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Le nouveau chef de l'État a prêté serment ce jeudi puis a décerné à son prédécesseur Abdullah Gül une médaille d'honneur pour services distingués. Il a annoncé que l'accession de la Turquie à l'Union européenne, le processus de paix avec les Kurdes et les réformes démocratiques seraient des priorités. Les fonctions du président turc sont, pour l'heure, protocolaires, mais Erdogan a bien l'intention de changer la donne. Elu le 10 août dès le premier tour de l'élection présidentielle alors qu'il était Premier ministre depuis 2003, Recep Tayyip Erdogan entame un mandat de cinq ans. Il est le 12e président de la République de Turquie. Le principal parti d'opposition, le CHP lui reproche d'avoir violé la constitution en restant Premier ministre après son élection. Des élus du CHP ont d'ailleurs quitté bruyamment l'hémicycle avant la prestation de serment. L'un d'eux a même lancé en direction du président du Parlement le règlement intérieur de l'institution. L'opposition dénonce une dérive autocratique du régime. Avec AFP et Reuters
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Melis Ozoglu, euronews : 'Nous retrouvons notre correspondant Bora Bayraktar qui se trouve à Ankara pour cette journée historique. Recep Tayyip Erdogan, qui est le premier président de l'histoire de la Turquie élu au suffrage universel direct, a donc officiellement pris ses fonctions après avoir prêté serment au parlement. Quelles sont vos impressions ?' Bora Bayraktar, correspondant d'euronews en Turquie : ''Nous nous trouvons devant le palais Cankaya, la présidence a été confiée à Recep Tayyip Erdogan, qui comme vous l'avez rappelé, a été pour la première fois, directement élu par les citoyens douzième président de la République de Turquie. À la cérémonie de prestation de serment, il a été félicité non seulement par le président du parlement, mais il y a également eu une cérémonie militaire puisqu'il est désormais le commandant-en-chef des forces armées turques. Il y a eu un léger problème lors de la cérémonie : les membres des partis d'opposition étaient initialement présents, mais ils ont quitté la cérémonie à cause d'un différend procédural. La cérémonie s'est néanmoins poursuivie et Erdogan est officiellement devenu président.' euronews : 'Le président Erdogan va confier au chef du parti AKP Ahmet Davutoglu la tâche de former le nouveau gouvernement. Deux portefeuilles attirent l'attention : l'Économie et les Affaires étrangères. Est-ce que des noms circulent pour occuper ces postes ?' B. Bayraktar : 'Melis, tout d'abord, en ce qui concerne le ministère de l'Économie, il y a un consensus pour dire qu'il n'y aura pas de changement et qu'Ali Babacan restera ministre de l'Économie. On s'attend également à ce que le ministre des Finances Mehmet imsek conserve son poste. Mais bien sûr, le dernier mot reviendra à Ahmet Davutoglu, qui est passé de chef de la diplomatie à Premier ministre. Rien n'est sûr pour le ministère des Affaires étrangères. Certaines rumeurs évoquent l'actuel ministre en charge des relations avec l'Union européenne, Mevlut Cavusoglu, mais rien n'est sûr.' euronews : 'Enfin, quel avenir attend le désormais ex-président Abdullah Gül ?' B. Bayraktar : 'L'ancien président Abdullah Gül est une figure clé de l'AKP. Il en est l'un des co-fondateurs. Il a occupé le poste de ministre des Affaires étrangères et ensuite, il a été président. Il n'a pas l'intention de quitter la politique. Lors de son dernier discours, il a déclaré, je cite : 'je ne rentre pas à la maison m'occuper de ma petite-fille.' Mais dans ce nouvel AKP, il n'y a pas vraiment de poste disponible pour Abdullah Gül parce qu'il n'est pas député. Il devrait probablement servir de conseiller au sein de l'AKP jusqu'aux prochaines élections législatives.'
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