Une photographie de Dominique Strauss-Kahn et d'Anne Sinclair a embrasé la toile. En vacances à Paris, ils montent à bord d'un bolide, un modèle de la marque allemande Porsche estimé à plus de 100 000 euros. Les critiques ont fusé de toutes parts.

© D'aucun reconnaissent qu'il s'agit bien là d'une "paparazzade". Image floutée, prise derrière une voiture... Le photographe qui a pris le cliché du couple Strauss-Kahn-Sinclair devant son domicile parisien place des Vosges à Paris, a réussi son coup.

 

La Porsche tranquilleLa Porsche Panamera S appartient au publicitaire Ramzi Khiroun, par ailleurs ami du couple et surtout conseiller en communication de Dominique Strauss-Kahn. Curieux conseiller que celui qui affiche son ami/client aux côtés d'une telle voiture, au coût hors-option de 97 000 euros... Alors qu'à chacun de ses déplacements parisiens, le favori des sondages pour la présidentielle de 2012 est sans cesse suivi par des journalistes.

 

Réactions à droite... et à gaucheA droite, les réactions ont aussitôt fusé. Dès mercredi, c'est Brice Hortefeux, l'ancien ministre de l'Intérieur et conseiller spécial de Nicolas Sarkozy qui a ironisé sur BFM TV : "Cela signifie que le Parti socialiste évolue curieusement. En 1981, c'était le poing et la rose. Aujourd'hui, c'est la Porsche au volant".Du pain béni pour une droite qui cherche à décrédibiliser celui qui n'a jamais déclaré sa candidature. Stratégie qui vise à mettre en exergue le côté "bling-bling" de DSK. On se souvient de Christian Jacob qui avait souligné son côté peu "terroir" en décembre dernier.

A gauche, certains ne sont pas très contents de la bourde, comme Olivier Dussopt, député de l’Ardèche. Il critique : "Ce n’est franchement pas très malin : DSK à Paris est suivi par vingt-cinq paparazzi et il se balade dans une voiture à 10 plaques". Les opposants de DSK s'en réjouissent, comme Bruno Le Roux, partisan de François Hollande : "Au moins, François roule en deux-roues dans Paris..."

Gare aux "boules puantes"C'est L'Express qui souligne le retour de ce phénomène des "boules puantes", c'est-à-dire les ragots destinés à déstabiliser l'opinion publique favorable à un personnage. Le nom vient d'une expression anglaise, "smear campaign", reprise par le site internet lancé lors de la campagne d'Obama en 2007-2008. Le but était de contrer toutes les idées reçues et attaques. Idée qu'ont repris certains partisans anonymes du président du FMI avec le site "www.dskvraifaux.fr". Initiative que certains attribuent à l'association "Club DSK".

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Ses partisans relativisentC'est Pierre Moscovici, fidèle lieutenant de DSK et à la tête du mouvement de réflexion "Besoin de Gauche" qui a rappelé que la droite était mal placée pour intervenir à ce sujet. "Qui peut donner des leçons là-dessus ? Ce ne sont pas les amis de M. Sarkozy, ce n'est pas l'UMP qui va se mettre à faire une campagne de boules puantes". Et de rappeler malicieusement : "il y a encore une très, très grosse avance de l'autre côté. Les Français n'ont pas oublié la nuit du Fouquet's, n'ont pas oublié le séjour dans un yacht".

Est-ce une bonne excuse pour cette première fausse note, après des mois en tête des sondages ?

 

Et vous, qu'en pensez-vous? Simple erreur de communication ou révélateur? Cliquez ici pour donner votre avis. 

 

Crédit photo : Capture d'écran LeParisien.fr

 

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