Ayant déjà coûté entre 230.000 et 290.000 euros, le développement de l'Opérateur National de Paye vient d'être interrompu par Bercy comptant ainsi sur une économie de 600 millions d'ici 10 ans. 

L’État se serre la ceinture. Après la remise du rapport listant les quelques 192 taxes inutiles dont les coûts de recouvrements sont supérieurs à ceux des recettes, Bercy s’attaque désormais à un logiciel de paye des fonctionnaires particulièrement coûteux.

600 millions d’euros sur les dix années à venir

Le gouvernement vient  d’interrompre le développement de ce logiciel de paye dont le coût s’élève depuis sa mise en service en 2007 au moins à 230.000 euros. L’idée de cet opérateur national de paye (OPN) mis en place sous la présidence Sarkozy était pourtant bien de rationaliser les coûts de recouvrement des payes des 2.4 millions d’agents que compte l’État.

Cependant la lourdeur des frais de développement n’avait semble-t-il pas été anticipée. Un rapport défavorable a alors préconisé de "de réorienter le projet car les tests réalisés présentaient des risques sur les payes et des coûts qui allaient être dépassés et très élevés" invitant donc l’État "à arrêter les frais". Bercy indique alors à l’AFP que l’arrêt du développement devrait représenter une "économie de 600 millions d’euros sur les dix années à venir".

Les 215 agents mobilisés sur ce projet de rationalisation seront quant à eux réorientés vers d’autres projets en développement. Si FO Finance admet que la réalisation de ce projet est bel et bien un "gouffre financer" elle n’en émet pas moins d’inquiétude à l’égard de l’avenir des agents qui étaient impliqués dans le développement du logiciel.

Le cas du "désastre"  Louvois

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Cet abandon de ce système de paye succède à celui opéré chez les militaires en octobre dernier. Qualifié de "désastre" par Jean Yves Le Drian, le logiciel Louvois a connu tellement de dysfonctionnements que la facture liée aux "trop-versés" s’élève à quelques 100.000 euros. L'État semble donc bien décidé à redoubler de vigilance sur l'utilisation de l'argent public.

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