Médecins, boulangeries… Certains secteurs ont encore du mal à accepter la carte bancaire, avec des coûts trop importants des terminaux de paiement pour eux. 

Nombreux sont les Français à éviter de retirer de l’argent liquide au distributeur et à effectuer leurs achats par carte bleue. Mais certains secteurs ont encore beaucoup de mal à les accepter, comme le montre mercredi LeFigaro.fr.

Un refus de la carte bancaire qui s’explique notamment par les coûts pour chaque paiement, sur des sommes parfois dérisoires. Le terminal de paiement par carte nécessite en effet des frais d’entretien et de location, comme le rappelle le site d’information.

Mais quelles sont alors les professions les plus en retard sur ce mode de paiement ? Viennent en premier lieu les infirmiers, sages-femmes et auxiliaires médicaux, dont la part de marché de la carte bancaire dans ce secteur n’était que de 1% en 2014, selon des chiffres du Groupement des cartes bancaires. Du côté des arts du spectacle vivant aussi, on accepte beaucoup moins qu’ailleurs la carte bleue, avec seulement 4% de part de marché pour ce moyen de paiement.

13% chez les médecins

Sans grande surprise, les boulangeries - où les sommes récupérées pour chaque client ne dépassent généralement pas quelques euros - enregistrent une part de marché de la carte bancaire de seulement 11%. "Sachant que la demi-baguette est à 50 centimes, un appel téléphonique pour chaque paiement revient trop cher", explique Dominique Anract, président de la Chambre professionnelle des artisans boulangers et pâtissiers de la région parisienne, interrogé par LeFigaro.fr.

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Enfin, les médecins eux-aussi sont peu nombreux à la prendre. La part de marché de la carte bancaire représentait 13% dans ce secteur en 2014. Un chiffre qui s’explique notamment par l’équipement important de lecteurs pour les cartes vitales ou cartes professionnelles qui ne prennent pas encore la carte bleue.

Dans ces secteurs, il faudra donc penser, avant un rendez-vous, à prévoir de l’argent liquide.

En vidéo sur le même thème : Pour éviter la fraude, la carte bancaire du futur 

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