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Le traité de libre-échange entre l'Union européenne et la Canada devra être ratifié par les parlements des 28 états membres. C'est une décision de la Commission européenne, qui aurait cédé aux pressions de la France et de l'Allemagne. Il y a quelques jours, Jean-Claude Juncker pour une simple ratification à Strasbourg. 'Donc nous appelons les états membres qui ont tous réclamé cet accord, qui l'ont tous bien accueilli, de montrer aussi la voie pour le défendre devant leurs parlements et leurs citoyens parce que c'est un très bon accord', a déclaré Cecilia Malmström, la Commissaire européenne au commerce. Apprenant la nouvelle, le Premier ministre canadien Justin Trudeau est resté optimiste sur une ratification rapide du traité. Il est sensé signer l'accord fin octobre lors d'un sommet à Bruxelles. Ce n'est qu'ensuite que les procédures de ratification nationales pourront débuter. Cette décision pourrait retarder l'entrée en vigueur de l'accord, attendue en 2017. Deux semaines après le Brexit, cela ressemble à une tentative de désamorcer les possibles mécontentements populaires.
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Barack Obama avait prévenu les Britanniques, en avril, et la Maison Blanche le confirme : le président américain reste sur ses positions : le Brexit place la Grande-Bretagne 'à la fin de la queue' en termes de négociations commerciales avec les Etats-Unis. 'D'évidence, le président reste sur ce qu'il a dit' a ainsi déclaré le porte-parole de la Maison Blanche Eric Schultz. L'agenda concerne en premier lieu les négociations sur le TTIP, le Traité de libre-échange commercial entre les Etats-Unis et l'Union Européenne. Même si le TTIP suscite des critiques et des soupçons dans l'opinion publique en Europe, les Etats-Unis souhaitent encore aujourd'hui arriver à un accord avant la fin du mandat de Barack Obama, en janvier 2017. De son côté, la Grande-Bretagne est désormais, a priori, exclue des discussions sur le TTIP alors que Washington réaffirme que 'la raison d'être économique et stratégique' du traité 'reste forte ', et ce malgré le Brexit.
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La Feta, une dénomination générique ? Certainement pas pour Athènes, qui compte défendre la protection des appellations d'origine dans les négociations sur le traité de libre-échange transatlantique. Au point de les bloquer. C'est dans un climat tendu que les ministres européens de l'Agriculture doivent aborder la question ce mardi à Bruxelles. Les producteurs multiplient les démonstrations de force à travers l'Union. Ils redoutent que la Commission renonce à la notion européenne d'indication géographique protégée, dans la mesure où elle n'existe pas aux Etats-Unis. Les Grecs ne sont pas les seuls concernés : les Américains revendiquent le droit d'utiliser les termes Feta, brie, Champagne, ou encore Porto pour des produits made in America, et accusent l'Europe de réflexe protectionniste. Comme Athènes, Paris a durci le ton sur la question et la Commission européenne ne vise plus désormais un accord d'ici la fin de l'année.
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Le TTIP verra-t-il le jour? Après les coulisses des négociations dévoilées lundi, la signature rapide d'un accord de libre-échange entre Américains et Européens paraît de plus en plus difficile alors que le scepticisme grandit de part et d'autre de l'Atlantique. Engagés dans d'épineuses discussions commerciales depuis mi-2013, Bruxelles et Washington ont certes très vite tenté de minimiser la portée des documents révélés par Greenpeace, qui dévoilent les coulisses des négociations, en déplorant un 'malentendu' et en dénonçant des interprétations 'erronées' fondées sur des textes dépassés. Mais le fait est là: en dépit du volontarisme du président américain Barack Obama qui espère boucler les discussions d'ici à la fin de l'année, un succès semble de plus en plus incertain. 'A ce stade' des négociations, 'la France dit non' car 'nous ne sommes pas pour le libre-échange sans règle', a déclaré mardi le président français François Hollande. 'Jamais nous n'accepterons la mise en cause des principes essentiels pour notre agriculture, notre culture, pour la réciprocité pour l'accès aux marchés publics', a-t-il déclaré. Un arrêt des négociations sur le TTIP est aujourd'hui 'l'option la plus probable', en raison de 'l'état d'esprit des Etats-Unis', avait estimé quelques heures plus tôt le secrétaire d'Etat français au Commerce extérieur, Matthias Fekl, qui suit le dossier pour la France, rappelant que, compte tenu du poids de la France dans l'UE 'il ne peut pas y avoir d'accord sans la France, et encore moins contre la France'. 'Les deux parties sont encore très éloignées l'une de l'autre dans les négociations et des questions centrales restent en suspens', affirme à l'AFP Edward Alden, du Council on Foreign Relations, un think tank de Washington. Avec le TTIP, également baptisé Tafta, l'Union européenne et les Etats-Unis veulent éliminer leurs barrières douanières et règlementaires mais les sujets de dissensions ne manquent pas, tant sur l'ouverture des marchés que sur le principe de précaution ou les modalités du mécanisme de protection des investisseurs voulu par Washington. A l'issue de leur 13e round de discussion la semaine dernière, les négociateurs des deux blocs ont, comme de coutume, vanté un dialogue 'constructif' et des avancées mais une certaine irritation pointait côté européen sur le refus américain d'ouvrir à la concurrence ses marchés publics, notamment locaux. 'Nous devons atteindre le même niveau de progrès dans l'accès aux appels d'offres que sur les droits de douane et les services afin de rapprocher les négociations de leur terme', avait déclaré Ignacio Garcia Bercero, le négociateur en chef de la Commission européenne.
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Ils étaient entre 35 000 et 90 000 dans les rues de Hannovre. A la veille de l'arrivée de Barack Obama dans la ville, les manifestants tentent de mettre la pression. Sur les panneaux, des slogans anti-traité TAFTA, appelé aussi TTIP. Pour ses promoteurs, l'accord pourrait rapporter jusqu'à 100 milliards de dollars à l'Europe. Mais, ici, les manifestants redoutent une déréglementation généralisée. Normes environnementales, sanitaires, services publics pourraient être impactés, c'est en tout cas qui les inquiète.Car il est en réalité difficile de savoir ce qui y figure concrètement, les négociations étant passablement opaques. 'Ces accords ne vont bénéficier qu'aux grandes entreprises et aux groupes de lobbies. Les gens normaux sont mis au banc et deviennent juste un outil pour promouvoir les intérêts des multinationales', justifie un manifestant. Une position largement partagée dans le cortège. 'Did you see that? Robbed!' President Obama plays a round of golf with David Cameron #ObamaInUK https://t.co/pxtPvme808- Sky News (@SkyNews) 23 avril 2016 Barack Obama et David Cameron, eux, jouent au golf. Pour le dernier jour de visite du président américain au Royaume-Uni, ils se sont affichés sur un des parcours les plus prestigieux du pays, The Grove.. Dès lundi, un nouveau cycle de négociations sur le TTIP doit s'ouvrir à New York.
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En Allemagne, à la veille de l'arrivée du président américain, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Hanovre, dans le nord du pays, contre le projet d'accord de libre-échange transatlantique (TTIP), en cours de discussion. Les manifestants étaient 35.000 selon la police, 90.000 selon les organisateurs. Dans tout le pays l'opposition contre cet accord, encore très secret, est très forte : entre 150 et 250.000 personnes avaient déjà défilé contre l'accord en octobre dernier à Berlin. Les militants redoutent notamment un abaissement des normes sanitaires, et dénoncent la possibilité aux multinationales de contester les lois nationales. At least 35,000 protest in Hanover a day before Obama visits Germany to promote TTIP https://t.co/ND5mOv7HoN pic.twitter.com/ZG9pEfwWEU- Business Insider (@businessinsider) April 23, 2016 Simone Peter, co-fondatrice du parti Vert : 'Nous sommes ici pour montrer à tous nos préoccupations, qui concernent la population allemande mais aussi européenne : les Américains sont inquiets eux aussi, nous sommes solidaires de la société civile américaine, et c'est notre message à M.Obama.' Hanni Gramann, militante Attac : 'Beaucoup de personnes et d'ONG ont pu consulter les documents, par exemple dans la version anglaise de l'accord, nous pouvons voir clairement que ce ne sont pas des rumeurs, mais bien des faits : les entreprises auront des droits spécifiques, des négociations spéciales auront lieu, et le principe de précaution sera supprimé. Ce sont des faits.' Un nouveau cycle de négociations commencera ce lundi à New York, le treizième depuis 2013. Le sujet sera un des thèmes majeurs de la visite de Barack Obama, qui défend le projet : il serait le meilleur moyen pour 'promouvoir la croissance' et 'créer de l'emploi'. Une opinion partagée par Angela Merkel, qui assure protéger les législations européennes actuelles, sur le plan de l'environnement et de l'emploi. #TTIP protest in Hanover ahead of Obama visit https://t.co/VU5nL7mjce pic.twitter.com/jeZjJ8Ey1Q- dwnews (@dwnews) April 23, 2016
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Les militants de Greenpeace ont bloqué à Bruxelles l'entrée du bâtiment qui accueille les négociations commerciales entre Européens et Américains. L'enjeu pour l'Union et les États-Unis est de parvenir à un accord qui pourrait rapporter jusqu'à 119 milliards d'euro par an à l'économie européenne. Mais pour la directrice adjointe de Greenpeace, ce traité transatlantique dépasse la simple question du commerce. Selon Saskia Richartz ce document " menace la démocratie, notre environnement, les normes sociales et les conditions de travail. C'est en fait une question de transfert de pouvoir des citoyens vers le business ". Malgré ce blocage, les deux délégations ont pu commencer ce 12e cycle de négociation. Les débats se poursuivront jusqu'à vendredi. Les deux parties espèrent parvenir à un accord d'ici la fin de l'année.
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Les organisateurs ne s'attendaient pas à un tel succès. Dans les rues de Berlin, ce samedi entre 100 et 250 000 personnes ont défilé pour dire 'non' au futur accord de libre-échange entre l'Union européenne et les Etats-Unis. Cette marche était organisée à l'appel de partis politiques, d'organisations synidcales, environnementales et de défense des consommateurs. Les participants ont afflué de toute l'Allemagne. Le TTIP autrement dit le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement est en cours de négociation. Il vise à supprimer non seulement les barrières douanières mais aussi règlementaires entre les Etats-Unis et l'Europe. Ces opposants sont nombreux. Beaucoup d'ONG mettent en garde contre des traités qui feraient la part belle aux industriels obéissant à une seule logique économique au détriment de l'environnement et de la santé des populations.
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C'est l'émergence d'une nouvelle zone économique, l'entrée dans un nouveau siècle pour la région Asie-Pacifique. Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a multiplié les superlatifs pour louer l'avènement de l'accord de libre-échange TPP (Trans-Pacific Partnership) signé par douze pays du Pacifique. C'est aussi une victoire politique, notamment pour Barack Obama, après cinq longues années de négociations. Australie, Brunei, Canada, Chili, Japon, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour, Etats-Unis et Viêtnam. À eux douze, ils représentent 800 millions de personnes et 40% de l'économie mondiale. Edward Alden, conseil en relations extérieures : Les gagnants, clairement, sont les industries technologiques, il faut penser semi-conducteurs, ordinateurs, à certaines avancées d'avant-garde liées à la libre-circulation des données et qui empêchent les pays d'exiger un stockage local des données ce qui représente un gros problème pour tous les Google de ce monde. Technologies de l'information, secteur automobile et chimique, la TPP prévoit la disparition de 18.000 droits de douane en ce qui concerne les Etats-Unis par rapport à leurs co-signataires. L'accord prévoit une ouverture substantielle des marchés des produits agricoles pour le Canada, les Etats-Unis et le Japon, que cela soit pour le sucre, le riz, le fromage ou le boeuf. Chaque pays a fait d'importantes concessions. La Chine a réservé un accueil prudent à cette annonce. Pékin considère que la TPP est une tentative américaine d'endiguer son influence croissante dans la région. Tokyo a fait un appel du pied à son voisin pour qu'il adapte ses propres règles en matière de commerce, d'investissement et de droit commercial à celles prônées par le TPP.
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La chancelière allemande Angela Merkel a été accueillie ce jeudi dans la capitale brésilienne avec les honneurs militaires. Elle a salué les progrès effectués en vue d'un accord de libre-échange entre le bloc économique du Mercosur et l'Union européenne. cela fait 15 ans que les discussions ont été engagées. 'Il est un point qui, pour moi, suscite beaucoup d'espoir et qui pourrait renforcer notre coopération économique, c'est la volonté manifestée par les autorités brésiliennes d'accélérer les pourparlers entre l'Union européenne et le Mercosur, afin de parvenir à un accord de libre-échange. Le Brésil est particulièrement impliqué dans ce dossier'. Dans les bagages de la chancelière, plusieurs hommes d'affaires, les entreprises allemandes souhaitant investir davantage dans ce pays d'Amérique latine. Mais pour Angela Merkel, le Brésil doit faire un effort pour sécuriser les conditions d'investissement. - avec AFP et Reuters
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Ce mercredi, les chefs d'Etat de 26 pays d'Afrique de l'est et du sud, doivent signer un traité de libre échange englobant la moitié orientale du continent. Les responsables de ces pays sont réunis en Egypte à Charm el-Cheikh pour un sommet qui couronne cinq ans de négociations, un sommet pour accoucher de la 'Tripartite' : un grand marché commun créant un cadre pour aller vers des tarifs douaniers préférentiels, et dynamiser le commerce dans le continent. 'C'est un point de repère, explique Francis Mangeni, directeur du commerce, des douanes et des affaires monétaires, au COMESA, Marché commun de l'Afrique orientale et australe. C'est un jalon dans l'histoire de l'Afrique parce que vous allez maintenant avoir une zone de libre échange, un espace économique unique couvrant la moitié de l'Afrique, un fait sans précédent.' C'est un enjeu important pour cette partie du continent, car les échanges commerciaux entre pays d'Afrique ne sont que de 12%, contre 70% entre pays européens. 'La coopération économique entre les pays d'Afrique rencontre encore beaucoup de difficultés, explique notre envoyé spécial Mohammed Shaikhibrahim, notamment à cause des infrastructures de ces pays, en particulier dans le domaine des transports, des télécommunications et de l'énergie.'
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Alimentaire, automobile, énergétique, chimique, financier, tels sont les secteurs affectés par le TTIP, les négociations de libre-échange entre l'Union européenne et les Etats-Unis. Un partenariat controversé, que le Comité des Régions de l'UE avait mis à l'agenda de sa session plénière. Isabel Marques da Silva, euronews : 'L'accord négocié entre Bruxelles et Washington vise à éliminer les tarifs douaniers et à harmoniser les règles d'importation. Ses partisans disent que l'économie européenne pourrait gagner jusqu'à 120 milliards d'euros par an grâce à l'intégration d'un marché de 800 millions de consommateurs. Ses critiques estiment que le partenariat pourrait entraîner une baisse des normes en matière de qualité et de sécurité alimentaire et menacerait les droits sociaux et ceux des travailleurs.' Le fait est que les prix sont déjà plus bas, environ de 3%, donc il est estimé que 80% des gains potentiels pourraient provenir de la réduction des coûts en changeant les règlementations. La chimie est un secteur important, il représente plus de 20% (en import et en export) du commerce transatlantique, dont pour moitié les pharmaceutiques. Le lobby européen du secteur médical assure que cela n'affectera ni l'industrie, ni les consommateurs. Richard Bergstrom, directeur-général de la Fédération européenne des pharmaceutiques : 'Aujourd'hui, les normes sont essentiellement les mêmes. Il s'agit de retirer les doublons. Le plus grand bénéfice est que nous pourrons introduire plus rapidement de nouveaux médicaments avec la simplification des procédures, sans baisser le niveau. Deuxièmement, le bénéfice sera important pour les petites compagnies, car les grandes compagnies peuvent gérer la bureaucratie, mais les petites compagnies européennes et américaines pourront plus facilement trouver des investisseurs, mais seulement s'il y a un chemin clair pour atteindre les marchés américains et européens.' La question de la qualité et de la sécurité alimentaire est plus controversée, bien que ce secteur ne représente que 5% du commerce bilatéral. Les groupes écologistes, comme Greenpeace, alertent sur normes en vigueur en Etats-Unis qu'ils considèrent comme bien inférieures aux règles européennes. Marco Contiero, conseiller agricole, Greenpeace Europe : 'l'Union européenne a banni 82 pesticides et produits chimiques toxiques qui sont toujours utilisés aux Etats-Unis. Concernant la quantité de résidu de pesticides que l'on peut trouver dans les aliments mis sur le marché, dans certains cas, l'Union européenne a des limites qui sont 100 fois plus strictes qu'aux Etats-Unis. Les compagnies du secteur chimiques n'ont pas cessé de faire du lobbying auprès des autorités européennes et américaines pour être sûres que l'UE abaissera ses normes en matière de résidus.' Les niveaux de pesticides et d'additifs ne sont pas le seul problème. Une fenêtre pourrait s'ouvrir pour des produits alimentaires qui sont interdits dans l'Union comme la viande boeuf traitée aux hormones, ou des céréales génétiquement modifiées. Les représentants de l'industrie alimentaire disent avoir obtenu des garanties de la Commission européenne. Mella Frewen, directrice-générale de FoodDrinkEurope : 'A part le cas des OGM et des hormones que vous avez mentionné, qui sont bannis en Europe, et cette interdiction sera maintenue, il y a d'autres domaines où l'on peut trouver des compromis. Au final, ce sera tout bénéfice pour le consommateur, qui aura plus de choix, et des prix plus bas. Plus de 99% des entreprises européennes sont des PME. Mais que peuvent-elles faire face aux stratégies des multinationales ? Le Comité des Régions de l'Union européenne se dit préoccupé par les Mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États, un système paralégal qui permet aux sociétés de poursuivre en justice des États pour des lois qui affectent leurs revenus. Markus Töns, Comité des Régions de l'UE, rapporteur du TTIP : 'Je pense que la Commission devrait renoncer à un tel mécanisme de médiation dans le TTIP, plus spécialement dans le cas de deux entités comme les Etats-Unis et l'Union européenne qui ont de très bonnes juridictions et un très bon système judiciaire. Nous n'avons pas besoin d'un tel mécanisme.' C'est l'un des points auxquels s'opposent vigoureusement les parlements allemands et français, les deux plus grandes économies de l'eurozone. Invitée à débattre lors de la session plénière du Comité des Régions, la commissaire européenne en charge du commerce admet que les négociations ne seront pas terminées d'ici la fin de l'année comme elle l'espérait. Cecilia Malmström, Commissaire européenne en charge du Commerce : 'Nous aspirons à finaliser cet accord sous le mandat d'Obama, si c'est possible. Je sais que beaucoup se montrent sceptiques, mais un eurobaromètre publié il y a quelques jours montre que globalement les citoyens de l'Union sont favorables à cet accord, parce qu'ils ont compris que le commerce a rendu l'Union européenne prospère, et que cet accord est nécessaire pour la croissance et l'emploi également.' La Commission européenne devra répondre devant les tribunaux de son rejet de la pétition d'initiative citoyenne contre le TTIP, qui a récolté jusqu'à présent près d'1,5 million de signatures de 21 pays. Les organisations de la société civile ont promis de maintenir la pression.
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Certaines déclarations du président bélarusse Alexandre Loukachenko ne sont pas passées inaperçues hier à Moscou lors d'une conférence de presse avec ses homologues russe, arménien, et notamment tadjik. 'Même si le monde entier se dresse aujourd'hui contre Loukachenko, il sera président, s'il le veut', a indiqué le chef de l'Etat bélarus qui devrait briguer un cinquième mandat en 2015. Alexandre Loukachenko a également critiqué Moscou. Il l'a accusé de nuire aux intérêts économiques du Bélarus en réduisant les exportations bélarusses vers la Russie 'L'organisme de surveillance agricole de la Russie a limité la livraison des produits des entreprises bélarusses à la Fédération de Russie. De plus, en violation de toutes les normes internationales, nous avons fait face à une interdiction du transit sur le territoire bélarusse. Cela a été fait de façon unilatérale, sans aucune consultation, en contournant la Commission Économique Eurasienne et sans même l'accord de Vladimir Poutine, comme nous l'avons appris aujourd'hui pendant les pourparlers'. Vladimir Poutine a déclaré de son côté en plaisant qu'il avait été demandé spécifiquement à Alexandre Loukachenko 'd'élever le niveau des discussions' et d'en présenter 'la substance sous toutes ces couleurs'.
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La Chine et la Corée du Sud viennent de signer un nouvel accord bilatéral de libre-échange après deux années de négociations. Cet accord devrait notamment aider à booster les petites et moyennes entreprises sud-coréennes dans le domaine du textile et de l'électronique high-tech sur le marché chinois. C'est le neuvième signé par les deux voisins dont les échanges commerciaux se montaient à 228,9 milliards de dollars en 2013. L'association du commerce et de l'Industrie sud-coréenne 'accueille à bras ouvert cet accord de libre-échange avec son principal partenaire commercial'. 'Nous espérons que cet accord avec la Chine, qui est le numéro un mondial du commerce et le numéro deux économiquement parlant, sera à l'avenir un moteur pour notre industrie et notre économie' a expliqué le président de l'association Han Duck-Soo. Cet accord concerne au total 17 domaines et pour la première fois les finances, les télécommunications et le e-commerce. La production automobile et celle du riz sont exclus de l'accord. Mais les agriculteurs sud-coréens ont d'ores et déjà réclamé sa suppression. Toujours en marge du sommet annuel du forum de coopération de l'Asie-Pacifique, hier, la Chine et la Russie ont encore renforcé leur collaboration énergétique, grâce notamment à un nouvel accord entre les géants russes Rosneft et chinois CNPC. En mai dernier, ils avaient déjà signé un méga-contrat de livraison de gaz russe à Pékin, estimé à 400 milliards de dollars sur 30 ans.
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Des dizaines de manifestations à travers l'Europe, ce samedi, contre le TTIP, le traité de libre échange entre l'Europe et les Etats-Unis. Les négociations sont encore en cours et sont censées aboutir, en théorie, fin 2015, sur le plus vaste accord de libre-échange au monde. Peur de la mondialisation un peu partout sur le vieux continent où des collectifs de citoyens craignent l'ingérence de grandes entreprises étrangères sur les politiques publiques à la faveur de l'accord de libre échange. Il s'agit moins d'abaisser les droits de douanes, qui sont déjà très bas, mais surtout d'harmoniser les standards en vigueur de part et d'autre de l'Atlantique. Beaucoup de manifestants croient savoir que les standards américains sont plus bas que les européens et que l'accord pourrait conduire à une privatisation des services publics. La Commissions Européenne assure au contraire que l'accord ne touchera pas aux services publics, ni n'ouvrira les frontières aux OGM ou au poulet chloré américain mais les anti-TTIP ne sont pas pour autant rassurés. Pour qu'il soit adopté l'accord devra passer par le Parlement Européen où la procédure pourrait être difficile, nombre d'élus, y compris chez les conservateurs, y sont pour l'instant opposés.
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C'est une signature purement symbolique mais elle marque la volonté des représentants européens et du Canada de faire aboutir leur accord de libre-échange. En entérinant la fin des négociations à Ottawa, les deux parties ouvrent la voie à la ratification d'un accord qui fait débat, un accord vu par beaucoup comme le brouillon du Traité de libre-échange avec les Etats-Unis. ' En donnant aux exportateurs canadiens un accès privilégié aux 500 millions de consommateurs prospères de l'UE, cet accord permettra de réenfanter notre relation commerciale avec le plus vaste marché du monde ', a déclaré Stephen Harper, le Premier ministra canadien. Côté européen, on tente aussi de rassurer les sceptiques et l'on estime à une dizaine de milliards d'euros par an les gains attendus. ' Il s'agit de générer plus de commerce et d'investissement des deux côtés, de créer de la croissance et des emplois. Ce sont des intérêts et des préoccupations essentielles pour nous tous ', a expliqué le Président du Conseil européen Herman van Rompuy. Seulement voilà, il y a dans cet accord une disposition qui fait grand bruit, la mise en place de tribunaux d'arbitrages qui permettent aux entreprises de poursuivre des Etats si leurs profits sont menacés. Certains pays à l'image de l'Allemagne voient cela d'un mauvais oeil et pourraient exiger que les Parlements nationaux soient consultés.
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