Face aux trous de mémoire de sa mère, les autorités ont été contraintes de suspendre les recherches du corps de la petite Fiona. Un nouvel élément qui vient compliquer l’avancer d’une affaire déjà très complexe.

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Cécile Bourgeon ne se souvient pas. C’est dans l’incompréhension générale que les policiers et gendarmes en charge des recherches ont dû faire face à un nouvel obstacle vers la découverte du corps de la petite Fiona. Un obstacle qui les a contraints de suspendre temporairement les recherches. En effet, après avoir silloné les routes avoisinant la commune d’Aydat, près de Clermont-Ferrand, la mère n’a pas été en mesure de se remémorer où elle et son compagnon avaient enterré le cadavre de sa fille. Une nouvelle qui risque de retarder une procédure judiciaire s’annonçant déjà des plus complexes. La femme devrait être déférée au parquet dans la soirée pour une mise en examen. 

Plusieurs versions qui se contredisent 

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Alors que Cécile Bourgeon accuse son compagnon, Beklane Maklouf, d’avoir donné la mort à sa fille à la suite de coups qu’il lui aurait assénés, l’homme maintient que cette disparition est due à un "accident domestique". En effet, le couple aurait, selon lui, découvert la petite fille inanimée dans son lit, après s’être étouffée dans son vomi. Version contredite par la mère, qui affirme que son compagnon aurait délibérément "corrigé" sa belle-fille lors d’une soirée arrosée entre amis, avant de la mettre au lit. Autant de zones d’ombres que les autorités vont s’efforcer d’élucider, et qui rend la trouvaille du corps de la petite Fiona fondamentale pour la suite de l’enquête. Quoi qu’il en soit, tous deux ont avoué avoir délibérément enterré le corps, avant de planifier un faux enlèvement qui les couvrirait. Un enlèvement qui, quatre mois durant, a ému la France entière, et a vu la formation de plusieurs comités de soutien, de commémoration et de recherche à l’intention de la petite Fiona.