Ce lundi après-midi, le budget 2015 pour la Sécurité sociale était présenté par la ministre du Budget. De nouvelles économies sont nécessaires si l'on veut réduire le "trou de la Sécu"... Mais alors, qu'est-ce qui va changer ?

Le Budget 2015 pour la Sécurité sociale devait être présenté ce lundi après-midi. Au programme, de nouvelles économies visant les branches famille et maladie, afin de combler le déficit de 2014 qui s'annonce plus important que prévu par le gouvernement.

En 2010, le déficit, ou "trou de la Sécu" avait atteint la somme record de 23,9 milliards d'euros. Depuis, il diminue chaque année mais selon la Cour des Comptes, en 2013, la réduction du déficit a été moins importante... Il faut donc redoubler d'efforts. La Cour estime d'ailleurs que le retour à l'équilibre promis par le gouvernement en 2017 est "des plus incertains" et que cela demandera sûrement plus de temps.

En 2014, le déficit de la Sécurité sociale devrait atteindre 11,7 milliards d'euros, selon la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine, alors qu'il devait être inférieur à 10 milliards d'euros. Il faudra donc faire de nouvelles économies. Le gouvernement a par ailleurs renoncé à mettre en place de nouvelles taxes pour récupérer de nouvelles recettes. C'est la branche maladie qui devra faire le plus gros effort puisqu'elle devra permettre 10 milliards d'euros d'économies d'ici 2017 sur les 50 milliards d'euros d'économie cherchés auprès de la Sécurité sociale.

Pas de gel des prestations familiales, mais une maîtrise de l'augmentation des dépensesOn connait déjà les mesures qui seront mises en place : réorientation vers les soins en ambulatoires et réduction du nombre de lits occupés de manière non appropriée (1,5 milliard d'euros d'économie), travail sur le prix des médicaments et le prix des génériques (3,5 milliards d'euros d'économie), meilleur emploi des soins (2,5 milliards d'euros d'économie) et optimisation des dépenses des hôpitaux (2 milliards d'euros d'économie). Au total, les dépenses de la branche maladie devraient se limiter à 168,8 milliards d'euros, avec un montant de recettes de 162,7 milliards d'euros, soit une perte de 6,1 milliards d'euros.

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La branche famille devrait aussi participer à l'effort d'économies puisqu'elle devrait permettre d'économiser 800 millions d'euros d'ici 2017, voire 1 milliard d'euros. Si la ministre a rassuré dimanche en déclarant qu'"il n'y aura pas de gel des prestations familiales", elle a aussi affirmé le besoin de "maîtriser l'augmentation des dépenses de la politique familiale". Les dépenses de la branche famille devraient s'élever à 59,2 milliards d'euros, pour 56,5 milliards d'euros de recettes, soit un déficit de 2,8 milliards d'euros.