Jeudi 24 février 2011 avait lieu la première réunion francilienne du "Club DSK". Planet.fr est allé à la rencontre de cette petite association 1901, qui n'a pas froid aux yeux. Enquête.

Avancer en parallèle des grandes machines politiquesC'est à l'étage d'un petit bistrot du premier arrondissement de Paris que les fervents strausskahniens se sont réunis le jeudi 24 février. Un lieu sans exhubérence, dont l'enseigne flashy lance des clins d'oeil réguliers puisqu'elle projette un nom sans équivoque: "Chez Dominique".

La petite salle au plafond bas est comble. Dans un coin, une caméra de LCP s'est installée. Au fond, faisant face au public, sont alignés les trois fondateurs de l'association. Antonio Duarte, architecte, nouvel adhérent au PS et ancien cadre du MoDem, en est le principal animateur. Il est entouré de Gilles Saulière, président du groupe d'opposition PS à Drancy (93) et de Laurence Marchand-Taillade, candidate aux cantonales pour le PRG dans le 95.

L'appel était timide, puisque la salle ne pouvait accueillir davantage que la trentaine de personnes présentes. Mais les dirigeants de l'association n'ont pas les yeux plus gros que le ventre. Comme Antonio Duarte l'expliquait lors du lancement de l'association cet été, et celui de son site web www.clubdsk.fr, l'objectif est simple: "rassembler les partisans d’une candidature de DSK aux primaires ouvertes de la gauche et à la présidentielle car il est le mieux placé et le seul à pouvoir battre le président sortant".

Le Club DSK se veut un "mouvement citoyen uni" explique Antonio Duarte, et qui n'est absolument "pas partisan". Laurence Marchand-Taillade rappelle qu'en tant qu'adhérente et candidate au PRG, les affaires internes du PS ne l'intéressent pas: "je ne veux pas en entendre parler". Et d'expliquer son combat difficile au sein de son parti pour ne pas qu'il présente son propre candidat pour 2012.

Publicité
Un homme présent dans l'assemblée, royaliste en  2007, s'enthousiasme: "nous ne pouvons pas nous permettre de marcher séparément. Au sein du Parti Socialiste, les dirigeants doivent s'accorder autour d'un leader". Il rajoute "nous ne pouvons pas nous permettre de laisser Nicolas Sarkozy passer une deuxième fois".

Publicité