Difficile de s’y retrouver entre les multiples mesures annoncées. Economie, société, institutions ou santé, voici les grandes idées et promesses des candidats à l’élection présidentielle.

Nicolas Sarkozy

-    La TVA* sociale : programmée pour octobre 2012 - bien après l’élection donc - l’augmentation de 1,6 point de la TVA est l’une des mesures phare du président sortant pour réduire le déficit. En affectant une partie du produit de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) au financement de la protection sociale, Nicolas Sarkozy espère réduire à la fois sur le bien nommé « trou de la sécu » mais aussi encourager la compétitivité des produits français.

 

-    La taxe sur les transactions financières : appelée également, par abus de langage, la « taxe Tobin », cette nouvelle charge a pour objectif de combattre les excès de la finance en taxant de  0,1 % sur les échanges d'actions des sociétés dont la capitalisation boursière dépasse un milliard d'euros et dont le siège social est en France. Elle sera, en cas de réélection du président sortant, mise en place dès le mois d’août, en l’absence d’un consensus européen sur le sujet.

 

-    L’exonération permanente de charges patronales pour les embauches de chômeurs de plus de 55 ans en contrat à durée indéterminée ou en contrat à durée déterminée d'au moins six mois : une mesure destinée à encourager l’emploi des seniors, qui, s’il demeure stable et bien inférieur à la moyenne nationale, vise les qui ont les plus grandes difficultés à retrouver un poste

 

-    La création d’impôt lié à la nationalité : pour lutter contre l’exil des capitaux, tout exilé fiscal parti à l'étranger dans le seul but d'échapper à l'impôt français devra déclarer à l'administration française ce qu'il a payé comme impôt à l'étranger. Si les charges sont  inférieures à ce qu'il aurait payé sur les revenus de son capital en France, il « paiera la différence », selon Nicolas Sarkozy,  qui exclue cependant « les expatriés qui participent de la puissance de la France et du rayonnement de la France » et les fonctionnaires.

 

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-    L’augmentation du salaire des profs : Nicolas Sarkozy remet au goût du jour le fameux « travailler plus pour gagner plus » pour les enseignants du second degré en promettant une revalorisation de 25 % de leur salaire, soit près de 500 euros par mois, pour 26 heures de présence dans l'établissement au lieu de 18 heures aujourd'hui.

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