Le coût du Brexit

 À l'heure où le nouveau gouvernement se dessine au Royaume-Uni, on commence à connaître quelques chiffres du coût du départ de la Grande-Bretagne de l'Union européenne. Sans surprise, l'addition risque d'être salée, notamment pour les banques et les pays de l'UE

LE BREXIT POURRAIT COUTER CHER AUX BANQUES

Selon les analystes de JP Morgan, les grandes banques d'investissement américaines et européennes pourraient subir des coûts de l’ordre de 1,5 milliard de dollars par an si elles sont contraintes de quitter la City à cause de la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne. En partant du principe qu’il faudrait au moins 5 ans pour acter le brexit, la facture totale s'élèverait à 7,5 milliards de dollars pour les huit banques d'investissement étudiées (UBS, Crédit Suisse, Deutsche Bank, Société Générale, BNP Paribas et Barclays et les américaines Goldman Sachs et Morgan Stanley).

… ET À LA FRANCE AUSSI

Brexit oblige, le Fonds monétaire international (FMI) a révisé légèrement à la baisse sa prévision de croissance pour la France en 2017 mardi et table désormais sur une progression du PIB proche de 1,25% contre 1,5% auparavant. La semaine dernière, le FMI avait déjà révisé en baisse sa prévision de croissance pour la zone euro en 2017, et s’attendait à une croissance de 1,4%, contre 1,7% auparavant.

INTRONISATION

Theresa May est nommée ce mercredi Première ministre du Royaume-Uni. C'est la deuxième femme de l'Histoire à prendre ces fonctions après Margaret Thatcher. Elle se rendra auprès de la Reine pour qu'elle lui confie le soin de former le nouveau gouvernement et s'atteler à une lourde mission : mettre en œuvre le Brexit

DU CÔTÉ DES MARCHÉS

Le marché parisien signe une 4ème séance consécutive de hausse, porté par les valeurs cycliques comme Vallourec qui s’envole de 10% dans le sillage des rebonds du pétrole. Le CAC s’adjuge ainsi 1,62%, à 4333 points. Le S&P500 et le Dow Jones ont franchi de nouveaux records historiques alors que le Nasdaq a franchi la barre des 5.000 pts.

LE COME-BACK DES ÉMERGENTS

On les avait oubliées, mais elles risquent bien de revenir sur le devant de la scène : les Bourses des pays émergents. Pour la première fois depuis 2012, l'indice MSCI EM, qui est en hausse de 6,62% depuis le début de l'année, fait mieux que Wall Street (+5,21 % pour le S&P 500) et surtout les actions européennes (-8,6 % pour le MSCI Europe). Le secret ? La stabilisation des devises locales face au dollar américain et le rebond des prix des matières premières. Reste à savoir si les pays émergents sont à la veille d’un nouveau cycle économique.

VOUS ÊTES DE PLUS EN PLUS SEULS

à payer des impôts. En effet d'après le rapport annuel de l'administration fiscale (la DGFIP) publié mardi, seuls 45,6 % des ménages ont payé l'impôt sur le revenu en 2015. Une baisse de 2 points par rapport à 2014. Plus importante que prévue puisque Bercy tablait sur une baisse de 1 point. Depuis la crise de 2009, vous n'avez jamais été aussi peu à payer des impôts et, conséquence logique, on va vous demander de payer de plus en plus... Alors, ne vous laissez pas faire, renseignez-vous sur notre sélection de FIP Corse 2016. Ces produits sont destinés à réduire votre impôt sur vos revenus de 38% du montant investi. Et comme certains FIP ont été ouverts à la souscription fin 2015, vous gagnez un an par rapport à une souscription en fin d'année. Dépêchez-vous.

ON S'EN FOUT ?

Le coiffeur de François Hollande gagne près de 10.000 euros par mois, Dailymotion a perdu la moitié de ses salariés depuis l'arrivée de Vivendi, Bernie Sanders se rallie officiellement à Hillary Clinton, l’État fait flamber les enchères pour les aéroports de Nice et de Lyon, Michou souffle les 60 bougies de son cabaret.

LE REVEIL DU TIGRE CELTIQUE

Du jamais vu ! La croissance économique du PIB de l’Irlande pour l’année 2015 a été révisée en hausse à 26, 3%. L’optimisation fiscale, et notamment la comptabilisation des entreprises étrangères installées dans le pays qui ont été intégrée au PIB, a fait bondir le PIB de 26%. La dernière prévision, déjà impressionnante, faisait état d'une croissance de 7,8%.

JUSQU'À LA VICTOIRE

C'est la phrase qu'on retient du meeting d'Emmanuel Macron hier. Sans se déclarer candidat, il a déclaré vouloir emmener son mouvement "jusqu'à la victoire". Assez petit pour ne pas franchir la ligne rouge. Suffisant pour rendre sa situation vite intenable au gouvernement…

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VOILÀ C'EST TOUT. BONNE JOURNÉE, MAY THE FORCE BE WITH YOU

Edito publié sur MonFinancier.com et rédigé par Florentine Loiseau le 13/07/2016.

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