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'25 ans après la chute du mur, c'est toujours un symbole fort de traverser le pont de Bornholmer avec une Trabi', nous raconte notre envoyé spécial à Berlin, Olaf Bruns. La Trabant, c'était la voiture du peuple pour les Allemands de l'Est. Avec sa petite bouille, ils se sont rués de l'autre côté de la frontière dès le 9 novembre 1989 sous le regard médusé des gens de l'ouest qui n'en avait jamais vu ! 'Ca me donne des frissons rien que d'en parler', lance cet homme. La Trabant était déjà culte et loin de l'acier dont la RDA manquait cruellement, elle était en partie fabriquée à base de fibres de coton comme le résume très bien cet homme : 'on voyait des hommes arrivés avec des voitures en 'acier cartonné''. "Tout d'un coup, nous avons entendu du bruit, la rue était pleine de ces voitures et mon mari m'a dit, mais ils ne rigolent pas, c'est du sérieux regarde ça ! Et on a regardé', explique cette femme. 'Au début, nous ne pouvions pas le croire, nous avions vécu ici depuis des décennies et nous pensions que le monde se terminait ici, nous avions fini par l'accepter', raconte l'homme. Symbole de ce 'monde' aujourd'hui disparu, la Trabant, c'était l'empreinte de la RDA, dans le secteur automobile, loin des standards de l'Ouest en particulier pour son pot d'échappement ou son moteur ultra-polluant. Véhicule non propre, la trabi a toutefois su se transformer grâce à certains de ses amateurs et nulle doute que la 'trabi cyclable' a de beaux jours devant elle et que son histoire finalement n'est peut être pas encore achevée !
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C'est par cette belle métaphore que le souverain pontife a marqué le 25ème anniversaire de la chute du mur de Berlin. L'occasion aussi pour le Saint Père de rappeler le rôle de son illustre prédécesseur Jean Paul II. 'Prions pour qu'avec l'aide du Seigneur et l'aide de tous les hommes de bonne volonté, nous puissions favoriser une culture commune de la rencontre pour faire tomber toutes ces murs qui divisent encore le monde. Là ou il y a un mur, il y a des coeurs fermés. Nous avons besoin de ponts, pas des murs !'
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Des roses placées dans les restes du Mur et des bougies allumées notamment par la chancelière allemande Angela Merkel. L'heure était au recueillement ce matin à Berlin, où les autorités ont rendu hommage aux Allemands de l'Est tués en essayant d'échapper au régime communiste de l'ex-RDA. 25 ans jour pour jour après la chute du Mur, la dirigeante a également participé à un service oecuménique. Elle devait également inaugurer la nouvelle exposition permanente du Mémorial du Mur. Autre temps fort de ces commémorations baptisées 'Le courage de la liberté' : une grande fête populaire, cet après-midi, où orchestre classique, rock stars et anciens dissidents politiques devaient se partager les scènes et le lâcher dans la soirée de quelque 7 000 ballons disposés sur 15 km sur le tracé de l'ancien mur.
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A l'époque de la RDA, l'Allemagne de l'Est, Angela Merkel n'était encore qu'une simple scientifique. Mais la chute du mur de Berlin, puis la désintégration de l'URSS ont changé la donne. Petit à petit, elle gravit les échelons politiques. Et en 2005, cette personnalité au tempérament calme et posé prend les rênes d'une Allemagne unifiée. 'Ce jour nous rappelle que le désir de liberté des hommes ne pourra jamais être détruit. Lors de ce tournant de 1989, les citoyens de l'Est ont surpassé leur peur face à la répression et la fourberie de leur propre Etat', a déclaré Angela Merkel, devant le Parlement allemand. Un discours prononcé peu de temps après celui de Mikhaïl Gorbatchev, le dernier dirigeant soviétique. Il avait notamment dénoncé la faiblesse de l'Europe face à la situation en Ukraine. Il y voit le possible déclencheur 'd'une nouvelle guerre froide' avec la Russie.
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A l'occasion du 25e anniversaire de la chute du Mur, de nombreux sites sont à visiter. Parmi ceux-ci, le mémorial d'Ida Siekmann, définie comme la 'première victime du Mur'.Celui-ci, haut comme trois étages d'un immeuble, avait obligé Ida Siekmann à sauter du quatrième étage pour rejoindre l'ouest. Elle mourra de ses blessures quelques heures plus tard. Pour les habitants, cette ancienne frontière, qu'est le Mur, laisse encore des traces. 'On était prisonnier, on nous disait, interdiction de passer cette limite. Je les ai haï pour cela. Je les ai haï', explique une ancienne habitante de la RDA. Pour aller plus loin, la ville de Berlin propose une randonnée ludique de 150 km qui retrace la frontière qui coupait Berlin en deux, 25 ans auparavant. Deux millions de personnes sont attendues dans la capitale allemande pour ces festivités.
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Commémorations, festivités, souvenirs et avertissement à Berlin près de 25 ans jour pour jour après le début de la chute du Mur. Des centaines de milliers d'Allemands et de touristes étrangers célébraient ce samedi cet évènement qui a sonné la fin de la Guerre froide et la Réunification de l'Allemagne et de l'Europe. Présent à Berlin, le dernier dirigeant de l'URSS, Mikhaïl Gorbatchev, a mis en garde contre la menace d'une nouvelle Guerre froide. 'L'effusion de sang en Europe et au Moyen-Orient dans un contexte de rupture de dialogue entre des puissances importantes est profondément préoccupante. Le monde est au bord d'une nouvelle Guerre froide. Certains disent même qu'elle a déjà commencé.' Une grande fête populaire est prévue ce dimanche ainsi, entre autres, que le lâcher de milliers de ballons placés sur le tracé de l'ancien édifice, surnommé le 'Mur de la honte'. Selon la presse, deux millions de visiteurs sont attendus ce week-end dans la capitale. Avec AFP et AP
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La philosophie de l'auteur du Capital était au coeur de la doctrine communiste et des anciennes autorités de l'ex-RDA. Karl Marx et ses idées semblent avoir disparu avec le souffle de liberté qui a emporté le Mur le 9 novembre 1989. Et pourtant, de sa statue à l'Université Humboldt à l'allée qui porte son nom, Karl Marx demeure dans une certaine réalité quotidienne. C'est un retour à l''Ostalgie', cette nostalgie de l'Est, de la RDA sur plusieurs kilomètres entre l'Alexanderplatz et le Frankfurter Tor dans ce qui était le symbole de l'État communiste est-allemand. 'Je suis de l'est, tout le monde connaît Marx ici', lance cet homme. 'En Asie, tous les systèmes socialistes ont changé leurs systèmes, ils n'y croient plus', estime cet autre. 'Rappelez-vous dans Le Capital, il a écrit cette vérité qui selon moi est encore valable aujourd'hui. Pour un bénéfice de 1000 %, vous pouvez aller jusqu'à marcher sur le cadavre des gens, ça n'arrêtera pas certains. Et c'est ce que font les banques aujourd'hui', déclare cette femme. La partie ouest de Berlin a également sa rue Karl Marx depuis l'après-guerre, depuis 1947 lorsque la division des deux Allemagne n'était qu'à ses prémices. Comment les gens de l'Ouest se souviennent-ils de Karl Marx ? 'Anticapitaliste, les cheveux longs, les combats pour les travailleurs en levant le poing, oui le poing gauche', résume ce jeune homme. '"Je ne l'ai pas lu évidemment ! Ses écrits étaient enseignés comme ceux d'un homme de l'Est donc je ne peux rien vous dire tout simplement', constate cet homme. Aujourd'hui, la KMA, la Karl Marx Allée est une artère agréable que la ville de Berlin entend protéger des spéculateurs, ceux-là même que Marx dénonçait, en demandant son classement au Patrimoine mondial de l'Humanité de l'UNESCO. 'Avec la chute du mur de l'État qui prétendait avoir changé le monde en suivant les idées de Marx, ces dernières ont également disparu. Vingt-cinq ans après, les philosophes ne sont plus les seuls à se demander si le monde a besoin d'un autre changement', estime notre envoyé spécial à Berlin, Olaf Bruns.
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Après le coup d'envoi vendredi soir des célébrations des 25 ans de la chute du Mur de Berlin, marquées notamment par la présence de Mikhaïl Gorbatchev, la capitale allemande attendait des centaines de milliers de personnes ce week-end. Inaugurés par le maire, quelque 8000 ballons lumineux placés sur le tracé de l'ancien mur seront lâchés dimanche soir. Symbole de la partition de Berlin, puis de son unité, la Porte de Brandebourg accueillera également une fête populaire. Dimanche marquera les 25 ans jour pour jour du début de l'ouverture de l'édifice surnommé le 'Mur de la honte'.
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25 ans après, Berlin se souvient. Une chaîne de 8 000 ballons s'est illuminée ce vendredi soir le long de l'ancien mur qui a divisé pendant 28 ans la capitale allemande. Dimanche, ces ballons s'envoleront symbolisant la chute du mur, le 9 novembre 1989. Figure historique clé, l'ancien dirigeant soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, 83 ans, a fait le déplacement. Il a laissé ses empreintes sur une partie du Mur, avec en musique de fond, 'The Wall' de Pink Floyd. Plus tôt dans la journée, c'est l'hymne national qui a résonné depuis le Bundestag. Les députés allemands ont donné le coup d'envoi d'un week-end de commémorations Les chefs des différents groupes parlementaires ont évoqué à la tribune leurs souvenirs de ce moment historique. Parmi les invités, de nombreux artistes et activistes à l'image du chanteur et ancien dissident est-allemand Wolf Biermann, déchu de sa nationalité par la RDA dans les années 70.
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Cette porte de Brandebourg lumineuse est aujourd'hui le symbole de la liberté. De 1961 à 1989, elle fut au contraire une porte fermée, celle qui divisait les deux Allemagne d'alors, mais aussi l'Ouest et l'Est. Deux mondes aux antipodes sur fond de guerre froide comme le rappelle ce Français depuis la ville de Berlin réunifiée : 'ici même, j'ai vu le mur, il était dans la première phase, c'était la première année après la construction, le 13 août 1962, et c'était..., le mur était plus bas, il n'y avait pas les arrondis au-dessus, mais c'était épouvantable comme impression'. Triste souvenir aussi pour cette ancienne Allemande de l'Ouest : 'nous avons vu les chars, les armes, c'était très impressionnant. Et c'est vraiment incroyable d'être ici 25 ans après la chute du Mur. Je ne pensais pas vivre cette expérience au cours de mon existence. Je l'ai vécu et c'est magnifique'. Autre souvenir-là aussi très dur pour cet ex-Allemand de l'Est : 'c'était la fin de la route pour ainsi dire. Il y avait la gare Westend, la fin de l'Ouest pour eux de Berlin-Ouest, la Porte de Brandebourg, c'était la frontière. Vous pouviez regarder, mais on ne pouvait pas s'approcher. Et si vous tentiez, les soldats vous arrêtaient et vous mettaient en joue pour vous obliger à marcher'. Deux millions de visiteurs sont attendus à Berlin durant tout ce weekend de commémorations et de célébrations. 'Même 25 ans après, les souvenirs de la division restent vifs comme si c'était hier, mais ce week-end, Berlin les surmontera pour faire une grande fête ', comme l'explique notre envoyé spécial à Berlin, Olaf Bruns. Deux millions de visiteurs sont attendus à Berlin durant tout ce weekend de célébrations. 'Même 25 ans après, les souvenirs de la division restent vifs comme si c'était hier mais ce week-end, Berlin les surmontera pour faire une grande fête ', comme l'explique notre envoyé spécial à Berlin, Olaf Bruns. 1.46 end
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