La diffusion massive d’une photo montrant un enfant mort échoué sur une plage turque a provoqué une onde de choc dans l’Union européenne qui a annoncé plusieurs mesures pour régler la question des migrants.

Le cliché a fait ce jeudi la Une de la presse internationale. Sur celui-ci, on voit un petit enfant syrien de trois ans échoué sur une plage turque, face contre terre, avant d’être récupéré par un policier local.

Présentée comme le symbole du drame migratoire, la photo montre le corps sans vie d’Aylan Kurdi, parti avec sa famille sur une embarcation de fortune pour fuir vraisemblablement la ville de Kobani, en Syrie, théâtre d’affrontements entre djihadistes et miliciens kurdes.

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Depuis le début de l’année, selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), plus de 2 500 personnes ont trouvé la mort en tentant de franchir la Méditerranée pour gagner l’Europe.

Hollande et Merkel ont annoncé plusieurs propositions

Hasard du calendrier ou non, le président de la République, François Hollande, devait réunir ce jeudi après-midi l’ensemble des ministres concernés par la question des migrants "pour examiner les volets européen et national" de cette question.

Juste avant cette réunion, François Hollande et la chancelière allemande, Angela Merkel, ont convenu "de transmettre des propositions communes pour organiser l’accueil des réfugiés et une répartition équitable en Europe, rapprocher les normes pour renforcer le système d’asile européen, assurer le retour des migrants irréguliers dans leur pays d’origine, et apporter le soutien et la coopération nécessaires avec les pays d’origine et de transit."

De son côté, la Commission européenne a demandé dans le même temps aux Etats membres de répartir en urgence 120 000 réfugiés supplémentaires au sein de l’UE afin de faire face à l’accélération de la crise migratoire. Une volonté qui semble avoir l’appui de Paris et Berlin, puisqu’Angela Merkel a annoncé que les deux pays étaient d’accord sur le principe de "quotas contraignants".

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Dans un communiqué, l’Elysée indique que "ces hommes et ces femmes (migrants, NDLR), avec leur famille, fuient la guerre et les persécutions. Ils ont besoin de la protection internationale. Elle leur est due."

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