Guerre en Iran : "On entendait des explosions en pleine nuit", des touristes bloqués à Dubaï racontent leur effroi

Publié par Sarah Martin
le 03/03/2026
Guerre en Iran : "On entendait des explosions en pleine nuit", des touristes bloqués à Dubaï racontent leur effroi
Istock
Des vacanciers qui devaient rentrer de Dubaï samedi dernier ont vu leur retour brutalement interrompu après la fermeture de l’espace aérien, conséquence directe des frappes américano-israéliennes contre l’Iran et de la riposte iranienne qui a touché plusieurs pays du Golfe. Cette situation a laissé de nombreux touristes coincés dans l’émirat, leurs vols annulés ou en attente d’une reprise du trafic aérien.

Tout a basculé dans la nuit du 28 février 2026. Alors que la cité-État est une destination prisée pour ses plages et son calme, le déclenchement des frappes de représailles iraniennes contre les Émirats arabes unis a plongé la ville dans la stupeur. Cette offensive marque un tournant violent après des jours de tension régionale.

Les symboles du luxe, habituellement intouchables, ne sont pas épargnés. Des débris de missiles et de drones ont impacté des zones proches d'établissements iconiques comme le Fairmont The Palm. Des dommages sont également signalés aux abords du Burj Al Arab et de l'aéroport international (DXB). Pour les vacanciers, le choc est total.

L'angoisse est palpable chez les ressortissants français. Citée par Libération le 1er mars, l'animatrice Élodie Gossuin témoigne : « Je ne sais pas si c'est la pire de ma vie, mais je ne pensais pas voir ça un jour… des missiles, des frappes, des sortes de drones où tu ne sais pas si ça va exploser ». Même son de cloche pour Pascal Lefèvre, chroniqueur sur place interrogé par 21News, qui décrit une proximité effrayante avec les combats : « À un kilomètre à vol d'oiseau de notre établissement, un incendie s'est déclaré et plusieurs personnes ont été blessées ».

La fin du sanctuaire émirati

Ce chaos résulte d'un contexte militaire explosif. L'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei lors d'une offensive conjointe américano-israélienne a servi d'élément déclencheur à une riposte totale de Téhéran, explique La Tribune. Dubaï perd ainsi brutalement son statut de destination « ultra-sûre » au Moyen-Orient, un argument qui avait pourtant séduit près de 20 millions de visiteurs en 2025.

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La conséquence immédiate est la paralysie du transport aérien. La fermeture des espaces aériens en Iran, en Irak, au Qatar et aux Émirats a provoqué l'annulation de plus de 7 000 vols en seulement trois jours. Yvette Cooper, Foreign Secretary britannique, évoque sur Sky News le chiffre de 300 000 Britanniques bloqués dans le Golfe.

Les marchés financiers ont réagi violemment le 2 mars 2026 : selon Sud Ouest, le titre Accor a chuté de 9,5 % et Air France-KLM a dévissé de 7,24 % à la Bourse de Paris, anticipant une saison noire pour le tourisme.

Les bons réflexes pour les voyageurs

Face à cette situation, le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères a mis à jour ses recommandations le 1er mars. France Diplomatie est formel : « Il est déconseillé aux Français de se rendre aux Emirats Arabes Unis ». Pour ceux déjà sur place, la consigne est de « limiter leurs déplacements, et de se mettre à l'abri en cas d'alerte ».

Il est impératif de s'enregistrer immédiatement sur le portail Ariane. Cette démarche permet aux ressortissants de recevoir les consignes de sécurité en temps réel et d'être informés des modalités d'un éventuel rapatriement organisé par l'État. C'est le canal de communication prioritaire des autorités.

Concernant les retours, la patience est requise. La compagnie Emirates a suspendu ses opérations, et de nombreux vols sont annulés. Les voyageurs doivent contacter leur compagnie, bien que les « circonstances exceptionnelles et inévitables » limitent certaines indemnisations. En cas d'urgence absolue, le Consulat général à Dubaï est joignable au +971 44 08 49 06.

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