Le ministre du Budget vient d’annoncer que le gouvernement entendait faire pas moins de 15 milliards d’euros d’économies en 2014, et encore plus après. Pour les Français, cela signifie faire de nouveaux efforts jusqu’à la fin du quinquennat.

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Alors que le gouvernement, par la voix de Jean-Marc Ayrault, annonçait il y a quelques semaines que la « pause fiscale » promise serait effective en 2015, Bernard Cazeneuve vient d’annoncer que l’Etat avait décider de faire 15 milliards d’euros d’économies en 2014, et plus encore à partir de 2015. Dans un entretien paru ce jeudi dans Les Echos, le ministre du Budget a donc clairement indiqué que de nouveaux efforts, importants, devront être faits jusqu’à la fin du quinquennat.

Des économies « sans précédent »« Nous devons aux Français la vérité sur les enjeux budgétaires : il faut mettre le cap sur les économies, jusqu'à la fin de la législature. Nous avons déjà décidé de 15 milliards d’économies pour 2014, ce qui est sans précédent, comme l'a reconnu d'ailleurs mardi la Commission. En 2015, il faudra porter notre ambition encore plus loin, et continuer en 2016 et en 2017 » a indiqué le ministre. « Il y a là un chemin exigeant, mais c'est celui qui nous sortira de la crise » a-t-il ajouté.

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Le gouvernement « intraitable »Bernard Cazeneuve a également affirmé qu’il se montrerait « intraitable » sur le respect des objectifs de dépenses fixées. Le ministre a aussi précisé que les 3 milliards d’euros supplémentaires qui seront débloqués sur le budget 2013 et alloués à l’emploi, la défense et l’Europe, « seront compensés à l’euro près par autant d’annulations réparties sur l’ensemble des ministères ». Avec ce nouveau tour de vis qui devrait impacter un peu plus le budget de plus en plus serré des Français, le gouvernement entend également tenir parole pour ramener le déficit public de la France sous la barre des 3% du PIB dans le délai promis à Bruxelles. La France prévoit que la dette du pays s’élèvera à 2,8% du PIB en 2015. Moins optimiste, Bruxelles a estimé ce mardi qu’il serait plutôt autour de 3,7%, soit encore largement au-dessus du seuil autorisé. 

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