De plus en plus de Français officiellement établis à l'étranger se font épingler par l'administration fiscale, parce qu'ils résident en réalité plus de la moitié de l'année en France d'après les révélations du Figaro. En 3 ans, les montants récupérés pour fausse domiciliation sont passés de 40 à 80 millions d'euros.

Partir habiter à l'étranger peut s'avérer très tentant pour les Français aisés. La Suisse, la Belgique ou même l'Angleterre propose souvent des conditions fiscales très avantageuses. Mais attention ! Échapper au Fisc en France n'est possible que si l'expatrié vit bien réellement plus de la moitié de l'année dans son pays d'adoption...

Hors, selon des informations du Figaro, Ils sont de plus en plus nombreux à se faire pincer par l'administration fiscale pour ces fausses domiciliations. Et ces dernières années, les sommes récupérées par le Fisc ont doublé ! Entre 2009 et 2011, elles sont passées de 40 millions à 80 millions d'euros.

Pourtant, Le Figaro indique que le nombre de contribuables redressés a diminué sur la même période. Ils étaient 177 en 2011, alors qu'ils étaient 205 en 2011. Et chacun d'entre eux a dû reverser en moyenne 452 000 euros à l'administration fiscale.

400 redevables à l'ISF quittent la France chaque annéeSelon Le Figaro, environ 400 assujettis à l'ISF quittent la France chaque année, mais si le Fisc arrive à prouver qu'en réalité, ils sont toujours résidents fiscaux, ils doivent payer leurs impôts en France et subissent donc un redressement fiscal. Comment l'administration établit-elle la résidence fiscale ? Un séjour de plus de 183 jours par an en France, le foyer familial, l'activité professionnelle, ou le centre d'intérêts économiques.

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Et les résidents français qui pensent pouvoir faire échapper une partie de leur argent aux impôts se trompent aussi ! En effet, le Fisc réclament de plus en plus souvent des impôts sur les avoir financiers à l'étranger non déclarés. Entre 2009 et 2011, leur nombre a été multiplié par 6, passant de 14 à 86. Une jolie performance certainement dû à la récupération en 2009 d'une liste où figuraient les noms de 3 000 personnes possédant une compte en banque caché en Suisse.
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