Les marchés au pied du mur

Les marchés financiers sont à un tournant majeur. Car après six années de stimuli monétaire, marquée par des dizaines de milliards d’injection de liquidités, la banque centrale devrait, sauf coup de théâtre, cesser cette semaine d’acheter des actifs financiers. Mais le sevrage monétaire pourrait être compliquée à digérer par les marchés, l’atterrissage a intérêt de se faire tout en douceur.

LE GRAND SAUTDans l’inconnu. Encouragée par une croissance américaine de l’ordre de 3%, la Fed considère que la reprise est suffisamment solide pour se passer de son soutien. Mais l'arrêt des injections de liquidités soulève de nombreuses questions: La Bourse est-elle menacée? Risque-t on un krach obligataire ? Le dollar est-il à l’aube d’un nouveau règne ? Comment la Fed va-t-elle réduire son bilan ? Et quel sera l’impact sur la zone euro. Les Echos nous livre quelques pistes de réflexion pour lever le voile sur ses incertitudes.

LA FRANCE ÉVITE LE COUPERETEn sortant de son chapeau 3,6 milliards d'euros dans son budget 2015, la France évite in extremis d'être recalée par la commission européenne de Bruxelles. Mais si la commission a estimé que les derniers efforts étaient acceptables, elle maintient la pression sur la nécessité de réformes profondes pour que l'objectif d'un déficit de 3% du PIB soit respecté...un jour.

PAS DE FRONDE SUR LE BUDGET DE LA SÉCURITÉ SOCIALE...L'Assemblée nationale a adopté le projet de loi de financement pour la Sécurité sociale. Un projet sensible puisqu'il prévoit notamment l'allégement des cotisations patronales prévu dans le pacte de responsabilité, critiqué depuis plusieurs mois par les frondeurs qui ont pris leur courage à deux mains et...se sont abstenus.

MAIS UN PATRONAT FURIEUXUn amendement au budget de la Sécurité sociale prévoit de soumettre les dividendes versés par les SA et les SAS au paiement des cotisations sociales. Jusqu'alors, ces dividendes étaient soumis aux prélèvements sociaux sur les revenus du capital, soit un taux de 15,5 %, bien inférieur à celui appliqué aux rémunérations salariales. Une décision qui a été prise pour éviter les abus car certains dirigeants créent des SA et des SAS uniquement pour se verser des dividendes. Mais une décision qui surtout a été prise sans concertation du patronat. Un nouveau coup dur pour les pigeons, moineaux et autres oiseaux.

LA RECETTE MIRACLE DU MEDEFSupprimer les effets de seuils dans l’entreprise. Le patronat veut supprimer l’obligation d’un délégué du personnel à partir de 10 salariés. Il s’attaque également au seuil des 50 salariés, qui déclenche de nombreuses obligations, dont la création d’un comité d’entreprises. Voilà pourquoi en France la majorité des PME compte entre 11 et 49 salariés.

GOOGLE VOIT EN PETIT Après la voiture sans pilote ou la robotique, le géant de l'Internet Google s'attaque désormais aux nanotechnologies. Pour détecter certaines maladies, les nanoparticules développées par Google circuleront dans le sang pour mesurer des changements biochimiques dans les cellules du patient. De la science-fiction à la réalité, il n’y a plus qu’un pas…

LES MARCHÉS N’AIMENT PAS…. les prévisions et les dépenses de Facebook pour la fin de l’année. Le chiffre d’affaires devrait ainsi augmenter "seulement" de 40% à 47% contre les 59% au troisième trimestre réalisé grâce un essor de la publicité sur mobile.  Les dépenses devront exploser de 45% à 50% sur l’ensemble de 2014, et même de 55% à 75% l’année prochaine.

LES PÉTROLIÈRES A LA PEINELa baisse de 25 % du crude depuis début juin impacte les résultats des grands groupes pétroliers. BP et BG group ont publié des résultats en baisse au troisième trimestre et l'impact devrait être plus élevé au quatrième trimestre car la baisse s'est accentuée depuis septembre. Total, mais aussi Royal Shell, Chevron et ExxonMobil vont publier leurs résultats dans les prochains jours et le consensus s'attend donc à des publications difficiles.

UN CÉGÉTISTE BLING-BLING Le patron de la CGT aurait-il des goûts de luxe ? Pour rénover son logement, la CGT aurait déboursé entre 130 000 et 150 000 euros, rapporte Le Parisien, dont 28 500 euros rien que pour du linge de maison, une TV dans chaque chambre et autres aménagements floraux et décoratifs....

VOILA C'EST TOUTBONNE JOURNEEMAY THE FORCE BE WITH YOU

Edito publié sur Monfinancier.com le 29/10/2014.

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