L'affaiblissement des pays émergents

Les ex-chouchous des investisseurs internationaux ne font plus recette. Leur situation économique se détériore du fait du ralentissement de l'économie chinoise et de la baisse des prix du pétrole et des matières premières. Le FMI révèle que leurs réserves de change ont chuté et qu'ils auraient des difficultés à affronter une nouvelle crise majeure.

ALERTE SUR LES ÉMERGENTS

Signal d’alerte dans les pays émergents. Depuis quelques mois, les pays émergents sont sous pression. Et un signe ne trompe pas. Selon les données du FMI, leurs réserves de change sont en chute libre depuis le début de l’année, avec une baisse similaire à celle du début 2009, post Lehman. Ces réserves restent toutefois à des niveaux relativement élevés mais cette baisse est inquiétante et elle pourrait s’avérer problématique si les pays émergents étaient confrontés à une détérioration de leur situation.

ÉTAT DES LIEUX

Quel est l’état des lieux actuel dans les pays émergents ? Même si certains pays font exception, la grande majorité est confrontée à une croissance en baisse et une inflation en forte hausse. Tout cela s’est traduit par des baisses importantes des monnaies émergentes. La crainte, c’est évidemment la hausse des taux d’intérêt aux États-Unis et une accélération de la hausse du dollar qui obligeraient les banques centrales des pays concernés à taper dans leurs réserves de change et certains pays n’auraient pas les réserves suffisantes pour absorber les chocs. Parmi les pays les plus vulnérables, la Turquie, la Malaisie, l’Indonésie ou encore l’Afrique du Sud.

LA FUITE DES INVESTISSEURS

Est-ce que les investisseurs internationaux se détournent des pays émergents ? Oui. Rappelez-vous, il y a encore quelques mois les émergents étaient les chouchous des investisseurs internationaux. La situation s’est totalement retournée. Depuis le début de l’année près de 25 milliards de dollars ont fui les marchés émergents d’actions et cela continue chaque jour. Le ralentissement majeur de la Chine et la chute des prix du pétrole et des matières premières plombent les économies des pays émergents. Il va falloir être vigilant car ces pays pourraient ne pas résister à un prochain choc majeur.

LA PHRASE DU JOUR

"Dans la vie, tout n'est pas à vendre" : Martin Bouygues. Amen. Apparemment les marchés ne sont pas de cet avis puisque l'action Bouygues a perdu plus de 9% mercredi.

LA GUERRE ?

Mercredi, on a frôlé la guerre. Suite aux révélations d'écoutes américaines, Hollande a décidé de réagir. Conseil de défense d'urgence qui a débouché sur une décision majeure: il a appelé Obama au téléphone ! Obama terrorisé par le risque d'attaque française a donc promis qu'il n'écouterait plus les conversations de Hollande. On a échappé au pire. J'avais déjà sorti ma tenue de réserviste.

JE NE SAIS PLUS QUOI DIRE

Les mois se suivent et se ressemblent. Et chaque mois, l'absence de réaction et de mobilisation politique me rend dingue. Le nombre de chômeurs a encore augmenté en mai. 629 000 chômeurs de plus depuis l'arrivée de ce président du conseil de la 4ème république. Un cauchemar sans fin. 5 717 900 chômeurs.

MOINS BELLE LA GRÈCE

Plus rien à dire non plus. Nous nous sommes couchés une fois de plus. La Grèce prend des engagements qu'elle ne tiendra pas. Et la gauche de Syriza fait semblant d'être révoltée par les fausses concessions faites par Tsipras. Ça me rend dingue aussi.

BRAVO

Conséquence prévisible du deal iranien, l'Arabie Saoudite veut s'équiper en nucléaire "civil". Elle devrait commander deux réacteurs nucléaires avec la technologie EPR. Avec ça l'Iran et l'Arabie Saoudite pourront enfin déclencher une guerre nucléaire. Une grande victoire de la diplomatie américaine et internationale.

LE LUXE ULTIME

En première page du Financial Times. La chaîne d'hôtels Oetker Collection qui possède entre autres le Bristol et l'hôtel du Cap va innover dans son hôtel en Allemagne. Il y aura un interrupteur près des lits pour bloquer l'Internet.Un endroit où l'on pourra enfin s'isoler du "bruit".

LE TTSO DE LA SEMAINE : "TIENS DONC"

Les États-Unis annoncent aujourd'hui qu'ils changent leur politique en matière de paiement de rançons pour les otages détenus à l'étranger. Tout en maintenant sa résolution toujours affirmée de ne jamais payer les ravisseurs, l'État américain va désormais autoriser (= s'engager à ne plus poursuivre) les familles des otages à le faire. Hypocrisie, réalisme ou privatisation des décisions souveraines ? Vous avez 2h (= un dîner). N'oubliez pas de vous abonner à l'excellente newsletter du soir de TTSO. C'est super simple : il n'y a qu'à cliquer ici.

GRÈVE DES TAXIS

pour obtenir la réintégration d'Agnés Saal à un poste de direction.

AVIS AUX AMATEURS

Une photo réunissant le couple Hollande Gayet vaudrait entre 40 000 et 50 000 euros (Challenges).

VOILÀ C'EST TOUTBONNE JOURNÉEMAY THE FORCE BE WITH YOU

Edito publié sur MonFinancier.com le 25 juin 2015.

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