Qu’il s’agisse de prêts de trésorerie ou des crédits immobiliers, les arnaques se ramassent à la pelle sur internet et les réseaux sociaux. 

Sur internet, on rase gratis ! Les pubs pour des crédits à taux cassés pullulent, notamment sur les réseaux sociaux, les blogs et les forums de discussion. Ces propositions alléchantes sont souvent des hameçons. Vous avez besoin d’argent rapidement ? On vous promet d’obtenir rapidement un crédit par échange de courriels. Les démarches sont light. Vous remplissez un dossier. Après quelques échanges, le prêteur vous demande d’envoyer une somme d’argent destinée à couvrir les frais de dossier. Si vous mettez le doigt dans l’engrenage deux issues sont possibles : vous n’aurez plus de nouvelles du prêteur bidon ou bien il essaiera de vous ponctionner à nouveau quelques dizaines d’euros sous un prétexte fallacieux.

Ce type d’arnaque est si fréquent que l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a mis en garde le public contre ces offres frauduleuses à la fin 2015. Les annonces continuent pourtant à fleurir sur le net. Début 2016, des épargnants ont été victimes des agissements d’une société fantôme baptisée "Immo Euro Finance", qui promettait des prêts bancaires moyennant le dépôt préalable d'un apport dans une banque étrangère. Problème : le crédit était pipo et les fonds disparaissaient à tout jamais !

A priori, la promesse d’un crédit délivré sans que l’emprunteur ait à produire des justificatifs de revenus doit éveiller la suspicion : à quelques exceptions comme les petits crédits de trésorerie, les prêts d’honneur et certaines aides fournies par les Caisses d’Allocations familiales, aucun prêteur n’acceptera d’avancer un liard sans vérifier la situation financière du demandeur.

Repérer les escroqueries 

Sommes prêtées élevées, taux d’intérêt très faible, durées de remboursement particulièrement longues : tout cela sent le soufre, indique l’ACPR. En soulignant que toute demande l’argent, par exemple via un service de transfert d’argent international, donne la quasi certitude d’être confronté à un escroc.

Pour repérer les brebis galeuses, il suffit de vous référer à la liste des agents financiers agréés par l’Etat. Eux seuls sont autorisés à vous proposer un crédit. Si le nom de l’officine avec laquelle vous êtes en contact n’est pas répertorié, c’est que vous êtes en passe de vous faire rouler.

Certains intermédiaires sont aussi autorisés à vendre des prêts, par exemple dans le cadre du financement participatif entre particuliers. Là aussi, ils doivent montrer patte blanche avant de commercer avec les particuliers. Ces intermédiaires sont répertoriés sur le site internet de l’Orias.

Ne jamais communiquer ses données personnelles 

Si l’entreprise ou la personne qui propose un crédit ne figure pas sur l’un de ces deux registres, l’ANCR conseille de mettre sa proposition de crédit à la poubelle. L’ANCR rappelle aussi qu’il ne faut jamais communiquer des données personnelles, de documents (RIB, bulletin de paie, etc.) et ne jamais verser quoique ce soit avant le versement effectif des fonds prêtés.

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S’il est trop tard et que vous avez été victime d’un aigrefin, vous avez encore la possibilité de porter plainte. Appelez la plate-forme Info Escroqueries (1). Pour le prix d’un appel local, elle vous indiquera la marche à suivre.

1 : 0811 02 02 17.

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