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Échange grosses cylindrés contre lieu de tournage. La production de Fast and Furious ne pouvait refuser le deal proposé par les Émirat Arabes Unis. Et voilà qu'une Lamborghini Aventador, une Dodge Viper ou encore une Mercedes C63 AMG se retrouvent à l'affiche de l'épisode 7 de la franchise. Au total, 27 voitures ont été prêtées par un collectionneur, Saif Alamoudi. Il a dépensé une fortune pour adapter les voitures aux besoins du scénario explique notre envoyée spéciale sur place Rita Delprete. Et il se serait heureux de les prêter à nouveau gratuitement si un nouvel épisode de la saga est produit. sur place. Les voitures du film sont exposées en ce moment à Sharjah. Derrière cette générosité se cache une volonté des Émirats Arabes Unis de devenir une plaque tournante de l'industrie cinématographique. Abu Dhabi entend développer médias et cinéma en offrant des lieux de tournages uniques et des installations de production.
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Dans cette édition, nous revenons sur la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine et ses conséquences au Moyen-Orient. Le plus grand suspense entoure l'évolution des taux d'intérêt sur fond de déclarations dissonantes des membres du comité directeur de la FED. En décembre dernier, l'intention était de relever les taux en juin. Mais en janvier, ' patience ' est redevenu le mot-clé. La semaine dernière, la FED a évoqué la possibilité de maintenir un peu plus longtemps les taux plancher actuels Les économistes n'attendent plus de resserrement monétaire avant la fin de l'année. Pour la première fois en dix ans, la Réserve fédérale a fait référence aux développements internationaux, notamment au ralentissement économique mondial et à la chute des cours du brut. Ces facteurs entament en effet les perspectives de croissance américaines. Ce qui inquiète la FED, c'est la faible inflation. A 0,8 % en janvier, elle reste loin de l'objectif de 2 %. Et l'effondrement des cours du pétrole commence à toucher les autres secteurs. Toutefois, le report d'une hausse de taux a été bien accueilli à Wall Street. Mais au Moyen-Orient, la baisse d'optimisme de la Fed quant aux perspectives de l'économie américaine a refroidi les investisseurs. Résultat : des pertes en clôture jeudi sur les indices de référence des places de la région : -0,59 % pour l'EGX 30 égyptien, -1,14 % pour le TASI saoudien. L'ADX d'Abu Dhabi cédait quant à lui 0,12 % et le QE du Qatar, 0,52 %. Outre les décisions des grandes banques centrales , les marchés du Moyen-Orient et d'Afrique du nord sont affectés par les tensions géopolitiques régionales, et bien sûr, par la baisse des cours du brut. L'analyse de ADS Securities Comme chaque semaine, Daleen Hassan a creusé le sujet avec Nour eldeen Al-Hammoury, chef stratégiste marchés chez ADS Securities à Abu Dhabi pour une analyse plus poussée des implications des orientations de la FED au Moyen-Orient. Daleen Hassan, euronews : ' Bonjour Nour, la FED a de nouveau rapidement battu en retraite. Il semble y avoir beaucoup d'incertitude, pourquoi ? ' Nour eldeen Al-Hammoury, ADS Securities : ' Nous avions déjà tiré la sonnette d'alarme ici sur euronews en décembre dans la précédente saison de Business Middle East. Nous avions noté alors que l'économie mondiale tout comme l'économie américaine n'étaient pas sorties d'affaire. C'est pourquoi nous ne sommes pas surpris par la marche arrière de la FED. Toutefois, dans la situation actuelle, il n'y a pas de pressions inflationnistes aux Etats-Unis. En fait, il y a de la désinflation, qui pourrait bien conduire à de la déflation à l'avenir, surtout si les prix du brut restent faibles. Et jusqu'à présent, il n'y a aucun signe précurseur d'un redressement des cours du pétrole. De plus, il ne faut pas oublier qu'environ 88 % des statistiques économiques publiées en février étaient décevantes et seules 12 % étaient encourageantes. Dès lors, il n'y a pas de raison majeure de relever les taux plus tôt. ' Daleen Hassan, euronews : ' Au vu des données décevantes, pourquoi la FED voulait-elle toujours relever ses taux en juin ? Est-ce que sa crédibilité ne risque pas d'en pâtir ? ' Nour eldeen Al-Hammoury, ADS Securities : ' La FED a donné des indices sur la date potentielle d'une hausse de taux. Les indices se basent sur des prévisions. Cependant ici, chez ADS Securities, nous avions averti que l'économie américaine allait s'affaiblir une fois que la FED arrêterait ses programmes d'assouplissement quantitatif, et c'est ce à quoi on assiste actuellement et qui s'est déjà produit à la fin des deux premiers programmes après la crise financière. Toutefois, la Réserve fédérale essaie toujours de maintenir sa crédibilité en jouant la carte de la prudence, en pesant ses mots et en utilisant le conditionnel. Par exemple, dans ses minutes, la FED va dire des choses comme : 'si les données économiques s'améliorent, nous pourrions décider d'avancer une hausse de taux.' Cela veut dire : si les données sont mauvaises, comme c'est le cas, la FED peut facilement modifier sa politique sans entamer sa crédibilité. ' Daleen Hassan, euronews : ' Pourquoi les bourses du Moyen-Orient ont-elles mal réagi la semaine dernière après la réunion de la FED ? D'autres facteurs sont-ils en cause ? ' Nour eldeen Al-Hammoury, ADS Securities : ' Pour la première fois en plus de dix ans, la FED ne s'est pas contentée de faire référence aux Etats-Unis, elle a aussi mentionné les développements internationaux, en Asie et en Europe notamment, ainsi que le déclin des cours du brut. Et cela a eu bien sûr un impact notable ici, au Moyen-Orient. Après le communiqué de la FED, on a constaté de la volatilité sur les marchés qui ont fermé dans le rouge, pour bien des raisons. Notamment, la saison des résultats n'était pas parfaite et les dernières publications dans le Golfe ont déçu, beaucoup d'entreprises ont raté leur objectif et les bénéfices par action ont baissé. Aussi, les récents développement entre l'Egypte et Etat Islamique en Libye ont augmenté les craintes d'une nouvelle guerre régionale, ce qui a conduit les investisseurs à vendre. ' Daleen Hassan, euronews : ' Merci beaucoup. Nous verrons comment évoluent les choses lors de la prochaine réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale, qui se tiendra le 17 mars. ' C'est tout pour cette édition, vous pouvez nous retrouver sur Youtube avec les mots clés 'Euronews Business '.
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Depuis l'arrêt du programme d'assouplissement quantitatif, ou QE, mené par la Réserve fédérale américaine en octobre dernier, les Etats-Unis maintiennent que leur économie se porte bien. Cela dit, les derniers chiffres publiés ne vont pas exactement dans ce sens et font état d'un ralentissent de la croissance économique fin 2014. Difficile aussi pour les économistes de se mettre d'accord : la décision de la FED a-t-elle, oui ou non, favoriser la reprise économique américaine ? La question est donc maintenant de savoir quels indicateurs vont inciter la Réserve fédérale à relever les taux d'intérêt ? Données économiques et stratégie de la FED La Réserve fédérale américaine a annoncé la fin de son programme d'assoupissement quantitatif en octobre 2014. Programme qui consistait à racheter massivement des actifs financiers afin d'augmenter la quantité de monnaie en circulation dans l'économie. Estimée à 2,6 %, selon les premiers chiffres, la croissance américaine a ralenti au 4e trimestre 2014. Sur un an, les Etats-Unis affichent un taux de croissance de 2,4 %. Quant à la production manufacturière, elle est restée relativement robuste, même si elle est retombée à son niveau de janvier 2014. À noter également un fléchissement des commandes de biens durables au cours des derniers mois. En outre, la baisse des exportations a creusé de façon significative le déficit commercial américain en décembre dernier. Sur un an, il aurait ainsi progressé de 6 % Par ailleurs, l'appréciation du dollar et la chute des prix de l'énergie ont permis aux Etats-Unis de juguler leur inflation. Enfin, 257 mille emplois ont été créés en janvier dans le pays. Autre bonne surprise, les chiffres pour novembre et décembre ont été revus à la hausse. Cela dit, le taux de chômage est légèrement remonté le mois dernier pour s'établir à 5,7 %, contre 9.8 % en 2010. Pour une analyse en détail des progrès réalisés par l'économie américaine sur la voie de la reprise, Daleen Hassan d'euronews s'est entretenue avec Nour Eldeen Al-Hammory, Responsable des Stratégies Marchés chez ADS Securities à Abu Dhabi. Daleen Hassan (DH), euronews : 'Nour, comment interprétez-vous les données économiques publiées aux Etats-Unis entre la fin de son programme d'assouplissement quantitatif et la semaine dernière ?' Nour Eldeen Al-Hammory (NEH), ADS Securities : 'Depuis la fin du 3e assouplissement quantitatif, l'année dernière aux Etats-Unis, la plupart des résultats économiques sont venus decevoir, pour ne dire doucher, les attentes des marchés. La Réserve fédérale américaine promet de relever ses taux cette année. Cela dit, l'inflation est tombée à son plus bas niveau depuis 2009 pour s'établir à 0,8 %, soit très en dessous des 2 % prévus par la FED. En outre, les dépenses personnelles de consommation n'ont cessé de chuter depuis 2009. On a assisté à une baisse de plus de 0,17 %, un record depuis la crise financière internationale. Parallèlement, les chiffres concernant les carnets de commandes des entreprises et les achats de biens durables - deux indicateurs majeurs - se sont révélés décevants. De fait, les commandes à l'industrie américaine ont baissé 5 mois de suite, du jamais-vu depuis 2008. En 2012, quand les commandes à l'industrie avaient baissé pendant 4 mois d'affilée, la FED avait alors lancé son 3e programme d'assouplissement quantitatif. Pour les points positifs : l'économie américaine a créé 257 mille nouveaux emplois en janvier dernier et la rémunération horaire moyenne a grappillé 0,5 % en un mois. Pour autant, les 20 mille licenciements qui ont eu lieu dans le secteur énergétique n'ont pas été pris en compte dans le calcul. Aujourd'hui, le taux de chômage est passé à 5,7 % alors que l'on s'attendait à une baisse. C'est pourquoi nos prévisions de croissance aux Etats-Unis restent négatives et que nous n'attendons pas de hausse des taux d'intérêt avant longtemps. DH : 'Mais si la FED décidait finalement de relever ses taux. Quel serait l'impact sur les marchés financiers arabes et plus largement sur l'économie du Moyen-Orient ?' NEH : 'Il ne s'agirait pas seulement du Moyen-Orient. L'impact serait global. Dans la mesure où cette hausse des taux entraînerait une diminution des capitaux disponibles sur les marchés financiers. Par conséquent, cette hausse impacterait l'ensemble de l'investissement international y compris donc au Moyen-Orient. Pour autant, la région Afrique du Nord et Moyen-Orient reste un endroit sûr malgré les événements préoccupants au niveau mondial et les incertitudes qui planent, par exemple, sur la Grèce et son éventuelle sortie de la zone euro. Sans oublier qu'en Arabie Saoudite, les investisseurs internationaux sont toujours les bienvenus. Ce qui limiterait cet impact négatif.' Et pour finir, passons au Business Snapshot de la semaine, et pour cela : direction l'Egypte, où la Banque centrale a déclaré la guerre à l'argent sale et au marché noir en planfonnant le montant des dépôts bancaires libellés en dollar américain. De nouvelles mesures pour contrer le marché noir des devises La Banque centrale d'Egypte a décidé dernièrement de limiter les transactions en dollar américain, afin de porter un coup d'arrêt au marché noir. Le gouverneur de l'institution, Hisham Ramez, a ainsi annoncé qu'il plafonnait les dépôts bancaires dans les établissements égyptiens à 10 mille dollars par jour et 50 mille dollars par mois pour les particuliers comme pour les sociétés. Objectif : faire disparaître le marché noir des devises très prospère en Egypte. Comment ? En ramenant à zéro, l'écart entre le taux de change officiel et celui pratiqué sur le marché parallèle. Cette mesure devrait aussi permettre au Caire de se mettre en conformité avec le droit international sur le blanchiment de capitaux. À l'approche de la Conférence sur le développement économique prévue en mars prochain à Charm el-Cheikh, l'Egypte entend ainsi se montrer sous son meilleur jour auprès des investisseurs étrangers. C'est ainsi que s'achève ce numéro de Busines Middle Est. N'hésitez pas à réagir sur notre page Facebook 'euronews Business'
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Bienvenue dans Business Middle East. Cette semaine, nous nous intéressons de près à la réserve fédérale des Etats-Unis sur le point de mettre fin à son programme d'achat d'actifs. L'objectif était d'injecter des liquidités pour faire baisser les taux du secteur immobilier et encourager les investisseurs. La reprise économique qui semble se confirmer aux Etats-Unis rend cet outil choc désormais moins utile. Certains investisseurs, en Europe ou au Moyen-Orient n'en sont pas si sûrs et s'inquiètent des conséquences économiques. La réserve fédérale est sur le point d'annoncer la fin de la troisième phase d'assouplissement quantitatif. Un système qui consistait à injecter massivement des liquidités pour racheter des actifs. Si l'économie américaine continue sa croissance et si les marchés financiers restent stables, les décideurs de la Fed pourront envisager de relever leurs taux directeurs, probablement l'été prochain. Après la crise financière, la Fed a utilisé le programme d'assouplissement quantitatif à trois reprises afin de fluidifier le crédit, de diminuer le coût de l'emprunt pour les acheteurs et de stimuler l'investissement afin de créer des emplois. Le premier cycle, en 2010, a permis d'injecter près de deux mille milliards de dollars dans l'économie. Le deuxième cycle, QE2, lancé en juin 2011, voit la Fed racheter pour 600 milliards de dollars de bons du trésor. Enfin le QE3, depuis août 2012, a commencé par injecter 40 milliards chaque mois puis 85 milliards à partir de janvier 2013. Depuis janvier dernier, la Fed aura injecté 789 milliards de dollars. Au cours de ce troisième cycle, l'économie américaine s'est relevée, le chômage est descendu sous les 6% et l'inflation a légèrement augmenté. Tout cet argent peu cher a boosté les marchés au Moyen-Orient, en Europe et en Asie. Cependant, les marchés financiers s'étaient effondrés lorsque la Fed avait mis fin aux cycles 1 et 2. Aujourd'hui, les investisseurs ne sont donc pas particulièrement rassurés. Daleen Hassa, euronews: 'Afin de mieux comprendre, nous recevons, Nour Eldeen Al-Hammoury, responsable des stratégies de marché chez ADS securities. Est ce que l'économie américaine est suffisamment remise pour se poursuivre sans l'aide de la Fed? Que doivent en penser l'Asie et l'Europe?' Nour Eldeen Al-Hammoury: 'Il y a du mieux mais on ne peut pas dire que le rétablissement soit aussi important que ce que tout le monde espère. Le PIB est de plus en plus basé sur les stocks ce qui ne veut pas dire que les ventes augmentent. Le ralentissement de l'économie demeure et jusque là il n'y a pas de stratégie définie pour stopper ce ralentissement. En outre, le ralentissement en Europe et en Asie est à garder en considération car il est peu probable que l'économie américaine se développe seule,' Daleen Hassa, euronews: 'Les marchés du Moyen-Orient ont bénéficié des mesures de la Fed. Si il n y a plus d'argent pas cher, cela va-t-il réduire leur croissance ?' Nour Eldeen Al-Hammoury: 'Il ne s'agit pas seulement des marchés du Moyen-Orient, il s'agit des marchés mondiaux et spécialement des marchés émergents: la bourse de Dubai a été une des plus performantes au monde. Cependant, nous verrons d'autres baisses d'ici à la fin de l'année. Ces marchés sont très sensibles à n'importe quel évènement. Ces marchés vont encore bénéficier de ce qui se passe en Europe. N'oublions pas non plus que cette région a ouvert ses portes aux investisseurs étrangers. Alors avec la fin des QE de la Fed, nous devrions voir de nouvelles baisses et si le ralentissement général continue, les marchés, y compris ceux du Moyen-Orient, poursuivront leur correction à la baisse,' Daleen Hassa, euronews: 'La Fed devrait bientôt annoncer l'augmentation de ses taux d'intéreêts, qu'arrivera-t-il alors ?' Nour Eldeen Al-Hammoury: 'Les marchés mondiaux ont anticipé cette décision. Cependant, les traders ne semblent pas certains que la Fed soit capable d'augmenter ses taux et les rendements des bons américains du Trésor à échéance 10 ans restent bas malgré ces discussions autour de l'augmentation des taux l'an prochain. Surtout, le marché du logement ne supporterait pas un tel changement aussi tôt.' C'est la fin de cette édition. Pour plus d'infos, retrouvez-nous sur euronews.com, bonne semaine.
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Bienvenue dans Business Middle East. Cette semaine, nous nous intéressons de près à la réserve fédérale des Etats-Unis sur le point de mettre fin à son programme d'achat d'actifs. L'objectif était d'injecter des liquidités pour faire baisser les taux du secteur immobilier et encourager les investisseurs. La reprise économique qui semble se confirmer aux Etats-Unis rend cet outil choc désormais moins utile. Certains investisseurs, en Europe ou au Moyen-Orient n'en sont pas si sûrs et s'inquiètent des conséquences économiques. La réserve fédérale est sur le point d'annoncer la fin de la troisième phase d'assouplissement quantitatif. Un système qui consistait à injecter massivement des liquidités pour racheter des actifs. Si l'économie américaine continue sa croissance et si les marchés financiers restent stables, les décideurs de la Fed pourront envisager de relever leurs taux directeurs, probablement l'été prochain. Après la crise financière, la Fed a utilisé le programme d'assouplissement quantitatif à trois reprises afin de fluidifier le crédit, de diminuer le coût de l'emprunt pour les acheteurs et de stimuler l'investissement afin de créer des emplois. Le premier cycle, en 2010, a permis d'injecter près de deux mille milliards de dollars dans l'économie. Le deuxième cycle, QE2, lancé en juin 2011, voit la Fed racheter pour 600 milliards de dollars de bons du trésor. Enfin le QE3, depuis août 2012, a commencé par injecter 40 milliards chaque mois puis 85 milliards à partir de janvier 2013. Depuis janvier dernier, la Fed aura injecté 789 milliards de dollars. Au cours de ce troisième cycle, l'économie américaine s'est relevée, le chômage est descendu sous les 6% et l'inflation a légèrement augmenté. Tout cet argent peu cher a boosté les marchés au Moyen-Orient, en Europe et en Asie. Cependant, les marchés financiers s'étaient effondrés lorsque la Fed avait mis fin aux cycles 1 et 2. Aujourd'hui, les investisseurs ne sont donc pas particulièrement rassurés. Daleen Hassa, euronews: 'Afin de mieux comprendre, nous recevons, Nour Eldeen Al-Hammoury, responsable des stratégies de marché chez ADS securities. Est ce que l'économie américaine est suffisamment remise pour se poursuivre sans l'aide de la Fed? Que doivent en penser l'Asie et l'Europe?' Nour Eldeen Al-Hammoury: 'Il y a du mieux mais on ne peut pas dire que le rétablissement soit aussi important que ce que tout le monde espère. Le PIB est de plus en plus basé sur les stocks ce qui ne veut pas dire que les ventes augmentent. Le ralentissement de l'économie demeure et jusque là il n'y a pas de stratégie définie pour stopper ce ralentissement. En outre, le ralentissement en Europe et en Asie est à garder en considération car il est peu probable que l'économie américaine se développe seule,' Daleen Hassa, euronews: 'Les marchés du Moyen-Orient ont bénéficié des mesures de la Fed. Si il n y a plus d'argent pas cher, cela va-t-il réduire leur croissance ?' Nour Eldeen Al-Hammoury: 'Il ne s'agit pas seulement des marchés du Moyen-Orient, il s'agit des marchés mondiaux et spécialement des marchés émergents: la bourse de Dubai a été une des plus performantes au monde. Cependant, nous verrons d'autres baisses d'ici à la fin de l'année. Ces marchés sont très sensibles à n'importe quel évènement. Ces marchés vont encore bénéficier de ce qui se passe en Europe. N'oublions pas non plus que cette région a ouvert ses portes aux investisseurs étrangers. Alors avec la fin des QE de la Fed, nous devrions voir de nouvelles baisses et si le ralentissement général continue, les marchés, y compris ceux du Moyen-Orient, poursuivront leur correction à la baisse,' Daleen Hassa, euronews: 'La Fed devrait bientôt annoncer l'augmentation de ses taux d'intéreêts, qu'arrivera-t-il alors ?' Nour Eldeen Al-Hammoury: 'Les marchés mondiaux ont anticipé cette décision. Cependant, les traders ne semblent pas certains que la Fed soit capable d'augmenter ses taux et les rendements des bons américains du Trésor à échéance 10 ans restent bas malgré ces discussions autour de l'augmentation des taux l'an prochain. Surtout, le marché du logement ne supporterait pas un tel changement aussi tôt.' C'est la fin de cette édition. Pour plus d'infos, retrouvez-nous sur euronews.com, bonne semaine.
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