Après la démission de Michèle Alliot-Marie, ancienne ministre des Affaires étrangères, le dimanche 27 février 2011, Nicolas Sarkozy a procédé à un remaniement. Voici les changements de postes au gouvernement. 

Depuis plusieurs semaines, les rumeurs persistaient sur le départ de Michèle Alliot-Marie, critiquée pour ses vacances tunisiennes et ses relations trop amicales avec Ben Ali. Le suspence a pris fin dimanche 27 février, lorsque l'ancienne ministre des Affaires étrangères a fait parvenir sa lettre de démission à Nicolas Sarkozy.

Le président de la République a donc annoncé un remaniement ministériel lors d'une allocution télévisée et radiophonique.

Après les nouvelles nominations, Alain Juppé, ancien ministre de la Défense et des Anciens combattants, devient ministre des Affaires étrangères et européennes, reprenant le poste de Michèle Alliot-Marie.

Gérard Longuet, sénateur de la Meuse et président du groupe UMP au Sénat de 2009 à 2011, a été nommé ministre de la Défense et des Anciens combattants, un poste jusqu'alors occupé par Alain Juppé.

Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, remplace Brice Hortefeux au ministère de l'Intérieur, de l'Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration.

A la surprise générale, Brice Hortefeux, pressenti pour occuper le poste de ministre de la Défense, quitte le gouvernement pour devenir conseiller du président.

Selon Europe 1, "Nicolas Sarkozy ne lui a pas laissé le choix", les deux hommes se seraient entretenus dimanche, "quand il est ressorti de son entretien avec le président, il était sonné...", a même déclaré un ministre à Europe1. 

 

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Patrick Ollier, le ministre chargé des Relations avec le Parlement et mari de Michèle Alliot-Marie, avait annoncé qu'il démissionerait si son épouse quittait le gouvernement. "Si elle part, je pars" avait-il annoncé, selon le Journal du dimanche, ce qu'il a n'a pourtant pas fait.

 

 

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