Vous rêvez d’une petite maison en bord de plage, mais vous n’en avez pas les moyens. Le mobil home est peut-être la solution. Encore faut-il que vous connaissiez les règles pour éviter les mauvaises surprises. Mode d’emploi.

1 – Choisir le terrain

Un mobil home ne peut pas être installé n’importe où. Il doit trouver une place sur un terrain de camping, un village vacances ou un parc résidentiel de loisirs. Impossible donc de le mettre dans son jardin ou sur un terrain familial (sauf sur autorisation de la municipalité). Avant de vous lancer dans son achat, il est préférable de commencer par trouver l’endroit qui vous convient le mieux (bord de mer, campagne, proximité d’une ville ou village…), et en fonction des infrastructures et services proposés (piscine, commerces, animations pour les enfants…). Une fois sur place : comme pour une location, vous aurez à signer un bail avec le camping ou la résidence de loisirs. Vérifiez les points mentionnés ainsi que le règlement intérieur qui vont déterminer l’usage de votre mobil home : le nombre de personnes admises, la possibilité de le louer… Les tarifs : le prix de l’emplacement est libre et fixé par le gestionnaire du lieu. Bien souvent, la location tourne entre 1000 et jusqu’à 6000€* par an selon le standing, en plus des frais de mise en service, d’électricité, d’eau, d’entretien de la parcelle....

* Le mobil home n'est pas soumis à la taxe d'habitation. Seule la taxe de séjour est obligatoire mais elle est souvent incluse dans le loyer.

A lire aussi : Prêt immobilier : comment le négocier ?

2 – Acheter votre mobil home

Pour créer une uniformité esthétique, certains propriétaires de camping n’acceptent que des modèles qui passeraient par leur intermédiaire. N’achetez donc pas votre mobil home avant de connaître votre emplacement*.

Deux choix :

. Le neuf : vous pouvez choisir l’espace et les aménagements intérieurs. Comptez entre 20 000 et 50 000€ pour un modèle tout compris avec frais de déplacement et de mise en place**. Un bémol : même si vous en prenez soin, un mobil home se déprécie rapidement et perd presque 30 % de sa valeur la première année. La revente au bout de quelques années est bien souvent décevante.

. L’occasion : plus abordable, vous pouvez en acheter un déjà installé sur un camping auprès d’un particulier ou d’un gestionnaire des lieux. Avant de vous lancer dans l’opération, renseignez-vous auprès du vendeur, car le camping n’est aucunement obligé de signer un nouveau contrat de location avec un autre particulier. Méfiez-vous cependant des modèles trop anciens qui deviennent vite invendables.

* vous pouvez également passer par un concessionnaire qui travaille en collaboration avec des terrains de camping. Certains gestionnaires de camping acceptent la possibilité de choisir son mobil home, mais demandent des droits d’entrée souvent très élevés (jusqu’à 7000€). ** Le prix peut être donné "départ usine" ou "livré". Dans ce dernier cas, le transport est inclus jusqu’à l’emplacement loué.

3 – Au cours des années

Le renouvellement de la location : à chaque fin de bail, le camping est libre de revoir à la hausse le loyer de l’emplacement et de fixer de nouvelles règles. Il est possible de refuser les nouvelles conditions de contrat, mais, en tant que propriétaire, vous aurez à déplacer votre mobil home dans un autre endroit. Si vous souhaitez installer un abri de jardin ou rajouter une terrasse, certains campings vous imposeront de passer par leur intermédiaire. Ces éléments extérieurs doivent pouvoir être retirés à tout moment et ne peuvent donc être maintenus par une fixation définitive.

Inviter des amis est possible, mais vous risquez des frais supplémentaires, surtout s’ils viennent en votre absence. Les charges comprises dans le loyer sont établies pour un nombre précis de personnes. Tout dépendra du règlement intérieur. De la même manière, sous-louer votre bien n’est pas toujours une mince affaire car le camping a un droit de regard sur les locataires. Renseignez-vous avant de vous lancer.

4 – Ce que vous devez savoir

. Certains lieux n’ouvrent qu’une partie de l’année, souvent en période estivale. Compte tenu des frais fixes, préférez un lieu ouvert à l’année ou sur une longue période (de février à novembre).

Publicité
Cependant : vous ne pouvez pas non plus l’habiter en permanence, car selon la loi, cela doit rester une résidence secondaire.. Si vous souhaitez changer d’endroit, sachez qu’un mobil home doit obligatoirement être déplacé en convoi exceptionnel. Un mode de transport souvent contraignant et onéreux, dont le prix tourne autour de 3000€. . Si vous en achetez un d’occasion, fiez-vous à l’argus mobil-home. Pensez à demander au vendeur sa date de sortie d’usine. . Pour éviter tout litige, préférez un camping qui adhère à la FFCC et/ou la FNHPA*, gage de qualité dans la relation entre le gestionnaire des lieux et les propriétaires. . Le mobil home est considéré comme un véhicule de loisirs, mais il doit être assuré comme une maison (incendie, vol, dégâts des eaux…).

* Fédération nationale de camping et de caravaning et/ou de la Fédération nationale de l’hôtellerie de plein air

 En vidéo - La vie immo: Quels sont les avantages du mobil home