gastronomie, celui que l’on surnomme le "cuisinier du siècle" est parvenu à bâtir un véritable empire au fil des décennies. Reste à savoir qui va hériter de quoi ? Mais surtout de combien ?

Ce n’est un secret pour personne, l’illustre cuisinier Paul Bocuse décédé ce samedi 20 janvier aimait la gastronomie autant que les femmes. De ses passions amoureuses (trois officielles tout du moins), sont nés deux enfants. Françoise en 1947, puis Jérôme en 1969. Mais maintenant que celui que l’on considère également tel le pape de la gastronomie française s’est éteint, demeure l’épineuse question de son héritage.

Trois femmes, deux enfants et une vingtaine d’établissements

Techniquement, Paul Bocuse n’a, en réalité, été marié qu’une fois. Si l’on ignore, pour l’heure, la nature exacte de son régime matrimonial - lequel, selon s’il a été modifié ou non, ferait que soit seule son épouse (la première femme de sa vie, Raymonde) hériterait de son empire dans un premier temps, soit directement ses deux enfants - le maître de la gastronomie hexagonale a très probablement dû rédiger un testament. Ce qui est sûr en revanche tient à une chose : l’argent engrangé par Paul Bocuse chaque année. Au total, son empire est aujourd’hui constitué d’une vingtaine d’établissements situés en France, en Asie et aux Etats-Unis essentiellement. Un patrimoine culinaire qui, selon les sources, permettrait au clan Bocuse de générer entre 30 et 50 millions d’euros de chiffre d’affaires chaque année.

Qui pour gérer l’empire Bocuse ?

Ecoles de formations, fondation, restaurants gastronomiques, brasseries, hôtel, restaurants à service rapide, le tout accompagné d’une équipe de plus de 700 salariés… L’empire Bocuse se révèle donc conséquent, mais surtout pour beaucoup administré par son fils, Jérôme, né de sa deuxième passion amoureuse avec Raymone. Forcément en très bonne place pour toucher l’héritage, Jérôme Bocuse est aujourd’hui directeur général du groupe qui porte son nom. A cela, s’ajoute des fonctions de gestionnaire pour ce qui est de l’organisation des fameux trophées organisés tous les deux ans depuis 1987 (les Bocuse d’Or). Mais les tâches de ce dernier ne s’arrêtent pas là. Il est également membre du conseil d’administration de la Fondation Bocuse d’Or USA en qualité de vice-président. Depuis 22 ans, il dirige deux restaurants créés par son père : l’un nommé "Les Chefs de France", l’autre, "Monsieur Paul". Ils sont, tous deux, situés à Orlando en Floride.

Quid de sa fille, de sa belle-fille et des deux autres femmes de sa vie ?

Si l’on en sait peu quant à la place qu’occupait sa fille Françoise Bocuse dans cet empire, il est aujourd’hui de notoriété publique qu’au moins deux des trois femmes de sa vie (Raymonde son épouse et Patricia sa troisième compagne) assurent ou ont assuré des fonctions précises pour l’aider à bâtir son empire. C’est le cas de Raymonde : laquelle, en dehors des cuisines, tient les rênes de L'Auberge du Pont de Collonges ; de Patricia, rencontrée en 1971. Elle fondera la société "Produits Paul Bocuse" et s’attellera à gérer l’image du Chef ; Ou bien encore d’Ève-Marie (la fille de Patricia) qui, elle, travaillera avec son beau-père pour lui rédiger son autobiographie.

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Reste également qu’en 2010, le pape de la gastronomie (associé à Jean Fleury) avait décidé d’ouvrir le capital de son pôle brasseries au fonds d’investissement Naxicap Partners ainsi qu’à certain de ses salariés, souligne Le Monde.

Un empire colossal qui génère des dizaines de millions d’euros de chiffre d’affaires chaque année, que les héritiers Bocuse devront, en temps voulu, se partager.

En vidéo - Hommages unanimes aux Halles "Paul Bocuse" de Lyon

 

mots-clés : Gastronomie

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