Un escroc sévirait-il dans les services de Pôle emploi ? C'est en tout cas tout l'objet d'une enquête qui va faire suite à une plainte d'une mère de famille, dont les virements d'indemnités chômage ont été détournés sur un autre compte. Le coupable serait un agent.

Lundi dernier, une mère de famille a déposé plainte suite au détournement d'indemnités chômage qu'elle aurait dû toucher de Pôle emploi, selon Le Parisien. Cette femme, Nathalie, est inscrite depuis trois ans dans l'agence Pôle emploi du Xe arrondissement de Paris. Alors qu'elle avait subi 6 mois d'inactivité jusqu'en septembre, elle s'attendait à un versement de 3 600 euros.

Il y a une dizaine de jours, Nathalie reçoit un message lui signifiant le versement de la somme sur son compte. "Depuis le mail annonçant ce versement, je vérifiais mon compte quotidiennement. Huit jours ont passé, toujours rien. C'était anormal, alors je les ai appelés", raconte-t-elle au quotidien.

A force d'insister, elle réussit à obtenir une réponse d'une conseillère : "d'après ce que je vois, un agent a changé votre numéro" le 18 juillet dernier. La conseillère précise aussi que le versement de l'argent a été fait sur un compte de la Poste sous le nom de jeune fille de Nathalie.

Un changement de numéros de compte sans aucune nécessité de justificatifs...Un agent aurait donc, sans avoir eu besoin d'un quelconque justificatif, changé les coordonnées bancaires de Nathalie. Et la modification de son relevé d'identité bancaire à son insu la prive donc aujourd'hui du versement de ses 3 600 euros, Pôle emploi ayant décidé de geler le versement de l'indemnité en attendant de démêler le dossier. Nathalie proteste : "je suis la victime, pas la responsable de cette situation".

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De son côté, Pôle emploi est assez embarrassé et a confirmé au Parisien qu'une enquête interne allait être menée, expliquant qu'il s'agissait peut-être d'une manœuvre d'un intérimaire l'été dernier, dans le but de détourner les allocations. En attendant, si l'arnaque a été si facile à mettre en place en ce qui concerne Nathalie, d'autres allocataires de Pôle emploi pourraient bien également en être victimes...

© PHILIPPE HUGUEN / AFP