Selon les informations de Challenges, le gouvernement ferait actuellement le ménage dans les logements de fonction qu’il met à disposition des hauts fonctionnaires. Près d’un quart d’entre eux devraient en effet être vendus d’ici 2015.

En application de la réforme engagée en 2010 par la droite, le gouvernement actuel prévoit de supprimer une bonne partie des logements de fonctions qui étaient jusqu’à présent réservés aux hauts fonctionnaires, assure Challenges. Et alors que près d’une centaine de millier d’agents de la Fonction publique en bénéficient, l’hebdomadaire précise qu’en principe "seuls les fonctionnaires ayant une obligation de disponibilité totale pour des raisons de sûreté, de sécurité ou de responsabilité ont vocation" à pouvoir profiter d’un logement gratuit par nécessité absolue de service. Et si certains agents, d’ordinaire non-éligibles à un tel régime, peuvent également en bénéficier "à titre précaire" lors d’astreintes, ils doivent cependant payer une redevance à hauteur de 50% de la valeur locative du bien. Tous, éligibles ou non-éligibles, ne peuvent par ailleurs pas dépasser une certaine surface attribuée. Celle-ci est fixée à "80m² par bénéficiaire plus 20m² supplémentaires par personne à charge", précise Challenges.

Le ministère des Affaires étrangères va diviser par 15 le nombre de ses logementsToujours selon les informations du magazine, le ministère de l’Economie et des finances envisagerait de supprimer près d’un quart de ses logements de fonction, tandis que le ministère de la Justice s’apprêterait à passer de 1 915 à 1733 biens, et que l’Education nationale devrait en perdre plus d’une centaine sur les 260 qu’elle possède actuellement. Le ministère des Affaires étrangères devrait, quant à lui, diviser par 15 le nombre de logements de fonctions à disposition de ses fonctionnaires. Ceux-ci devraient s’établir à 5.

Publicité
Les biens seront ensuite vendus aux enchèresParmi les fonctionnaires visés par cette réforme, devraient ainsi figurer les directeurs régionaux et départementaux des finances publiques, mais aussi les présidents de tribunaux de grande instance, des cours d’appel et des tribunaux administratifs, ainsi que les directeurs académiques dans les départements. Loin de vouloir mettre à la porte les agents de la Fonction publique visés par ces suppressions, le gouvernement prévoirait de leur laisser jusqu’à septembre 2015 pour se retourner. Tous les biens ainsi récupérés seront ensuite vendus aux enchères.

Vidéo : gel du salaire des fonctionnaires en 2014