Le dilemme des banques centrales

Beaucoup d’agitation autour des banques centrales : ça bouge, ça discute, ça se concerte… La bonne nouvelle c’est que les banques centrales communiquent entre elles, elles échangent leurs expériences, leurs réflexions et surtout leurs doutes. Et des doutes, elles en ont beaucoup.

QUE FAIRE ?

Elles sont toutes ou presque confrontées au même problème : qu'est-ce qu'on doit faire ? Tout le monde sait qu'il y a trop de liquidités dans l'économie et que ces liquidités provoquent de plus en plus de bulles ou au moins une grosse inflation de la valeur des actifs. Et qu'il faudrait donc monter les taux, et plutôt accélérer la hausse des taux et drainer des liquidités comme a commencé à le faire timidement d'ailleurs la Banque centrale américaine.

OÙ EST L'INFLATION ?

Mais d'un autre côté il n'y a toujours aucun signe réel de risque d'inflation et c'est tout le dilemme. Il n'y a pas d'inflation. En apparence parce que la façon de mesurer l'inflation n'est pas adaptée à l'environnement post-crise, mais aussi parce que les forces déflationnistes malgré la reprise générale de l'économie mondiale sont encore très fortes. Les banques doivent agir. Elles repoussent toutes l'échéance. Elles essaient de gagner du temps. Mais il va falloir qu'elles choisissent une voie. Il va falloir qu'elles prennent le risque de ne rien faire et se retrouver débordées par la surchauffe de l'économie et des marchés, ou prendre le risque d'agir et de tuer dans l'oeuf la reprise économique.

QUI À LA TÊTE DE LA FED ?

Et l'incertitude sur le changement éventuel de direction à la Banque centrale américaine. C'est une incertitude supplémentaire. Et une incertitude majeure. On sait l'importance qu'a la politique monétaire américaine. Or Trump hésite entre des candidats qui peuvent avoir des politiques diamétralement opposées. Les banques centrales sont donc en pleine hésitation. Les marchés eux profitent de ce statu quo pour continuer sur leur lancée.

C'EST PARTI !

Ouverture ce mercredi du 19e congrès du Parti communiste chinois, le grand show du Président Xi Jinping.

L'ALLIANCE AIRBUS BOMBARDIER

Double surprise. Airbus s'associe à Bombardier sur le programme du Canadien d'avions moyen-courriers et Airbus annonce que cet avion sera "an american aircraft that will create american jobs" venant défier Boeing sur ses terres.

BACK TO BASICS

Mardi, Morgan Stanley et Goldman Sachs ont publié des résultats meilleurs que prévu. Malgré des résultats de trading plutôt décevants. Ce qui a boosté leurs résultats, c'est le bon vieux business classique de prêts. Aux entreprises mais également aux particuliers aisés. Retour aux fondamentaux...

ON N'AVAIT DIT QU'ON N'EN PARLAIT PLUS

Donc on ne dira pas que Wall Street a clôturé sur des nouveaux niveaux records.

PAS SIMPLE

Merkel doit faire preuve de patience. Elle va prendre son temps pour former une coalition. Chaque parti pressenti pour y participer, les libéraux et les écologistes, affiche ses exigences. Mardi, Christian Lindner, patron du parti libéral FDP a exigé le ministère des Finances pour son parti et a remis en question le projet européen d'Emmanuel Macron.

DU CÔTÉ DES MARCHÉS

Une fois n'est pas coutume, la séance américaine a une nouvelle fois été ponctuée par un nouveau record. Le Dow Jones vient s'inscrire un pic en début de séance pour flirter avec le seuil historique des 23.000 points. Le dollar reprend des couleurs face à ses contreparties alors que le futur pilote de la Réserve fédérale américaine pourrait être plus "faucon" que prévu. De quoi alimenter une nouvelle fois des anticipations d'une hausse des taux avant la fin de l'année outre-Atlantique. L'euro se négocie à 1,1756 dollar. Du côté des marchés asiatiques, le Nikkei enchaîne une douzième séance de hausse à l'approche des élections législatives anticipées qui se dérouleront dimanche.

LES BONS PLANS POUR RÉDUIRE SES IMPÔTS

Vous voulez vous lancer dans un investissement défiscalisant ? MonFinancier vous donne ses clés pour bien choisir son placement, ainsi que les pièges à éviter : faut-il privilégier la réduction ou la déduction d'impôt ? Les placements défiscalisant immobiliers ou financiers ? Quel impact du passage au prélèvement à la source ? On vous donnera les bonnes réponses lors de notre soirée dédiée aux enjeux de la réduction d'impôt, le mercredi 25 octobre 2017, à partir de 19 h à notre agence avenue Marceau (Paris 8). Je m'inscris à la conférence sur les règles et les pièges de la réduction d'impôt du 25 octobre.

ON S'EN FOUT ?

Raqqa, la "capitale" de l'État Islamique a été libérée (bien évidemment, on ne s'en fout pas, je le dis pour ceux qui m'écrivent et qui n'ont pas compris l'esprit de la rubrique "on s'en fout ?" avec un point d'interrogation) ; Mauvaise passe toujours pour Uber avec la démission du patron Europe-Moyen Orient-Afrique ; Selon l'Insee le taux de pauvreté a reculé de 14.2% en 2015 à 13.9% en 2016 ; Gabriel et Louise sont les deux prénoms les plus donnés depuis 10 ans en France, devant Raphaël, Jules, Emma et Jade ; Omar Sy arrête la promotion de "Knock" après la série de clashes avec Eric Zemmour qu'il a traité de "criminel" ; Opinion way/Le Parisien publie un sondage : que font les spectateurs français pendant la pub TV? 89% se rendent dans un autre espace, principalement aux toilettes, 85% changent de chaîne et 68% coupent le son ; Franck Riboud lâche le pouvoir chez Danone ; Netflix va sortir 80 films en 2018, plus que les 3 plus gros studios US (Disney, Warner et Universal) (Les Échos).

VOILÀ C'EST TOUT. BONNE JOURNÉE. MAY THE FORCE BE WITH YOU.

Edito publié sur MonFinancier.com le 18/10/2017.