Prison, redressement, gestion chaotique... Tel est, en résumé, ce qu’indiquait déjà en 2003 la star du rock français dans les colonnes de Télérama. Une vie à 100 à l’heure qui ne lui a pas toujours réussi financièrement.

"J’adore l’argent, et en même temps,  je m’en fous royalement". De son aveu, l’idole des jeunes (et des moins jeunes) n’a jamais caché la gestion chaotique de ses finances. "Mes seuls ennuis avec l’argent, c’est que j’en dépense trop et qu’ensuite j’en dois beaucoup au fisc", confiait-il déjà à Télérama, il y a 14 ans de cela, dans un numéro hors-série qui lui était consacré. De ses débuts en 1960 à 2017, Johnny Hallyday a toujours vécu au-dessus de ses moyens. Une star dont le train vie a continuellement été synonyme de dépenses pharaoniques et de gestion désastreuse, selon les dires de ses conseillers fiscaux et de ses avocats. Qu’en est-il réellement ?

Des rentrées d’argent exorbitantes

Rien que pour la tournée des "Vieilles Canailles" à laquelle il a ponctuellement pris part l’été dernier aux côtés de ses amis (Eddy, Jacques, etc.), Johnny Hallyday a, à lui, seul, engrangé la modique somme de 2,5 millions d’euros. Un montant vivement critiqué à l’époque. Surtout lorsque l’on sait que la star du rock français empochait pas moins de 150 000 euros par show.

Autre circonstance, autre montant pharaonique. En début d’année, le magazine Capital levait le voile sur les revenus des stars du show-biz hexagonal en 2016 tous secteurs confondus. Si Johnny Hallyday se faisait couper l’herbe sous le pied par le dj star David Guetta (26 millions d’euros de revenus l’an passé), la démesure était tout de même au rendez-vous. Pas moins de 16 millions d’euros perçus cette année-là par le chanteur alors qu’aucun album n’était dans les starting-block.

En presque 60 ans de carrière, l’idole de toutes les générations a parfois touché un million d’euros par an, parfois des dizaines de millions d’euros selon les années (merci aussi "Optic 2000"). Problème : le train de vie du chanteur n’a, lui, jamais changé.

Des gros ennuis avec le fisc

"Je ne suis pas du genre à mettre des sous de côté pour mes vieux jours. L’argent, ça sert à se faire plaisir et à rendre heureux les gens autour de soi, à offrir des cadeaux, à partir en vacances ou à dépanner des proches. Je vis bien", indiquait, là encore, Johnny Hallyday dans Télérama. Un rapport à l’argent qui lui a valu quantité de déboires. Sans compter que la star du rock français n’a pas toujours su s’entourer de personnes bien intentionnées.

On se souvient encore de ses débuts où Johnny Stark, son impresario dans les années 60, avait omis de régler le fisc, ou de son comptable qui, plus tard, avait oublié de déclarer quatre millions de francs en 1971 et 1972. Un désagrément qui avait, à l’époque, déjà valu à Johnny une comparution devant la 11e chambre correctionnelle de Paris en 1977, 20 000 francs d’amende et dix mois de prison avec sursis.

Au début des années 90, Johnny Hallyday échappe même à un revenu mensuel de 3 000 francs par mois pour vivre. Une menace du fisc qui, si elle avait abouti, aurait donc bloqué ses revenus.

Eviter de finir en prison

A cela, s’ajoute le fait que l’une de ses obsessions a toujours été celle de payer moins d’impôts tout en évitant de finir en prison.

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Au final, ces dernières années, Johnny Hallyday aurait déboursé des millions d'euros chaque année, acheté 6,4 millions d'euros un yacht qui ne sert pas, 15 000 euros pour des fins de soirées rocambolesques. Il aurait même fait trois chèques en bois au fisc, révèle le magazine Les Inrockuptibles. En somme, la star aura toujours refusé de respecter les conventions. Les questions matérielles et fiscales, très peu pour lui.

En vidéo - Dupin Quotidien : Le business Johnny Halliday

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